Document. La Banque d’Angleterre et la politique d’assouplissement non conventionnelle. Elle valide mes écrits de 10 ans!

Un rapport de 62 pages vient de valider, tout, sans exception, ce que j’écris depuis 10 ans.

La Commission des affaires économiques de la Chambre des Lords du Royaume-Uni pose la question : « Easing quantitatif : une dépendance dangereuse ? »

Enfin un travail sérieux sur les effets de l’inflation monétaire mondiale la plus monumentale de l’histoire.

Ce travail valide les analyses développées depuis 10 ans.

Je dis bien absolument tout.

je n’ai pas à faire la démonstration point par point, alinéa par alinéa car ceux qui sont intéressés et attentifs à ce que j’écris reconnaitront tout de suite mes analyses et les articulations de mes raisonnements.

Pour les autres hélas il n’est pas possible de toujours répéter car si ils n’ont pas saisi à ce jour ils ne saisiront plus jamais.

Je vous renvoie à mes écrits depuis 10 ans sur le « ils ont brulé leurs vaisseaux, sur « l’Hotel California » , etc etc et encore il y a quelques jours au petit billet ou j’explique « la monnaie bonne a tout faire » et encore à mon éditorial de ce jour et encore a mon analyse récente de l’opinion de Mervyn King publiée par Bloomberg.

Le rapport est écrit en langage plutôt clair mais il comporte encore une part de langue de bois. C’est normal la névrose intoxique même ceux qui veulent bien faire.

Mais les parties traitées en langue de bois sont limitées, repérables et facilement décodables.

Exemple de langue de bois: on remplace les risque réels et le chaos inévitables par les perceptions!

Néanmoins, si les perceptions négatives continuent de se propager, la capacité de la Banque d’Angleterre à contrôler l’inflation et à maintenir la stabilité financière pourrait être considérablement compromise. »

La commission des affaires économiques britannique doit être félicitée pour son examen complet de 62 pages du programme d’assouplissement quantitatif de la Banque d’Angleterre. 

Voici les passages clés qui s’appliquent aux banques centrales mondiales en général et à leur politique d’assouplissement..

« Alors que le Royaume-Uni peut être fier de la crédibilité économique de la Banque d’Angleterre, cette crédibilité repose sur la solidité de la réputation de la Banque en matière d’indépendance opérationnelle vis-à-vis de la prise de décision politique dans la poursuite de la stabilité des prix. 

Cette réputation est fragile et il sera difficile de la regagner si elle est perdue. 

Alors que la Banque a conservé la confiance des marchés financiers, il est devenu évident au cours de notre enquête qu’il existe une perception répandue, y compris parmi les grands investisseurs institutionnels dans la dette publique, que le financement des dépenses déficitaires du gouvernement était une raison importante pour l’assouplissement quantitatif pendant la pandémie du COVID. -19 . 

Ces perceptions sont ancrées parce que les achats d’obligations de la Banque d’Angleterre sont étroitement liés à la vitesse et la masse d’émissions dette par le Trésor britannique. 

Par ailleurs, les déclarations faites par le gouverneur en mai et juin 2020 sur la manière dont l’assouplissement quantitatif a aidé le gouvernement à emprunter manquaient de clarté et ont probablement contribué à renforcer l’impression que les récentes séries d’achats d’actifs étaient au moins partiellement motivées par le désir de financer la politique budgétaire du gouvernement. 

Nous reconnaissons qu’il n’est pas facile de distinguer entre les actions qui visent visant à stabiliser les prix des obligations, les actions qui visent a soutenir l’économie et les des actions orientées vers le financement du déficit. 

Néanmoins, si les perceptions négatives continuent de se propager, la capacité de la Banque d’Angleterre à contrôler l’inflation et à maintenir la stabilité financière pourrait être considérablement compromise. »

 

« Nous avons recueilli les témoignages d’un large éventail d’éminents experts et praticiens de la politique monétaire du monde entier. 

Nous avons conclu que l’utilisation de l’assouplissement quantitatif en 2009, en conjonction avec une politique budgétaire expansionniste, a empêché une réapparition de la Grande Dépression et, ce faisant, atténué la croissance des inégalités qui sont exacerbées en période de ralentissement économique. 

Il s’est également avéré particulièrement efficace pour stabiliser les marchés financiers pendant les périodes de turbulences économiques. 

