Editorial . Diatribe contre le refus de la sélection économique, sus aux zombies! Vive la sanction!

Nos sociétés considèrent les faillites, les licenciements, le chomage etc comme des phénomènes négatifs. Nos sociétés refusent le négatif d’une façon générale. Pourtant le négatif est inseparable du positif, il finit toujorus par revenir nous hanter. Ce qui n’est pas reconnu, revient comme une vengeance.

Les autorités n’aiment pas le négatif. Les autorites sont manchottes, elles n’ont qu’un bras. Elle devraient toujours dire d’un côté il y a ceci, le positif mais de l’autre il y a cela, le négatif. Elles devraient dire: il n’y a pas de free lunch, on ne rase jamais gratis. La vraie question est toujours de savoir qui paie et quand!

Je dirais meme de ces autorités qu’elle n’ont d’autorité-illusoire- qu’en niant le négatif de nos sociétés. Les pouvoirs sont tous assis sur le même mensonge: la forclusion, la négation du négatif, l’affirmation de la positivité et de la toute puissance. Tous les pouvoirs sont assis sur ce ressort de l’illusion selon laquelle elles administrent le positif sans qu’il en coute quoi que ce soit à qui que ce soit. D’ou évidemment leur fascination pour le credit et les dettes qui donnent l’apparence que personne ne paie ce qui est distribué.

Dans cet ordre d’idée, depuis qu’elles ont pris le controle des économies, les autorités s’enfoncent dans le mensonge. Elle s’attribuent dans leur bilans electoraux le positif en niant l’existence du négatif ou en le rejetant soit sur les prédecesseurs soit sur les successeurs.

La prospérité c’est eux, la régression, la récession, la dépression c’est les autres.

En consequuence , confrontées aux mouvements de la réalité, d’une part elles cherchent à prolonger artificiellement les phases de croissance et a s’opposer aux phases de ralentissemnt, d’autre part elles refusent les cycles. C’est le lissage, Ceci conduit à maintenir en vie des entreprises en difficulté par un ensemble de dispositifs specifiques et à gérer la macro-economie de façon à eviter les récessions, elles s’opposent aux tendances recessives, elles « soutiennent » comme on dit.

Ce qui revient à s’opposer aux fonctions auto nettoyantes des systèmes économiques.

Pour lisser elles utilisent les recette keynesiennes , c’est à dire la depense budgétaire, les deficits, les amortisseurs sociaux, les stimulations monétaires, les baisses de taux d ‘intérêt, les injections de liquidités et maintenant les monétisations.

Bref pour éviter le nettoyage, la séléction des plus aptes et des plus productifs, nos societes s’opposent au mouvemnt normal des économies: elles s’opposent à ce qui fait le ménage. Elles refusent la Loi de la Valeur, elles refusent les Lois de la Rareté et de la Gravitation. Elles ‘enfoncent dans les artifices du 2+2=5.

Naivement elles sont persuadées que c’est un bien et que cela n’a pas de cout.

C’est une naiveté sans nom.

Les couts existent, ils sont terribles mais dissimulés. Etant dissimulés, ilss s’accumulent hors de notre vue, sous formes d’inefficacités, de gaspillages, d’erosion de la productivite, d’injustices, d’inégalités. Le résultat de ces accumulations sont le ralentissement de la croissance, la fragilité par excès de dettes , la vulnérabilité aux chocs. Ces politiques favorisent l’ancien en le survalorisant, au détriment du neuf. Le système se gorge de pourriture, il se rigidifie, il cesse d’être manoeuvrable.

Le système finit par couper le lien entre les actions et leurs consequences. Il ne transmet plus. Il devient pervers. On sort de l’adaptation par sanctions et récompenses.

Symétriquement comme les remèdes pour éviter le nettoyage en continu sont toujours les mêmes, les déficits et les dettes , ces remèdes s’accumulent et finissent par constituer des boulets. Avec de lourdes chaines.

Boulets de la dette des gouvernements et boulets de la dette du système dans son entier. Pour trainer ce boulet il faut sans cessse l’alléger en baissant les taux d’intérêt au point de ne plus rémunérer l’épargne et surtout au point de faire « buller » les Bourses qui, étant les lieux ou se traite le capital ancien sont particulièrement favorisées par ces politiques.. On tue la selectivité des investissemnts , on tue l’allocation efficace de l’epargne, on s’enfonce dans la spéculation, on euthanasie les classes moyennes et on met en panne l’ascenseur social.

