Editorial: Une semaine épique, l’iceberg a montré une de ses pointes. Il n’y a jamais qu’un seul cafard!

Je suis un adepte de longue date du concept de Capital Fictif. C’est à partir de ce concept que j’opère des distinctions qui me permettent de démystifier le mot vulgaire: capital.

Il y a le Capital vrai, réel qui est constitué de l’accumulation des équipements , usines, outils, études, brevets, processus de fabrication, etc. Vous m’avez compris , c’est le vrai capital fixe, immobilisé.

Il y a son complément, le capital vivant, la main d ‘oeuvre qu’il faut aussi considérer comme un capital, le capital variable puisque il faut avancer l’argent de la production avant de la vendre.

Et puis il y a le capital circulant, les stocks etc.

Tout cela c’est du vrai, du réel et cela sert à produire des richesses, c’est le capital productif. Le capital productif, c’est un actif, cela permet de produire des richesses.

Il y a ce que l’on appelle le « capital » pour tromper les gens. C’est l’argent accumulé, les actions, les obligations, les titres représentatifs de crédit. Pour tromper les gens on appelle cela le « capital » ou « investissement » alors que ce n’est ni l’un ni l’autre, ce sont des contrevaleurs du capital ou de l’investissement. Ce sont des bestioles quasi-monétaires, des contrats, des morceaux de papier, des droits à prélever une part de la production que l’on appelle le profit, le surproduit .

Ce que l’on appelle donc abusivement « capital », n’est pas un capital, il ne se met pas à l’actif du bilan: il est un passif qui, à la fois détaille l’origine des fonds et en même temps indique à qui doit revenir le profit, le surproduit obtenu grâce au vrai capital fixe, le variable, le circulant.

Retenez bien le Capital produit , tandis que le « capital » prélève , il s’attribue.

D’un côté il y a le Capital physique, réel, productif de richesses et de l’autre il y a le « capital » qui vient en représentation de droits à prélever une partie, le surproduit, le profit qui est obtenu par la mise en oeuvre du Capital.

Quand les gouvernants vous disent il faut favoriser l’investissement , dans la plupart des cas ils vous trompent car ce qu’ils veulent c’est favoriser la Bourse, attirer les capitaux sur les marchés.

Pour favoriser l’investissement ce n’est pas la Bourse qu’il faut stimuler, ce sont les dépenses de biens d’équipement et leur production. Et c’est très différent. Les stimulations ont une forme différente et elles ne s’appliquent pas au même endroit.

Quand les autorités monétaires font semblant de vous expliquer que leur politique d’argent et de crédit gratuit servent à favoriser les dépenses d’équipement, c’est faux, l’effet immédiat de leur politique c’est de revaloriser le capital fictif, c’est dire d’inflater mécaniquement , mathématiquement les prix de ce « capital ».

Chaque fois que l’on baisse les taux, on abaisse la rémunération des actifs financiers nouveaux, ce qui rend plus attrayants les actifs anciens et les détenteurs de capitaux achètent donc ces actifs anciens jusqu’à ce que cela ne soit plus intéressant c’est à dire jusqu’à ce que leur rendement devienne égal à celui des actifs nouveaux.

La baisse des taux a pour effet d ‘enrichir mécaniquement les détenteurs d’actifs financiers anciens et c’est pour cela que les bourse montent. Et c’est pour cela que les détenteurs de capitaux spéculent: ils savent que cela va monter. Et ils spéculent au lieu de procéder à des vrais investissements productifs parce que c’est plus facile de spéculer et de s’enrichir en dormant que de se coltiner le poids du réel, ses incertitudes, ses soucis, ses rapports avec les clients, ses ennuis avec la maind ‘oeuvre. Et puis il y a le facteur temps; la spéculation permet de jouir vite.

Spéculer est bien plus intéressant qu’investir . Surtout quand vous jouez quasi gagnant à coup sur et que les banques centrales vous disent « allez y, on va vous fournir l’argent gratuit à volonté et les taux vont rester très bas voire nuls pendant des années« .

Donc le premier effet des soi disant politiques qui visent à stimuler l’investissement est toujours le même: exciter la spéculation, et au bout d’un certain, la déchainer.

Les politiques des gouvernements et des autorités monétaires sont des attrape nigauds qui ont pour effet non pas de stimuler les dépenses d’équipement et l’emploi et la distribution de revenus salariaux, leur effet se produit au niveau du capital fictif, au niveau des contrevaleurs du capital, au niveau de la Bourse.

