Editorial: opération vérité, ce que vous devez savoir et que l’on vous cache. Une nouvelle décennie perdue.

Article du 1er octobre 2020

Ce que je voudrais d’abord vous faire comprendre, c’est que la situation est grave. Elle est grave, beaucoup plus grave que vous ne le pensez. 

Dans une société de liberté, les citoyens et les agents économiques ont besoin d’être correctement informés afin qu’ils puissent s’adapter et prendre les bonnes décisions. 

Dans une société dirigiste, dominée par une élite qui a un agenda, c’est exactement l’inverse. Les citoyens sont maintenus dans l’ignorance ; on leur cache l’essentiel afin qu’ils ne puissent prendre les décisions les meilleures pour eux. L’information et les décisions ont pour objectif d’imposer des mesures d’autorité qui ne sont pas conçues pour être utiles aux individus, mais conçues pour servir l’intérêt des dirigeants.

Nous vivons, depuis maintenant plus de dix ans, dans une situation de crise qui mérite normalement le nom de dépression.

Savez-vous que depuis la crise de 2008, entre 55 et 60 trillions de production de richesse ont été perdus. Si l’on avait pu rétablir la situation après 2008, si les politiques menées avaient été efficaces et conçues dans l’intérêt général, on aurait produit entre 55 et 60 trillions de richesse supplémentaires.

Rendez-vous compte de ce que représente cette somme. Elle aurait permis, bien entendu, de distribuer des richesses, elle aurait permis d’éviter de recourir à l’accroissement de la masse de dette, elle aurait renforcé les bases de notre système. Nous ne serions pas, comme nous le sommes maintenant, sous la menace perpétuelle d’une crise financière provoquée par l’effondrement des valeurs boursières fictives. Le populisme ne se serait pas développé, car les inégalités ne se seraient pas accrues. Nos systèmes et nos arrangements politiques et sociaux ne seraient pas fracassés. Nous ne serions pas sous le coup de multiples menaces de guerre.

Le choix des élites constituées par les gouvernements, les banques centrales, les institutions internationales, les médias main street, les intellectuels ralliés, etc. le choix des élites est de continuer à dissimuler la réalité de la situation. Même maintenant, alors que la pandémie a éclaté, elles s’efforcent de ne vous délivrer que des informations parcellaires, des informations tronquées, fausses dans la plupart des cas.

Leur seul but est de vous manipuler, de vous faire peur, de vous affoler, afin que vous vous en remettiez à elles. Afin que vous soyez de simples sujets sur lesquels on agit conformément à des modèles mathématiques et statistiques, conçus non dans un intérêt général acceptable, mais dans une somme d’intérêts particuliers orientés uniquement vers la reproduction d’un ordre privilégié.

La première des choses à faire est donc de prendre conscience de la gravité de la situation. Comme je vous l’ai dit, personne n’a envie que vous découvriez l’étendue des dégâts.

La production de richesse dans le monde va chuter au minimum de 4 à 5% cette année. Ceci correspond à une perte exprimée en termes monétaires de 6 à 7 trillions exprimés en dollars.

Le commerce mondial qui a été le moteur de la croissance des décennies précédentes est évidement en panne. Il est en train de se contracter d’un cinquième par rapport à l’année précédente.

Les mouvements de capitaux, qui sont absolument essentiels pour le développement mondial, ce que   l’on appelle les FDI, Flux d’Investissements Directs, sont en chute de 40%. Les transferts, vous savez cet argent que renvoient dans leurs familles les travailleurs déplacés, vont chuter de 100 milliards. Vous imaginez l’effet multiplicateur qu’aura cette perte de ressources.

Le lock down a été une catastrophe économique. Ce fut le retour au Moyen-Age. La décision a été prise en panique en raison de l’impréparation des gouvernements. Ils ont commis une erreur criminelle en n’attachant aucune importance aux indications qui, pourtant, dès décembre 2019, alarmaient sur ce qui se passait en Chine. Ils n’ont rien fait, ils n’ont pas pris la chose au sérieux. En janvier/février, ils ont fait l’autruche et en mars, ils ont nié et minimisé.

Leur choix, on l’a compris, a été de faire comme si de rien n’était, afin de ne pas perturber le fonctionnement des économies. Ce fut une grave erreur. En effet, il a fallu par la suite en catastrophe se renier et prendre un ensemble de mesures barbares et primaires comme le confinement. Les dégâts ont non seulement été colossaux, mais ils seront durables. Sous tous les aspects : aspect économique quantitatif, aspect structurel et aspect psychologique.

Pour l’instant, le monde a perdu 100 millions d’emplois.

Ces pertes d’emplois ne sont guère significatives car, pris dans la panique du confinement, les autorités, c’est-à-dire le couple gouvernement/banque centrale, a pris des mesures financières, monétaires et fiscales pour essayer de suppléer la perte des revenus et ainsi masquer en grande partie la profondeur des destructions. 

Ceci ne peut avoir qu’un temps car, déjà, les systèmes fiscaux et monétaires sont sous tension. On pourra encore effectuer un round de répartition de subsides, on ne pourra guère aller plus loin. Déjà de fortes oppositions se manifestent.

On estime que la récession peut atteindre les dimensions de celle que nous avons connue dans les années 30.

