La destruction économique est écrite, les dégats sont sous estimés.

Nous n’avons encore rien vu en matière de crise économique.

Les fissures dans notre système sont masquées par les aides temporaires mais elles apparaitront au fil du temps. Surtout dans les PME , TPE et exploitations individuelles.

Le niveau de vie des petits patrons va chuter et beaucoup vont être paupérisés voire prolétarisées. Leur statut social va regresser.

Personne ne veut leur bien et les aides du gouvernement ne visent pas le bien des responsables des petites entreprises , mais le bien-etre politique des dirigeants du pays. Ce qui les intéresse, ce sont les »Gros », les agrégats, la macroéconomie.

On ment et on fait des promesses fallacieuses qui gènent l’adaptation , tout cela pour masquer le chômage induit par la crise. La crise va durer, elle n’a selon moi pas commencé et pour certains il n’y aura jamais de reprise.

En bonne logique il faudrait une vigoureuse action de rationalisation et réduction des charges de toutes sortes.

Le maintien de l’emploi face à la chute des chiffres d’affaires est une imbécilité à courte vue purement démagogique.

Il faut une action de défiscalisation vigoureuse -sur trois ans- pour permettre aux petites entreprises et aux petits patrons de hausser leurs fonds propres et/ou de se redéployer.

Le tissus économique français va se trouver « plombé » par son adaptation insuffisante, des comptes d’exploitation dans le rouge, des bilans déséquilibrés et un endettement accru qu’il faudra rembourser.

Les entreprises sont appatées/anesthésiées par des prêts et des crédits preférentiels, et des reports de charge. Ce sont des emplatres, des médications symptomatique temporaires.

Les sous-traitants vont etre squeezés, pressurés, les concentrations vont se multiplier, beaucoup d’outils de production vont être ramassés pour une bouchée de pain.

McKinsey a découvert que 20% des PME en Italie et en France pourraient déposer leur bilan dans les six prochains mois. À l’instar des États-Unis, les PME européennes représentent les deux tiers de la main-d’œuvre et au moins la moitié de la valeur ajoutée économique. Un nouvel effondrement des PME est un signe avant-coureur d’une reprise économique qui ne ressemblera pas à une reprise en «V».

Quatre PME sur cinq reconnaissent que l’économie est faible.

h/t Bloomberg 

Ecoutez ce que dit Rexecode, institut du Patronat, il dit la même chose que nous, mais avec des gants.

La crise engendrée par l’épidémie de Covid-19 pourrait pénaliser l’économie et la croissance française plus durablement que ce qu’anticipe le gouvernement, a estimé jeudi l’institut Rexecode, qui plaide pour un renforcement des efforts de relance, notamment en direction des entreprises.

Alors que le gouvernement prévoit que le plan de relance permette à la France de retrouver à partir de 2022 le même potentiel de croissance qu’avant la crise, l’institut économique, réputé proche du patronat, estime lui que ce potentiel de croissance restera «affaibli à moyen terme».

En cause notamment, la disparition possible d’entreprises «efficaces mais contraintes dans leur activité», et partant, celle de compétences et de qualifications «causées par le chômage de longue durée», détaille Rexecode dans une analyse de la politique du gouvernement pour relancer l’économie.

A cela s’ajoute l’éventualité d’un maintien de «nouvelles normes sanitaires qui dégradent» les conditions d’activité des entreprises.

A plus court terme, les prévisions de Rexecode sont proches de celles du gouvernement, avec une récession de 9% en 2020, suivie par un rebond du PIB de 7% en 2021 (contre -10% puis +8% pour le gouvernement).

En revanche, l’institut s’attend à ce que les destructions d’emplois se poursuivent l’an prochain (-57.000 après -710.000 cette année), quand le gouvernement table sur un retour des créations d’emplois dès 2021 (+435.000, après -920.000 en 2020).

«Les entreprises ont à rééquilibrer leur situation de bilan et vont jouer sur les éléments de coût, c’est-à-dire les investissements et l’emploi, et pour nous c’est cet enjeu qui va l’emporter sur la stimulation du plan de relance», a justifié Michel Didier, président de Rexecode, lors d’une visioconférence de presse.

Si les entreprises ont conservé des effectifs grâce au dispositif de chômage partiel, son extinction progressive devrait augmenter les pertes d’emplois l’an prochain, ajoute-t-il.

D’où la nécessité pour l’institut d’aider davantage les entreprises à assainir leur situation financière. Les mesures prévoyant 3 milliards d’euros de soutien en ce sens dans le plan de relance sont «limitées», juge ainsi Rexecode.

Il plaide pour des dispositifs «d’une toute autre ampleur» et plus innovants, comme des prêts participatifs sans échéance de remboursement prédéfinie et la création de fonds à capital garanti par l’État pour diriger l’épargne des ménages vers le financement des entreprises.

Ht Le Figaro.

2 réflexions sur “La destruction économique est écrite, les dégats sont sous estimés.

    1. Je note que Tandonnet, que j’apprécie, parle de démocratie,
      Ce qui me convient bien . Je défends la cause du peuple, mais pas son detournement au nom d’un intérét public -une Res publica- qui toujours est dévoyé par ceux qui prétendent en detenir le savoir. … et l’imposer comme les Chevènementistes ou les dirigistes en général.
      Je préfère dans les circonstances présentes ou la démocratie peut être/est bafouée au nom de la République, que l’on me parle de la souveraineté du peuple et des individus.
      La dictature de la chose publique, merci nous donnons depuis des siècles.

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