Editorial: le système de la dette est le système du mensonge et de lâcheté institutionnalisés.

La question de la dette souveraine est au centre du Système.

Elle est dissimulée, enfouie sous un monceau de considérations plus ou moins techniques , financières et monétaires.

Il est évident que ce fatras de considérations n’a qu’une utilité objective: dissimuler les vraies questions que les peuples devraient se poser, éluder les vrais débats.

Ces derniers jours on a vu une émergence de débat ou plutot de faux débat sous la forme de la demande d’annulation de la dette souveraine détenue par la banque centrale européenne, la BCE.

Les pseudo gauches demandent l’annulation de la dette monétisée par la BCE afin … d e pouvoir en émettre plus. Ah les braves gens!

Passons sur l’ineptie qui consiste à demander l’annulation de la dette pour en émettre plus et sur l’imbécillité qui consite à affirmer qu’il y a trop de dettes et qu’il faut l’annuler pour en émettre encore plus , ce sont des détails. On met en avant l’insolvabilité pour annuler la dette , mais on compte sur la solvabilité pour en demander plus.

Posons la vraie question: comment peut on prétendre être dans l’opposition politique et vouloir perpétuer le recours à la dette alors que la dette, c’est précisément ce qui permet au gouvernement en place de tenir. Sans la possibilité de toujours recourir à la dette, sans le mensonge de la dette, il y a longtemps que nous serions débarassés de Macron!

C’est à cause et grace à la dette que Macron tient!

La dette, les dettes et surtout les dettes souveraines sont un fait social. Un fait politique, un fait géopolitique. La dette est au centre de la post modernité faustienne . Tout comme la negationde notre dette heritée du passé et de nos ancetres est au centre de notre névrose.

La dette, le recours à la dette, ou le recours à la planche à billets digitale ou autre, tout cela , toute cette panoplie constitue des outils des pouvoirs en place pour se maintenir. Le recours à la dette est le moyen -scélérat, illusoire et temporaire- de résoudre les contradictions et de nier les antagonismes.

La fonction de la dette n’est pas de préparer l’avenir comme on cherche à nous le faire croire, elle est de faire durer le présent en précisement obérant, en détruisant le futur. Faire des dettes c’est refuser de faire maintenant ce que l’on devrait faire, c’est tergiverser, c’est tromper.

Ainsi cela fait des dizaines d’années que la France et les autres systèmes européens dits du Sud distribuent des avantages sociaux à leurs peuples pour les faire tenir tranquilles, à crédit.

La dette des pays du sud, c’est cela, c’est la sociale-démo à crédit. Y compris pour les promesses de retraites et de soins de santé . La spécificité Française et Italienne , c’est cela: la dette!

On distribue sans avoir gagné ou prélevé, on verra plus tard.

La dette c’est la mensonge du lâche et du court termiste obsédé par le présentisme. La dette c’est la dictature du présent sur l’avenir. Son boulet.

La dette sert à éviter les décisions diffciless, les choix de priorités, les choix d’affectations des ressources rares. Le recours systémique à la dette c’est la transposition au plan politique et social du refus de l’Oedipe, du refus de nos limites, de notre humanité; la dette a à voir avec la transgression et même avec la transgression qui est en vitrine en ce moment, la tansgression sexuelle. Le tout pour le plaisir, la jouissance sans limite. Surtout quand ce sont les autres qui paient ou qui sont détruits.

Le principe est toujours de faire croire aux miracles, au « free lunchs » aux super pouvoirs , aux pouvoirs magiques des gouvernants afin de tromper les peuples et ainsi conserver le pouvoir.

La dette sert à repousser les limites et surtout à donner l’illusion criminelle qu’il n’y en a pas.

En ce sens la dette est le moyen privilégié d’infantiliser les peuples , de les faire vivre dans l’Imaginaire de la toute puissance infantile, c’est le monde de l’enfant-roi, si moderne!

C’est particulièrement vrai en cette période. Les politiciens sont impuissants face à la pandémie, mais ils gesticulent à coups de trillions qu’ils n’ont pas et grâce à cette gesticulation, ils s’auréolent.

Ils imposent des pseudo solutions autoritaires; l’argent qu’ils n’ont pas leur confère la légitimité pour imposer des pseudo remèdes.

Qui paie commande, qui paie s’octroie le droit de commander … même si il ne paie rien en réalité.

Tout se passe comme si l’illusion du miracle de la multiplication de l’argent était transféré et dégoulinait sur leur compétence face au virus. Ils pratiquent le chantage implicite. La possibilité de multiplier le pognon agit comme une sorte de sacralisation de la fonction politique : puisque’ils peuvent distribuer l’argent ils peuvent nous commander, nous guider, nous sauver.

Hélas rien n’est plus faux . L’efficacité a à voir avec la Vérité et la rigueur , pas avec le mensonge et les facilités de la dette.

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