Par la répression financière, on retarde encore un peu l’inexorable marche vers la grande dévalorisation. La fonction de la Bourse est de cacher les vraies valeurs.

Le monde souffre d’une suraccumulation de capital face à trop peu de cash flows et de profits pour le mantenir en vie. C’est pour cela que l’on a supprimé la rémunération de l’épargne des classes moyennes: ralentir la suraccumulation.

Plustot que de le reconnaitre, les autorites préfèrent maintenir la fiction d’un capital qui serait viable.

Cette fiction est entretenue par le biais de la liquidité: la preuve que le capital vaut bien ce qu’il affirme valoir, c’est que vous pouvez le vendre sur un marché. La necessité de la liquidité masque la réelle insolvabilité. La liquidité crée une idée de solvabilité fictive. Elle nous fait croire que le prix boursier, c’est ce que cela vaut, alors que c’est faux.

La fonction du prix boursier est de dissimuler la vraie valeur. Idée originale non?

Helas la liquidité n’a rien avoir avec la valeur intrinséque du capital, elle a avoir avec la monnaie que la banque centrale imprime, avec la monnaie qui sert à alimenter une Loterie boursière.

La Loterie a pour fonction de faire surévaluer les valeurs, d’entretenir l’espoir et de masquer les valeurs réelles. Supprimez l’alimentaion en liquidités qui servent à financer la Loterie et vous verrez les vraies valeurs reapparaitre. C’est ce qui s’est encore passé en mars 2020!

La suraccumulation du capital, surtout celle du capital fictif se terminera par la destruction, c’est à dire par la crise de dévalorisation/dépréciation.

En attendant pour tenir le plus longtemps possible, et surstimuler la Loterie, il faut baisser les taux. Et surtout maintenir les joueurs en haleine en leur disant que toujours on va continuer de le faire.

Les autorités empêchent le capital de s’augmenter/s’auto-accumuler, par le jeu de l’interêt composé : c’est ainsi qu’il faut interpreter les taux zero, une suppression de l’interêt composé.

Cette pratique s’appelle la répression financière.

Les taux négatifs sont dans le même registre; ils constituent un impot sur le capital, ils amputent le capital, ils réalisent la dévalorisation douce, celle qui, un jour, deviendra brutale.

Présenté autrement, la répression financière réalise en douceur , pour prolonger le système, ce que la crise de destruction va réaliser en brutal plus tard.

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