La répression financière: outil d’appauvrissement des uns au profit de l’enrichissement des autres.

Rédigé par 

Bruno Bertez 

15 juillet 2021

Noyées sous les dettes, les banques centrales et les autorités monétaires du monde entier ont recours à l’arme de guerre : la répression monétaire. Préparez-vous, car les victimes (une fois de plus) ne seront pas les ultra-riches…

On vous ment sur tout – et en particulier sur l’inflation. Le mensonge fait partie de la politique monétaire car celle-ci se définit par ce que l’on appelle la répression financière. Et la répression financière n’est possible que grâce au mensonge.

J’explique depuis 2008 le principe de la répression financière au jour le jour, mais ici je vais être plus didactique encore.

Qu’est-ce que la répression financière ?

C’est la politique qui est menée – souvent au lendemain des guerres – afin de résorber l’excès de dettes qui a été produit pour financer les dépenses militaires. Les gouvernements ont emprunté, les banques centrales ont acheté les dettes des gouvernements afin d’éviter la hausse des taux et des coûts des emprunts, beaucoup de fausse monnaie a été créée.

Tout ceci est un fardeau malsain qui asphyxie les économies au lendemain des guerres. Il faut donc faire tabula rasa et repartir, allégé de ce fardeau. Il faut détruire ce que l’on appelle la dette de poids mort.

La crise de 2008, dite des subprime immobiliers, a été l’équivalent d’une guerre. En d’autres termes, pour sauver de la faillite les banques, les institutions financières et les ultra-riches, les gouvernements ont pris en charge leurs dettes, créé beaucoup de nouvelles dettes et les banques centrales ont acheté ces dettes.

Les bilans des banques centrales, des gouvernements, des entreprises se sont considérablement gonflé de dettes.

Tout est surendetté

« Tout » est surendetté, cela veut dire que « tout » a émis des promesses de remboursement et de paiement des intérêts qui ne peuvent être honorées. Les dettes sont tellement importantes – plus de 360% des PIB mondiaux – qu’elles ne peuvent plus être honorées.

Il a fallu mettre les taux d’intérêt nominaux à zéro pour faire semblant de les rendre supportables.

Et quand je dis 360%, je suis très en dessous de la réalité car beaucoup de dettes des régimes de protection sociale, dettes des régimes de retraites, etc. ne sont ni provisionnées ni comptabilisées. Les bilans du système mondial sont faux et archi-faux.

La crise du Covid-19 est arrivée là-dessus ; comme vous vous en doutez, il a fallu distribuer beaucoup d’argent pour limiter les dégâts. Des centaines de milliards pour des pays comme la France et des milliers de milliards pour des pays comme les Etats-Unis.

On a utilisé les mêmes expédients, les mêmes remèdes qu’en 2008. On a distribué beaucoup d’argent que l’on n’avait pas, on a accumulé de nouvelles dettes, on a créé une nouvelle fournée de fausse monnaie par milliers de milliards – au point que les bilans des banques centrales des grands pays dépassent maintenant les 23 000 Mds$ !

Instable et capricieuse

Le monde repose sur une base de masse monétaire colossale, instable, capricieuse, qui virevolte au gré des spéculations et des fantaisies de la communauté spéculative mondiale.

N’oubliez jamais que les dettes du système sont des dettes pour les uns mais qu’elles sont un capital, une richesse pour les autres… Et cette richesse tourne, spécule, s’enrichit comme on le voit encore ces jours-ci ; les marchés financiers enflent, se dilatent, on ne sait plus comment les arrêter sans provoquer de catastrophe.

Les dettes ont atteint un pourcentage de la richesse nationale présente et à venir tellement élevé qu’elles ne peuvent plus être honorées. Ou bien alors il faudrait subir une déflation considérable et plonger les peuples dans la misère.

Pour rembourser les prêteurs, il faudrait faire serrer la ceinture des peuples pendant des années et des années.

Pour réduire le pourcentage de dettes, il serait possible de procéder volontairement à des destructions des dettes les plus scandaleuses et improductives – soit par euthanasie/rééchelonnement des dettes, soit par restructuration/destruction de ces dettes. C’est la solution que nous préconisons depuis 2009.

Il est cependant évident que les rapports de force politique ne s’y prêtent pas puisque ce sont les ultra-riches qui détiennent le pouvoir politique partout. Ils ne vont pas accepter de se faire seppuku !

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]

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