Les dépêches jeudi, dette en hausse et croissance potentielle en baisse

L’histoire montre que plus un pays s’endette plus sa capacité de croissance se reduit.

Ce n’est pas contre intuitif, c’est une evidence dans la mesure ou en general les gouvernements s’endettent pour financer des idioties ou bien purement et simplement du gaspillage. La dette dans un système est en genral un boulet, un poids mort. Elle n’ a pas les vertus magiques que lui pretent les inflationnistes.. La dette est quasi toujours un capital fictif de poids mort.

Dans son graphique du jour, le stratège du crédit à la DB, Stuart Sparks, écrit que l’histoire nous enseigne que bien que les investissements dans la capacité de production puissent en principe augmenter la croissance potentielle et r * de telle sorte que la dette contractée pour financer la relance budgétaire soit remboursée au fil du temps ( rg <0), il s’avère qu’il y a peu de preuves que cela a déjà été réalisé dans le passé.

Le graphique ci-dessous montre qu’une augmentation de la dette fédérale en pourcentage du PIB a toujours été associée à une baisse des estimations du taux de croissance potentielle r * .

Il semblerait que la nécessité d’épargner pour assurer le service de la dette déprime la croissance potentielle.

Comme Sparks conclut, , « le point général est que des dépenses agressives sont nécessaires, mais pas suffisantes. Les dépenses doivent être conçuesspecifiquement pour augmenter les capacités de production. En l’absence d’investissement véritable, les dépenses publiques peuvent abaisser r *. »

Le procès-verbal de la Réserve fédérale américaine rapporte que la Fed a amélioré «considérablement» les perspectives économiques. Les mises à niveau des prévisions, les surprises positives des données et les révisions à la hausse des données passées sont désormais la norme. Le procès-verbal de la BCE est dû aujourd’hui.

Le président américain Biden a proposé un accord mondial sur l’impôt sur les sociétés.

Parallèlement à un taux d’imposition minimum de 21% sur les bénéfices , les grandes entreprises (définies par les revenus et les marges bénéficiaires) seraient imposées par un pays en fonction des ventes dans ce pays.

Si les pays ne se font pas concurrence sur les taux d’imposition, ils seront logiquement en concurrence sur l’efficacité avec laquelle ils dépensent les recettes fiscales.

Les pays où les dépenses améliorent la productivité surclasseront les pays qui dépensent pour des projets « de vanité » et des infrastructures obsolètes/inutiles.


De nombreux défis nous attendent pour un accord fiscal mondial sur les sociétés. Pendant des années, le taux d’imposition effectif des sociétés aux États-Unis était inférieur au taux global d’imposition des sociétés, en raison de lacunes et de procédures comptables prudentes. Des normes mondiales seront nécessaires pour éviter que cela ne devienne ubuesque.

[Yahoo/Bloomberg] U.S. Equity Futures Rise After Record, Asia Steady: Markets Wrap

[Yahoo/Bloomberg] Yuan Erases Year’s Gains Against Dollar as PBOC Steps Aside

[Reuters] Analysis: White House, U.S. companies could agree on 25% tax rate, officials, business groups say

[Yahoo/Bloomberg] Peter Thiel Calls Bitcoin ‘a Chinese Financial Weapon’ at Virtual Roundtable

[Bloomberg] U.S. Consumer Credit Surges by the Most Since Late 2017

[Bloomberg] China’s War Against Taiwan Could Come Sooner Rather Than Later

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