Les dépêches lundi matin. La chute du pétrole continue. No place to hide. Anomalies et divergences.

Le pétrole est à 34 dollars sur le WTI, en chute de plus de 4%. Il casse un seuil technique important.

C’est mauvais signe.

j’ai expliqué il y a quelques jours que le pétrole était un parametre privilégié car il est le point d’intersection d l’activité économique réelle, de la monnaie et de la finance.

Avec cette baisse il contredit tous les espoirs de reflation. Pour qui sait le décoder, le marché du pétrole dit tout.

Sa chute va de pair avec le regain sur le dollar, car quand le pétrole chute, le dollar est plus rare. Et si cela continue, il est probable qu’il y aura de nouvelles secousses financières globales.

La baisse de l’or va dans le meme sens. La liquidité, malgré les trillions a tendance à refluer. vous remarquere que tout ceci va de pair également avec une volatilité accrue sur les actions.

Malgré la chute de 5% des actions, les défenses habituelles ne fonctionnent pas.

En pratique les opérateurs de marché cherchent désesperement à hedger leuus risques à la fois sur la conjoncture, sur l’élection et sur le sanitaire et cela donne un ensemble erratique, incohérent. On fait tout et son contraire.

Tous les messages ont été brouillés cette semaine sur les marchés des devises et des matières premières.

Le marché des valeurs du Trésor a parlé fort et clairement: « Ne cherchez pas une couverture de mon coté avec des trillions de nouvelles émissions à venir! » . Le risk-off traditionnel n’ a pas fonctionné.

Les cours des valeurs du Trésor ont subi des baisses face à une puissante dynamique de «réduction du risque» sur les actions et sur le crédit aux entreprises.

L’ETF de valeurs du Trésor à long terme iShares (TLT) a reculé de 0,3% cette semaine.

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont augmenté de 3 pb cette semaine à 0,875%, le plus haut depuis le 8 juin.

Le crédit aux entreprises était sous pression. Les prix des CDS (Investment-Grade Credit Default Swap) (Markit CDX) ont bondi de 10 à 79 pb, le plus haut depuis mai.

Plus dramatiquement, les CDS à haut rendement ont bondi de 48 pb à 421 pb, le plus haut depuis la fin juillet.

De façon inquiétante, les fonds d’obligations junks ont subi une sortie de 2,5 milliards de dollars au cours de la semaine dernière.

Le crédit aux entreprises n’estt pas une bonne couverture du risque sur les actions. L’ETF iShares Investment-grade (LQD) a reculé de 0,7% cette semaine, tandis que l’ETF iShares high-yield (HYG) a chuté de 1,2%.

Les prix des CDS à haut rendement ont été nettement plus élevés dans tous les domaines – énergie, services publics, industrie, communications, services financiers et consommation discrétionnaire.

Certains observateurs suggèrent que nous sommes dans une situation critique qui évoque celle qui a prévalu au moment de l’éclatement de la bulle technologique en 2000. Ils relèvent de anomalies inquitétantes.

Ainsi , le Nasdaq 100 riche en technologiques a peu varie depuis deux mois. Depuis le 2 septembre exactement alors que  depuis le début de l’année, l’indice a gagné près de 33%.

Ci dessous comportement depuis le 1er janvier .

Savita Subramanian, stratège actions américaines à la Bank of America, incite à la reflexion, elle fait remarquer que les réactions du marché aux publications de résultats sont atypiques: les titres des sociéts qui annoncent des résultats qui dépassent les attentes ne sont pas récompensés en Bourse. Ils sont distribués.

«La précédente réaction des prix aux résultats des entreprises rappelle l’éclatement de la bulle technologique en 2000, lorsque le marché s’est effondré », note-t-elle dans un rapport intermédiaire.

«À cette époque, nous avons vécu la seule saison de reporting de l’histoire moderne au cours de laquelle la plupart des actions se sont comportées de manière contradictoire avec les résultats: celles qui ont dépassé les attentes n’ont pas été récompensés en bourse. Mais celles qui ont déçu n’ont pas été punies non plus.» Selon Subramanian, quelque chose de similaire à 2000 se passe actuellement. 

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Si la remarque de la stratège deBank of America est judicieuse, le secteur des technologiques apparait particulièrement dangereux. Il a été suracheté depuis de nombreux mois aussi bien par les investisseurs directs que par les ETF et les investisseurs passifs.

Un secteur chouchou du marché

Source: Deutsche Bank « Immense pari sur les « Big Five »

Une grande partie de l’argent qui entre dans les ETF est investie dans les actions des leaders du secteur Apple, Amazon, Microsoft, Google et Facebook. 

En termes de capitalisation boursière, les «Big Five» représentent désormais près de 25% du S&P 500.

C’est ce que l’on peut appeler une concentration dangereuse!

Je vous rappelle que la capitalisation boursière du secteur technologique aux USA représente maintenant plus de … 46% du GDP contre 35% au moment de la crise des technologiques en 2 000.

Les investissements des plus gros ETF dans les Big Five, la situation des ETF me fait irresistiblement penser au scandale d’IOS de Bernard Cornfeld que bien sur tout le monde a oublié!

[Yahoo/Bloomberg] S&P 500 Futures Fluctuate After Worst Weekly Decline Since March

[Yahoo/Bloomberg] Asian Stocks Climb in Volatile Trading; Oil Falls: Markets Wrap

[Reuters] Oil prices slip 3% as Europe widens lockdowns

[CNBC] China’s manufacturing sector expands for sixth straight month as pandemic fallout fades, private survey shows

[Bloomberg] China’s Xi Wants to Diversify Supply Chains Amid U.S. Curbs

[NYT] Americans Are Afraid. Not for Themselves, but for the Country.

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