La valeur des actifs financiers anciens sera en grande partie détruite. La Grande Euthanasie.

Ce qui est intenable ne sera pas tenu!

Les politiques des banques centrales ne peuvent durer et c’est pour cela que je soutiens que les taux d’intetet ultra bas ne peuvent rester au niveau actuel.

les taux bas détruisent :

-le système bancaire

-la protection sociale: retraites, assurance vie et épargne

-les classes moyennes

Continuer dans cette voie c’est accepter un changement de société, un changement d’ordre social or précisemnt les élites menent depuis 2008 une politique de sauvetage de l’ordre social, il serait incohérent qu’elles le sabordent volontairement.

Donc les taux bas ne sauraient durer. Ils sont trop destructeurs.

Autre raison, les taux bas favorisent la production d’un endettement de plus en plus pourri et difficilement viable. Le levier est de plsue plus dangereux et instable, ceci oblige périodiquement les Banques Centrale à injecter des trillons et des trillions.

Enfin les taux bas et les crédit pourris ont pour contrepartie l’accroissement hors de controle de la masse de capital fictif dans le système. Ce capital fictif d’une part détruit la productivité et d ‘autre part est un boulet qui pèse sur le taux de croissance .

Resume, un jour viendra ou les politiques monétaires seront perçues comme contre productives et ou les taux remonteront fortement

La valeur des actifs financiers anciens que ne rapportent rien, sera en grande partie détruite. Ce sera la Grande Euthanasie.

Ce qui est intenable ne sera pas tenu!

Ci dessous les compagnies d’assurance-vie allemandes sous surveillance, leurs réserves fondent!

4 réflexions sur “La valeur des actifs financiers anciens sera en grande partie détruite. La Grande Euthanasie.

  1. Merci à AV pour cet enseignement. Je vous rejoins sur le fait de penser « valeur d’usage » plutôt que s’égarer sur des valeurs désirs (seulement avec parcimonie, juste mesure).
    La question de la perception de la réalité objective’ face à la perception du risque peut être compromise par le désir de confort (le beurre et l’argent du beurre) si bien qu’un petit sacrifice peut être préférable à un grand plaisir: 2 exemples que vous donnez celui où papy suit le brigand dans son trou boueux et celui où l’appât du gain promis par le Bitcoin vous fait croire que vous êtes plus malin que le troupeau que vous avez suivis qui lui-même pense de la même façon.
    Remerciements chaleureux à papy, vous-même et M. Bertez.