Les élites essaient de nous faire croire que si elles évitent les rigueurs de la récession, de la concurrence, des faillites, du chomage, bref si elles évitent le nettoyage c’est pour le bien des salariés: Elles se moquent de nous car la réalité est qu’elles condamnent encore plus surement les salaries avec ces pratiques qui affaiblissent tout le tisssu économique. Ce qui fut le cas en France; à force soutenir tous les canards boiteux la France dans son ensemble est devenue un canard boiteux géant qui se transforme de plus en plus en canard de plomb et coule toute l’economie!

Ce canard parasite consomme tellement de redistribution et de subssides qu’il ne reste plus assez de ressources pour rémunerer l’efficacité. Le canard boiteux géant dévore les ressources, le produit, le surproduit, le profit dont la partie efficace a besoin pour prospérer et préparer l’avenir. Le canard boiteux bouffe littéralement le futur. C’est ce que je dis quand je dis qu’il faut sacrifier l’ancien parasitaire, la Bourse pour laisser naitre le vif, le neuf. Il faut laisser se dégager les ressources malthusiennes qui y sont piégées/emprisonnées. Il faut ouvrir le coffre au trésor.

Tout est affecté par l’insuffisance du profit à répartir qui découle de l’anti-sélection..

Les canards boiteux bouffent les ressources qui autrement seraient utilisées dans des activités plus productives de richesses, de surproduit et de profit. Ces canards se nourrissent de l’essentiel: le surproduit.

Ces politiques sont des politiques de Gribouille car ce qui ne peut survivre finit toujours par mourir et les morts vivants/zombies qui s’empilent, s’accumulent dans les economies finissent gâter tout le tissus; ils font dégats encore plus importants que si au lieu d’accepter la gangrene on avait accepté d’amputer

Le nettoyage en continu est en apparence douloureux, mais il est juste, il maintient le lien entre efficacité et récompense, il maintient le principe de base de l’adaptation: la sanction.

Ci dessous l’illustration de la gangrene des zombies.

5 réflexions sur “Editorial . Diatribe contre le refus de la sélection économique, sus aux zombies! Vive la sanction!

  1. Dans les jeunes sociétés c’est la fonction qui crée l’organe (lamarckisme). Dans les vieilles sociétés c’est l’inverse, les sociétés vieillissantes devenant progressivement prisonnières des structures qu’elles ont elles-mêmes édifiées, dans un environnement qui a évolué, Et ça se termine inéluctablement par leur mort. Selon moi nous arrivons aux eschata de « notre » civilisation judéo-chrétienne (devenue contre-civilisation depuis déjà un bon bout de temps). Quelle sera la civilisation qui lui succédera (apocalypse)?

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  2. Oui, le Mort finit par tuer le Vif. Oui, nos élites Houdini nous enfoncent en prétendant nous sauver. Oui, nos élites prédatrices n’ont cure des autres et ne recherchent qu’à se perpétuer.

    Mais tout cela ne fonctionne que parce que nous les citoyens – j’allais écrire nous les sujets- sommes de grands enfants, pétris de pensée magique. Nous sommes incapables de raisonner en terme de responsabilités individuelles, de libre-arbitre, d’assumer toutes les conséquences de nos décisions même les plus négatives. Au fond, les élites ne font que nous renvoyer nos propres faiblesses.

    Oui, cela demande du courage moral de se sentir comptable de sa situation dans tous les domaines de sa vie, oui c’est exigeant d’assumer toutes les conséquences de ses actes, les positives comme les négatives, sans tout renvoyer à la Collectivité, aux Autres.

    Les élites ne nous élèvent évidemment pas sur ce terrain puisque notre infantilisation sert leurs desseins. J’en arrive à la conclusion que le vrai changement doit commencer par chacun et que retrouver le sens de la responsabilité individuelle est la clé de tout. On ne pourra reconstruire du Collectif que si ce dernier n’est pas la poubelle de nos défaillances individuelles.

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