Ces politiques enrichissent ceux qui sont déjà riches, ceux qui ont du capital ancien qui se revalorise sans cesse, et surtout ceux qui ont accès au crédit: ceux là, proches des banquiers et des institutions financières peuvent obtenir des crédits qui ne coûtent quasi rien- car ils sont riches et solvables- et grâce à ces crédits ils achètent des actifs . Il font ce que l’on appelle : levier. Les prix de ces actifs montent sans arrêt , ils sont de plus en plus riches et peuvent de plus en plus ‘endetter etc.

En passant vous avez compris ce que personne ne vous explique à savoir comment les inégalités s’accroissent de façon colossale dans les périodes de crise : qui dit crise dit baisse des taux et argent gratuit pour les déjà riches.

Et ceux qui jouent en bourse grâce a ces politique jouent gagnants , ou du moins ils le croient.

Cette semaine une grosse baleine de la spéculation que je viens de vous analyser a implosé. Vous ne verrez d’analyse serieuse nulle part, à la fois pour des raisons ‘ignorance et des raisons politiques. Chut, nous sommes dans le Grand Secret. Celui de la finance et des sous.

30 mars – Bloomberg :

«De son perchoir au-dessus de Midtown Manhattan… Bill Hwang construisait tranquillement l’une des plus grandes fortunes du monde. Même à Wall Street, peu de gens l’ont remarqué – jusqu’à ce que tout le monde le fasse. 

Hwang et sa société d’investissement privée, Archegos Capital Management, sont désormais au centre de l’un des plus grands appels de marge de tous les temps…

Note BB; un appel de marge c’est quand une banque qui vous prête de l’argent cesse d’avoir confiance et demande plus de garanties et souvent elle vend vos actifs..

Les déconvenues de Hwang peuvent être reconstituée à partir de la liste des actions bradées par les banques ces derniers jours – ViacomCBS Inc., Discovery Inc. GSX Techedu Inc., Baidu Inc. – actions qui avaient toutes implosé cette année, déroutant parfois les traders qui ne savaient pas pourquoi. 

Une partie du portefeuille de Hwang… valait près de 40 milliards de dollars la semaine dernière. Les banquiers estiment que le capital net d’Archegos – essentiellement la richesse de Hwang – avait atteint plus de 10 milliards de dollars. Et alors que les liquidations continuent , les estimations des positions totales de son entreprise ne cessent de grimper: on parle de dizaines de milliards, puis de 50 milliards de dollars, voire plus de 100 milliards de dollars. Tout cela s’est évaporé en quelques jours.

2 avril – Financial Times :

«Les super-riches font face à des défis que le reste d’entre nous n’avons pas à considérer: l’entretien des yachts, la sélection de la bonne flotte de jets privés, la recherche d’internats pour leur progéniture. Grâce à leur patrimoine familial combiné d’environ 6 trillions de dollars, ils doivent maintenant s’inquiéter également pour Bill Hwang. Hwang est sorti de l’obscurité relative pour devenir la figure clé des marchés mondiaux au cours des deux dernières semaines, alors que l’implosion de sa maison d’investissement Archegos a fait plonger une poignée d’actions et occasionné des trous de plusieurs milliards de dollars dans les comptes du Credit Suisse et Nomura.

Bill Hwang, le fondateur d’Archegos, opère sur les marchés financiers depuis les années 90. Hwang était un protégé de la légende des hedge funds Julian Robertson de chez Tiger Asset Management.

Après un règlement de délit d’initié en 2012, le hedge fund a été converti en un «family office» structure qui bénéficie d’exigences de publicités beaucoup moins onéreuses. Archegos a maintenu des positions spéculatives très concentrées, avec une position de plus de 10 milliards de dollars (égale aux fonds propres!) dans Viacom. Et avec une deuxième position énorme dans Discovery.  En outre, Archegos détenait des expositions substantielles sur des actions Internet chinoises volatiles (y compris Baidu et Tencent).

1er avril – Financial Times :

«La débâcle d’Archegos Capital a révélé les risques cachés de l’activité spéculative opaque des dérivés sur actions grâce à laquelle les banques permettent aux hedge funds de faire des paris démesurés sur les actions et les actifs associés. Les paris du family office de Bill Hwang ont provoqué des pertes importantes au Credit Suisse et à Nomura, démontrant comment ces outils peuvent provoquer une réaction en chaîne sur les marchés financiers. Archegos a pu prendre des dizaines de milliards de dollars d’exposition à des actions dont ViacomCBS grâce à des swaps de rendement total.

