A lire, les défis de long terme selon les institutions internationales

Les trois thèmes du FMI selon Mohamed El Erian , j’aurais l’occasion d’y revenir car derrière le charabias il y a des indications très importantes. Lisez tout, mais surtout les défis de long terme.

Le premier concerne les perspectives incertaines et instables de l’économie mondiale, qui seront soulignées par les nouvelles projections du FMI.

Sur papier, les prévisions sont très probablement légèrement meilleures que la dernière série. Mais le commentaire qui les accompagnera mettra l’accent sur les risques encourus, non seulement ceux liés aux nouvelles restrictions de Covid-19 sur l’activité économique, en particulier dans certaines régions d’Europe, mais aussi le comportement prudent des ménages lié au «risque de contrepartie humaine». C’est-à-dire , l’incapacité de nombreuses personnes à déterminer avec un degré de confiance suffisant le risque qu’elles prennent dans les interactions en face à face qui sont essentielles pour l’activité économique. ceci est particulièrement vrai en particulier dans le secteur des services.

En effet, j’irais encore plus loin et suggérerais que si les projections du FMI étaient de nouveau retravaillées aujourd’hui, elles finiraient par être moins révisées à la hausse.

Le deuxième thème est celui d’un accord général sur la nécessité d’une transition tardive d’une dépendance excessive à une politique monétaire non conventionnelle à une combinaison plus équilibrée ancrée par une politique budgétaire réactive et des réformes structurelles favorables à la croissance.

Pourtant, sa mise en œuvre est loin d’être certaine.

Dans certains pays, comme les États-Unis, la cohésion politique est insuffisante.

Dans de nombreuses économies émergentes, cela peut être attribué à une marge de manœuvre limitée et à un manque de résilience financière.

Le troisième thème est l’urgence de soutenir les pays les plus vulnérables, qui doivent dépenser davantage pour la santé et d’autres secteurs sociaux.

Il soulignera à la fois l’importance d’élargir et d’étendre les délais de paiement de la dette accordés par de nombreux gouvernements du G-20 aux pays en développement les plus pauvres et la nécessité pour le secteur privé d’y participer.

Pourtant, il existe peu ou pas d’outils pour inciter le partage des charges entre les banques, les obligataires et les autres créanciers privés.

Le résultat combiné mettra l’accent sur quatre défis à plus long terme que les économistes théoriques et pratiques, dans les secteurs public et privé, doivent relever de toute urgence:

-1 Comment réorganiser la dynamique de la croissance mondiale qui, dans de nombreux cas, peut nécessiter une refonte fondamentale des modèles qui reposaient sur la mondialisation pour compléter les moteurs internes et faciliter les réformes favorables à la productivité.

-2 Comment faire face aux inégalités nationales et internationales qui, en raison de Covid-19, ont bondi de manière inquiétante des revenus et de la richesse pour inclure également une dispersion croissante et potentiellement dévastatrice des opportunités.

-3 Comment évaluer les risques à plus long terme posés à une politique monétaire efficace et à la stabilité financière résultant d’une dépendance excessive à l’égard des banques centrales et de l’absence de transferts politiques.

-4 Comment rendre l’architecture de la dette internationale plus souple dans un système mondial qui, du moins à court terme, est plus susceptible de faire face à de nouvelles pressions de fragmentation plutôt qu’à une coopération et une coordination renouvelées.

The bombardment of commentaries about the economic outlook and policy implications from this week’s annual meetings of the International Monetary Fund and World Bank will most likely coalesce around three big themes.

Although none of them are likely to move the needle for markets, they will highlight critical longer-term challenges that, as yet, lack good theoretical or practical solutions.

The first is the uncertain and unstable outlook for the global economy, which will be underscored by the new IMF projections. On paper, the forecasts are most likely to be marginally better than the last set. But the commentary that accompanies them will emphasize the risks involved, not only those related to further Covid-19 restrictions on economic activity, particularly in some parts of Europe, but also the cautious behavior of households linked to “human counterparty risk” —  that is, the inability of many people to ascertain with a sufficient degree of confidence the risk they take in the face-to-face interactions that are critical for economic activity, particularly in the service sector. Indeed, I would go one step further and suggest that were the IMF projections reworked again today, they would end up with fewer upward revisions.

The second theme is that of broad-based agreement on the need for an overdue transition from excessive reliance on unconventional monetary policy to a more balanced mix anchored by responsive fiscal policy and pro-growth structural reforms. Yet implementing it is far from certain. In some countries, such as the United States, there is insufficient political cohesion. In many emerging economies, it can be attributed to limited policy space and a lack of financial resilience.

The third theme is the urgency to support the most vulnerable countries, which need to spend more on health and other social sectors. It will stress both the importance of expanding and extending the debt-payment holidays provided by many G-20 governments to the poorest developing countries and the need for the private sector to participate. Yet there are few, if any, agile top-down tools for enticing burden sharing on the parts of banks, bondholders and other private creditors.

The combined result will emphasize four longer-term challenges that theoretical and practical economists, in both public and private sectors, need to address urgently:

  • How to revamp global growth dynamics that, in many cases, may well require a fundamental recasting of models that relied on globalization to supplement internal drivers and to facilitate productivity reforms.
  • How to deal with national and international inequalities that, because of Covid-19, have jumped in a worrisome way from income and wealth to also include an increasing and potentially devastating dispersion in opportunities.
  • How to assess the longer-term risks posed to effective monetary policy and financial stability arising from over-reliance on central banks and the lack of policy handoffs. 
  • How to make the international debt architecture more agile in a global system that, at least in the short term, is more likely to face further fragmentation pressures rather than renewed cooperation and coordination.

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Some economists have already demonstrated innovation amid multifaceted Covid-19 adversity, such as the use of more micro, high-frequency “big data,” like mobility statistics and credit card payments, to provide more timely indicators of economic activity. The hope is that this week’s annual meetings will act as an additional catalyst for avoiding a repeat of the big policy shortfall of the global financial crisis: that of winning the war against a global depression but failing to secure a peace of durable, inclusive and sustainable growth.

Through more timely theoretical and practical responses to the underlying challenges that will be highlighted by this week’s feast of projections and policy commentary, economists can do much more to both limit the immediate and longer-term damage to well-being and help put in place stronger national and global foundations for longer-term prosperity and genuine financial stability that have eluded too many for too long.

This column does not necessarily reflect the opinion of the editorial board or Bloomberg LP and its owners.

To contact the author of this story:
Mohamed A. El-Erian at melerian@bloomberg.net

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