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  2. Le but de mon propos n’était pas de discuter le bien fondé des investissements et des plus-values temporaires que l’on peut faire tant que le système actuel tiendra sur ses béquilles monétaires et surtout la crédulité du grand public.
    Pas plus de que de réduire la complexité et la richesse des articles de M Bertez, à ce propos de bon sens émis par mon père, qui s’appliquait à illustrer en fait un article sur l’inéluctabilité du krach obligataire en gestation.
    Mon père avait quatorze ans lorsque les SS ont tué des habitants de les villages alentours, des villageois qui croyaient tous naïvement, en 44 encore, que Pétain les protégeait de ces possibles massacres.
    Mon père avait 17 ans lorsque les communistes ont levé une insurrection dans le Sud-Ouest, et que les massacres dans le village ont été évités in extremis. Des massacres beaucoup plus mortels, en puissance, que ceux des SS quelques années plus tôt, parce qu’en plus de cela, il s’agissait d’une guerre civile. La place était pleine de communistes en armes qui voulaient faire la peau aux paysans, s’ils refusaient de payer « l’impôt révolutionnaire » pour financer leurs grèves (pour la faire très courte).
    Mon grand-père a juste eu le temps de courir à Tarbes acheter des cartouches. au cas où.
    Le même grand-père (je l’ai déjà raconté ici deux fois) qui avait porté 40000 francs or du quartier à la banque de France en 1917.
    Le jeu a été calmé, l’intelligence et l’instinct de survie ont prévalu, la testostérone a été mise de côté. Pour cette fois, mais il s’en est fallu de très peu.
    Mon père a toujours été effrayé, terrorisé, même, par la guerre civile : Rwanda, Bosnie, Afrique…
    Je comprends à présent pourquoi.
    Mon père ne se place pas dans une logique financière qui est, comme vous le faites, gagnante.
    Là n’est pas mon propos.
    Car son schéma de pensée s’est figé depuis ces événements, il est resté accroché à des valeurs oubliées depuis 70 ans, qui referont surface bientôt, à la stupéfaction de tous, sauf ceux qui lisent M Bertez, et encore, je pense que peu de ses lecteurs appréhendent vraiment ce que M Bertez signifie vraiment lorsqu’il prétend « qu’un jour où l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre… »
    La pénurie, la guerre civile, la dénonciation, les tueries arbitraires, j’en passe des meilleures…
    Pourtant bercé depuis mon enfance par les histoires de mon père, j’ai déjà du mal à l’appréhender, j’avoue.
    Mais je sais que M Bertez, ou mon père ont raison. Mon père, qui ne s’est jamais endetté, a toujours été résilient, a toujours songé à des redondances, a veillé à toujours maintenir des liens excellents avec le voisinage, même s’il ne partageait pas ses principes ou sa foi, a toujours fondé ses achats et ses investissements sur la valeur d’usage des biens, et seulement sur cette valeur, jamais ô grand jamais, sur la valeur désir, a toujours refusé les aliénations (objets modernes futiles, abonnements qui étaient comme autant de cordes à son cou…).
    Mon père qui m’a appris à garder les vaches à l’ombre, au bord d’un ruisseau, tout un après-midi : peu rentable, je l’avoue, mais si riche d’enseignement lorsque un vieux de Quatorze te disait comment il avait échappé à la mort dans l’enfer de la Somme, parce qu’il avait écouté les conseils d’un ancien de la bande à Bono, qui lui disait de le suivre dans un trou d’obus, dans la boue et le froid d’avril, tandis que le reste de la section avait trouvé abris sous trois tôles d’une grange défoncée. Certes, il n’y avait pas de bombardement depuis une semaine. Certes, le vieux avait suivi le renard rusé, ancien bandit, parce que son instinct paysan lui disait que ce type avait raison contre l’avis de tous, contre l’avis de la Raison objective. contre son propre avis même.
    Après trois heures à grelotter dans la boue, tous les deux, sous la risée de leurs camarades, un obus de 77 est tombé sur les tôles.
    Un seul.
    Et le vieux s’est réjoui d’avoir cru le brigand, pas la rationalité, l’esprit du temps, la mode. Et il a pleuré ses camarades, mais bon, fallait être un peu fou de toute façon pour écouter ce maraud de la bande à Bono.
    Alors oui, mon père n’a pas été un investisseur brillant, mais il a enrichi ma famille de valeurs inestimables, et nous n’avons jamais manqué de rien. Il a toujours pensé juste, et respecté ceux qui comme lui pensaient juste, même si politiquement, ils étaient d’un autre bord.
    Je retrouve dans la pensée de M Bertez ce bon sens. En plus complexe, bien sûr, abscons parfois pour moi, mais peu importe. Le même esprit, je veux dire. La même grandeur d’âme et le même désintéressement.
    Le comparer à papa était le plus beau compliment que je pouvais lui faire.

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  3. J’ai vu mon père hier, paysan, 91 ans. Il commentait ce qu’il venait de voir la veille, un proche, venu le voir pour Noël, qui jouait à placer du Bitcoin sur une fintech et qui, tout fier, venait de placer 10 fois plus sur cette valeur, car il avait fait (soit-disant, d’après ce qu’avait compris mon père qui n’était pas mêlé à la conversation enthousiaste, pourquoi en parler à un vieux qui ne comprend rien aux choses modernes…) une grosse plue-value en un mois.
    Mon père riait quand il me déclara : « c’est pareil à chaque fois. Ils t’appâtent en te disant que tu vas gagner beaucoup, et pendant un temps tu gagnes beaucoup, oui. Alors toi, tu te dis à ce moment que t’es con d’avoir mis que 1000 euros, alors qu’est-ce que tu fais ? T’en mets 20000 et là…).
    Mon père a fait le geste de l’accordéon qui se referme (mon père connaît bien l’accordéon, il était invité au premier mariage d’Yvette Horner, c’est dire).
    « Et pas que pour ce truc, ça marche comme ça, je sais pas comment ça s’appelle, j’ai pas compris.
    -Le bitcoin, papa.
    – Oui ça doit être ça. Ca ou tout le reste d’ailleurs, en te faisant croire à chaque fois que tu vas gagner la lune, c’est toujours la même chose. Ils te piquent le pognon de la même façon, à la fin… »
    Un autre coup d’accordéon.
    Voilà, en quelques mots d’un vieux sage (et il y a beaucoup de respect dans le mot « vieux », à mes yeux), résumé toute votre pensée.
    Merci Papa.
    Merci M Bertez.

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