En clair, Archegos Capital a démultiplié son pouvoir de spéculation par des opérations complexes et opaques sur des dérivées, sur des bestioles synthétiques.

Les dérivés sont une forme cachée de levier.

Ces types de produits dérivés sont la grosse affaire pour Wall Street. D’après le FT : «Les banques mondiales ont réalisé un chiffre d’affaires estimé à 11 milliards de dollars en 2019 grâce aux produits synthétiques, y compris les swaps de rendement total, soit le double du niveau de 2012… Cette activité qui a connu une croissance rapide depuis la crise financière, représente plus de la moitié des revenus totaux de financement- actions des banques… – plus que les prêts sur marge traditionnels et les prêts d’actions à découvert combinés. Les financements synthétiques ont continué à participer à d’autres formes de financement complexes au premier semestre de cette année. »

Gillian Tett, du FT, a posé la question de façon pertinente: «Archegos était-il donc une anomalie? Ou une tendance? ». Bien sur que non et je en cesse de le souligner. C’était et c’est une folie une folie totale dans laquelle s’engouffre toute la finance.

Le developpement de la spéculation opaque, complexe, impénétrable -pas pour les régulateurs-  est une tendance à long terme, elle qui a atteint un élan puissant; c’est un signe des temps.

La spéculation est un ogre: «Les prêts aux courtiers ont augmenté d’un record de 100 milliards de dollars, soit 84% annualisé, au cours du quatrième trimestre pour atteindre un record de 574 milliards de dollars. Pour 2020, les prêts aux courtiers ont bondi d’un record de 164 milliards de dollars, soit 40%. Cela se compare au pic de croissance du cycle précédent de 79 milliards de dollars en 2006 et de 75 milliards de dollars lors de l’année bulle 1999. Le total des actifs des courtiers a bondi de 168 milliards de dollars, soit 19% annualisés, au quatrième trimestre pour atteindre un record de 3,676 Trillions. »

Ce sont les propres données de la Fed. 

Vous auriez tort de considérer que la Fed et les autres banques centrales ne sont pas au courant: elles ont des équipes qui enquêtent quotidiennement sur l’expansion extraordinaire des prêts à Wall Street et du crédit boursier pendant les périodes d’exubérance et d’excès spéculatifs. Depuis la «grande crise financière», les présidents de la Fed et dela BCE nous disent que la politique monétaire n’est pas un outil approprié pour contrer l’inflation des actifs et les bulles. Ils nous affirment que ce sont plutôt les politiques macro-prudentielles qui doivent préserver la stabilité financière qui sont efficaces .

Archegos est l’ exemple des graves lacunes de cette approche. Archegos est la preuve soit de l’incompétence .. soit de la connivence. Plutot des deux, selon mon expérience.

Même en restant classique et bien-pensant on sait que la spéculation a atteint des proportiosn épiques et tout banquier central a au moins entendu parler de Minsky.

Minsky: « On peut montrer que plus le poids de la finance spéculative et de Ponzi est élevé, plus la probabilité que l’économie soit un système amplificateur de déviation est grande… Sur une longue période de conjoncture favorable, les économies capitalistes ont tendance à passer d’une structure financière dominée par des unités de financement de couverture de risques à une structure dans laquelle les unités engagées dans la finance spéculative et Ponzi ont un poids important. »

Pourquoi Archegos utilisait-il une stratégie aussi risquée – un effet de levier réel de 10 à 50 fois selon mon estimation, stratégie fondamentalement imprudente pour financer une exposition aux actions volatiles? Tout simplement parce que la politique monétaire non seulement le permet, mais parce qu’elle y incite: la politique monétaire a pour objectif non-dit, non-formulé de favoriser les effets de levier et de faire léviter les prix des actifs financiers. L’implosion d’Archegos n’est pas un cygne noir, non c’est une conséquence normale, prévisible donc c’est un coût cynique du système, un coût cynique de l’expérience monétaire folle qui est en place.

Au sens moderne, Archegos s’est montée rationnelle, elle a accompagné les politiques officielles, elle a été bien sage, elle n’ pas fight, combattu, la Fed.