On peut raisonnablement avancer un chiffre de 500 millions de pertes d’emplois, une fois que les subterfuges auront été épuisés et que la crise aura été jusqu’au bout de ses effets. Si cela est vérifié, c’est entre 100 et 150 millions de personnes qui vont être plongées dans la misère dans les pays en voie de développement. 

La conjonction de dépenses de santé en forte hausse, de déclin des produits nationaux bruts, de chute des recettes fiscales, de recul des exportations et des échéances de dettes a toute chance de faire ressortir un trou de plus de 3 trillions dans le monde en développement. Non seulement l’incidence sera colossale sur les pays développés en termes économiques, mais elle sera également colossale en termes sociaux et migratoires. 

Ce que l’on vous cache depuis le début, c’est non seulement l’ampleur de la catastrophe qui est en cours, mais surtout et aussi le contexte dans lequel elle intervient. 

Contrairement à ce que disent les fieffés menteurs comme Bruno Le Maire et Macron, nos systèmes étaient déjà très mal en point quand la pandémie est arrivée.

De cela, on ne vous parle pas parce que, si on vous en parlait, vous prendriez conscience du fait que   l’on vous ment depuis 2008 ; vous prendriez conscience du fait que la crise de surendettement n’a jamais été terminée, du fait que les remèdes n’ont fait qu’enraciner le mal et peut-être même, on ne sait jamais, que ces remèdes purement idéologiques n’avaient comme objectif que de stabiliser un système social et économique inique, sinon spoliateur.

Les remèdes administrés depuis 2008 ont en effet, comme l’a dit Ben Bernanke, « sauvé l’ordre social », mais aussi, comme il ne l’a pas dit, ils ont sauvé la fortune des ultra-riches, ils les ont enrichis encore plus et ce sont eux qui ont accru les inégalités. 

En 2019 le monde luttait deja pour enrayer une nouvelle crise financière.

La croissance était en fort ralentissement et, depuis septembre 2019, des craquements sinistres se faisaient entendre sur les marchés internationaux, craquements qui ont obligé les autorités monétaires à procéder à un nouveau round d’inflationnisme. Dès septembre 2019, il a fallu réinjecter des centaines de milliards dans tous les grands systèmes développés afin d’éviter l’effondrement de la pyramide financière et stabiliser ce que l’on appelle le levier, c’est-à-dire le recours à l’endettement. 

Dès avant la pandémie, le monde allait mal. Le taux de croissance moyen de la période 2010/2019 n’a été que de 2%. Il se compare à un taux de 2,4% en moyenne pour la période qui a précédé la crise des subprimes.

La formation de capital est en tendance baissiere de longue durée, d’ou la croissance faible et l’érosion de la productivité

Baisse des depenses d’investissement mais hausse des dettes

On entendait çà et là des propos visant à faire accepter des taux de croissance séculairement bas pour l’avenir. Ainsi, des gens comme Lawrence Summers, élite parmi les élites, ont popularisé l’idée d’une croissance durablement ralentie à 1,5% l’an seulement. Dans la période actuelle, ces mêmes personnes, avec les mêmes modèles, avancent l’idée d’une nouvelle baisse du taux de croissance potentiel à 1% seulement. 

Il n’y a aucune chance, dans les conditions présentes, que nous puissions assister à une reprise économique vigoureuse. La reprise en « V » est un mythe, un mythe qui est au mieux utile pour le marketing boursier.

Certes, les chiffres que l’on vous publie font ressortir des bonds spectaculaires. Mais c’est une question de présentation. Ils sont conçus pour la propagande.

La réalité est que le monde aura bien du mal à retrouver le niveau de 2019 avant 2022. Il aura perdu entretemps 10 à 12 trillions de production de richesse et il se sera alourdi de trillions, voire de dizaines de trillions de nouvelles dettes. Meme dans les prévisions les plus optimistes on ne prévoit pas de stabilisation des dettes avant … 2025!

5 réflexions sur “Editorial: opération vérité, ce que vous devez savoir et que l’on vous cache. Une nouvelle décennie perdue.

  1. ‘ convergence des catastrophes ‘
    crise économique, crise sanitaire, réchauffement climatique, émigration incontrôlé …. hummmm super l’avenir !!
    bon alors il va falloir que je me mette au jardinage, que j’enlève quelques poules, lapins …ect … ha oui d’abord trouver une maison pas cher car j’ai pas les moyens
    ou directement quitter ce pays-poubelle, mais la aussi celà demande des sous-sous
    Conclusion ….. non futur

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  2. « En effet, il a fallu par la suite en catastrophe se renier et prendre un ensemble de mesures barbares et primaires comme le confinement. »

    C’était et reste une décision politique. Je ne vois pas un seul endroit dans le monde où il a « fallu » confiner: c’est un choix que je ne comprends pas et malheureusement, toutes les conjectures que je fais pour me l’expliquer jettent une lumière peu flatteuse sur ceux qui ont pris cette décision. Mon seul plaisir, c’est de savoir qu’ils resteront dans l’histoire comme les fossoyeurs de l’humanité, eux qui espéraient y entrer par la grande porte.

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  3. En fait tout cela rendra nécessaire dans 10ans d’effacer la dette, par l’effacement de l’émetteur.
    Plus d’état plus de dette, plus de richesse plus besoin aux citoyen de soutenir le régime.

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