Pourquoi les principales maisons mondiales de titres (dont Nomura, Credit Suisse, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Morgan Stanley et Wells Fargo) fournissent-elles si facilement le financement de « projets d’investissement » (Sic) aussi audacieux? Tout simplement parce qu’elle savent qu’elles font ce qu’elles doivent faire dans le cadre de la politique menée par les banques centrales, elles font ce qu’on les incite à faire, elles accomplissent l’oeuvre de dieu. Elles seront sauvées, pardonnées. Les banques centrales ont sciemment mis à zéro le prix du risque , ce faisant elles ont détruit la variable la plus importante, la variable qui mesure les risques et les fait payer. En mettant le prix du risque à zéro vous encouragez tous les Archegos du monde… et il y en a .. des tonnes.

Nous sommes dans une période de paroxysme du «soufflage» de bulle par un effet de levier spéculatif sans précédent. Et Archegos a le mérite de montrer-mais nous le disons depuis longtemps- que le système des dérivés est à l’épicentre de l’effet de levier et de l’excès spéculatif. Archegos a pu utilisé un effet de levier aussi important grâce aux positions sur les dérivés «de gré à gré» auprès de diverses sociétés de valeurs mobilières – dans ce qu’on appelle des swaps «de base» et/ou «de rendement total».

Il n’y a aucune allégation de fraude pure et simple. Pas de manigances .  Pas de failles dans les modèles de risque et pas de dislocation aberrante du marché qui expliqueraient implosion de la stratégie. Nous sommes « face à un lancer de dés fou par un opérateur chevronné pariant sur le marché haussier perpétuel – joyeusement financé par le who’s who de la finance spéculative mondiale« .

Du Financial Times :« » Il n’y a jamais qu’un seul cafard « , prévient Andrea Cicione, responsable de la stratégie à la maison de recherche TS Lombard. «Si tout cela vous semble familier, c’est à cause des similitudes avec le début de la crise financière mondiale, lorsque deux hedge funds… ont dû être renfloués par leur sponsor, Bear Stearns, à la suite d’appels de marge qu’ils n’ont pas pu honorer. « 

Il y a tout lieu de croire qu’Archegos n’est que la pointe de l’iceberg. Bien que cela ne soit pas évident, la comparaison avec les explosions du fonds Bear Stearns Credit en juin 2007 est appropriée. Ces deux fonds avaient utilisé un effet de levier considérable dans leurs avoirs en dérivés hypothécaires à risque. Et ce type de levier spéculatif avait agi comme une source marginale de liquidité pendant la «phase terminale» du crédit hypothécaire. Excès des phases finales de la bulle. 

Archegos n’est pas emblématique d’une manie incontrôlable, d’animal spirits, Archegos c’est la rationalité du système . Voila ce que je soutiens. Il est partie intégrante, acceptée, sinon voulue du système, pour se prolonger. Parce qu’il n’y a plus d’autre choix, c’est marche ou crève et tant pis pour les accidents; on n’est pas a quelques dizaines de milliards près. on est dans le coûte que coûte.

Quel sera le cout de l’implosion d’Archegos? 

Nous pouvons supposer que les régulateurs adopteront une approche plus adéquate dans la surveillance des institutions qui utilisent l’effet de levier, les hedge funds et les «family offices». Les conditions de prêt dans le «financement de titres» à effet de levier se resserreront. Mais bien sur ce sera de la poudre aux yeux, un hommage du vice à la vertu, car fondamentalement, la politique suivie est la cause de ces implosions et il est hypocrite de faire semblant de lutter contre les effets de ce dont on chérit les causes n’est ce pas? Je le réaffirme ces accidents sont des coûts de la politique suivie , des coûts volontairement assumés mais dont il est nécessaire de faire semblant de s’indigner.

31 mars – Reuters :

«La secrétaire au Trésor américaine Janet Yellen fait face à la pression des démocrates pour procéder à un examen plus rigoureux des fonds spéculatifs et d’autres grands pools de capitaux alors qu’elle dirige sa première réunion du groupe de régulateurs financiers américains…

L’effondrement du fonds spéculatif à effet de levier Archegos Capital Management … donne au Conseil de surveillance de la stabilité financière de nouvelles matières à examiner. Le conseil, dirigé par le Trésor et comprenant des chefs de la Fed, de la Securities and Exchange Commission et d’autres grands régulateurs financiers, va se réunir … pour discuter en privé de l’activité des fonds spéculatifs.

Notez bien, le Conseil va se réunir en privé: il ne faudrait pas que le public ou même les praticiens honnêtes connaissent la réalité de la situation et les observations qui seront faites . La politique de transparence a ses limites. Elle s ‘arrête quand cela commence à devenir intéressant!

30 mars – Bloomberg :

«Les banques touchées par les retombées d’Archegos Capital pourraient voir des pertes totales de l’ordre de 5 à 10 milliards de dollars, selon JPMorgan. Les pertes résultant de la liquidation des transactions liées à Archegos seront «  très importantes  » … Ils ont ajouté que l’indication que Nomura Holdings Inc. subirait une perte potentielle de 2 milliards de dollars et que la spéculation de la presse sur une perte de 3 à 4 milliards de dollars chez Credit Suisse AG ne sont pas «une issue improbable». »

Les analystes de JPMorgan estiment que les pertes subies par les grandes sociétés de valeurs mobilières pourraient approcher les 10 milliards de dollars – avec les plus gros trous chez Nomura et Credit Suisse. Pour le Credit Suisse, c’est en quelque sorte une «troisième/quatrième) saignée » (Greensill Capital, York Capital Management et Luckin Coffee). A la marge, les grandes maisons de titres vont plus circonspectes sur les crédits à des opérateurs de marché à fort endettement.

EN PRIME:

Les family office

Les actifs des «family office» ont gonflé à 6 trillions grâce aux politiques délibérées de redistribution de la richesse induite par les politiques monétaires d’inflation des actifs. 

Du Financial Times T: «Cet âge d’or a entraîné une prolifération sans précédent . Dans un rapport publié il y a un an, l’école de commerce Insead notait que le nombre de single family offices avait augmenté de 38% entre 2017 et 2019, pour atteindre plus de 7000. Les actifs sous gestion s’élevaient à environ 5,9 trillions de dollars en 2019. » Ces actifs sont au minimum maintenant de 7 trillions. je vous laisse imaginer la puissance financière que cela représente avec l’effet de levier mettons modeste de 10 fois.

EN PRIME

Banques fantômes sur les cryptos.

27 mars – Bloomberg:

«Un groupe de banques fantômes sur le marché de la crypto-monnaie de 1,6 Trillions de dollars ont trouvé comment générer des rendements de 12% avec un risque minimal: prêtez des dollars américains à des hedge funds afin qu’ils puissent acheter Bitcoin. 

Certaines parmi les plus grandes entreprises non bancaires de crypto-monnaie, notamment BitGo, BlockFi, Galaxy Digital et Genesis, se mobilisent pour répondre à la demande de dollars des investisseurs dans un contexte de réticence des banques à prêter aux particuliers ou aux entreprises associés à Bitcoin et à d’autres actifs numériques. 

Dans ce cas, ils prêtent à des fonds spéculatifs qui ont besoin de liquidités pour acheter du Bitcoin pour une transaction dont le rendement est presque garanti avec des rendements annualisés qui ont récemment atteint 20% à 40%.

3 réflexions sur “Editorial: Une semaine épique, l’iceberg a montré une de ses pointes. Il n’y a jamais qu’un seul cafard!

  1. A la fin, il faudra brûler tout le papier, détruire l’immatériel, le fictif. Il faudra assassiner des centaines de millions de gens pour épirer et ne sauver que ceux en capacité de retourner au travail des bêtes et de la terre. Tous les bandits faux sachants marchands de vent politiciens beaux parleurs devos déviants paresseux vicieux seront pendus haut et court en place publique.

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  2. Bonjour Mr Bertez,

    Je sais que vous avez fait beaucoup de posts pour démystifier tout ce qui est capital fictif, spéculation financière, etc… En fait et ça je pense que vous pouvez le comprendre. Ce capital qui alimente les actifs financiers n’est ni plus ni moins que du capital qui cherche désespérément du profit.
    Vu que les obligations souveraines ne proposent plus de rendement, la liquidité ira forcément se loger sur ce qui reste.

    Ce que je veux dire pour conclure, c’est qu’il faut arrêter d’être choqué ou indigné de voir les marchés ne pas connaître la crise. Il ne faut pas se concentrer sur les conséquences mais sur la cause qui ne tient ni plus ni moins que sur la bulle des dettes souveraines. Ce qui veut dire que pour dégonfler sérieusement les marchés, il faudra par la case incontournable qui s’appelle « krach obligataire »

    Et le problème du « krach obligataire », c’est qu’il emporte tout le monde y compris ceux qui ne sont pas capitalisés. Voilà le prix à payer et vu les dégâts que cela causerai, c’est la raison pour laquelle le ponzi (système de cavalerie) créé par la matrice ne peut pas s’arrêter

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