Cependant, l’assouplissement quantitatif est un outil politique imparfait. 

Nous avons constaté que les preuves disponibles montrent que l’assouplissement quantitatif a eu un impact limité sur la croissance et la demande globale au cours de la dernière décennie. Il existe peu de preuves que l’assouplissement quantitatif a augmenté les prêts bancaires, les investissements, ou qu’il a augmenté les dépenses de consommation des détenteurs d’actifs. 

Par ailleurs, cette politique a également eu pour effet de gonfler artificiellement les prix des actifs, ce qui a profité de manière disproportionnée à ceux qui les possèdent, exacerbant les inégalités de richesse. 

La Banque d’Angleterre ne s’est pas suffisamment engagée dans le débat sur les arbitrages créés par le recours soutenu à l’assouplissement quantitatif. Il faudrait publier un aperçu accessible des effets distributifs de la politique, qui comprend un aperçu clair de l’éventail des points de vue ainsi que le point de vue de la Banque.

« Aucune banque centrale n’a réussi à inverser l’assouplissement quantitatif à moyen et long terme. 

Dans la pratique, les banques centrales se sont engagées dans un assouplissement quantitatif en réponse à des événements défavorables, mais n’ont pas réussi à inverser la politique par la suite. 

Cela a eu un effet de cliquet empechant le retouren arrière et n’a fait qu’exacerber les défis liés au dénouement de cette politique. Le principal problème auquel sont confrontées les banques centrales alors qu’elles cherchent à arrêter ou à inverser l’assouplissement quantitatif est de savoir si cela déclenchera la panique sur les marchés financiers, avec des effets qui pourraient se répercuter sur l’économie réelle. »

« La Banque d’Angleterre s’attend à ce que ces actions aient des effets qui stimuleront l’économie. 

Ces effets sont parfois appelés « mécanismes de transmission ».

Ils comprennent :

Le rééquilibrage du portefeuille mondial : en achetant de grandes quantités d’obligations d’État, l’assouplissement quantitatif fait monter leur prix et abaisse leur taux d’intérêt pour les investisseurs. Étant donné que les taux d’intérêt sur les obligations d’État ont tendance à affecter d’autres taux d’intérêt dans l’économie, la Banque d’Angleterre espère que cela réduira les taux d’intérêt à long terme offerts sur d’autres prêts, tels que les prêts hypothécaires ou les prêts commerciaux, ce qui permettra aux entreprises et aux ménages de emprunter et dépenser de l’argent. 

Lorsque les investisseurs vendent des actifs à la Banque d’Angleterre, leurs comptes bancaires sont crédités du produit qui fournit des liquidités. 

Une partie, ou la totalité, de cet argent frais sera dépensée pour acheter une gamme d’actifs financiers ou réels, comme des actions ou des biens, augmentant ainsi leur prix. Ces prix plus élevés des actifs devraient stimuler les dépenses, soit directement, soit en abaissant le coût de financement de nouveaux investissements. ».

-La signalisation . »Signalisation : en achetant des obligations, la Banque d’Angleterre signale en effet aux marchés financiers et aux prêteurs qu’elle maintiendra les taux d’intérêt bas pendant une plus longue période. Cela réduit les taux d’intérêt à long terme dans l’économie et donne aux banques la certitude que les gens peuvent se permettre d’emprunter de l’argent.

– Liquidité du marché : en achetant des obligations d’État, la Banque d’Angleterre rassure les investisseurs qu’ils peuvent vendre ces obligations s’ils le souhaitent. Cela en fait un actif sûr à détenir et rassure les investisseurs sur le fait qu’ils pourront accéder à la liquidité en les vendant même lorsque les marchés financiers sont en difficulté. 

-Effets de richesse : l’assouplissement quantitatif peut stimuler une gamme de prix d’actifs financiers, tels que les obligations et les actions. Cela augmente la valeur de ces actifs, ce qui enrichit les entreprises et les ménages qui les détiennent.

« Certains témoins ont mis en garde contre les risques de donner aux banques centrales trop d’objectifs pouvant entrer en conflit entre eux. Otmar Issing, président du Centre d’études financières et ancien économiste en chef à la Banque centrale européenne, a déclaré : « Trop d’objectifs rendent presque impossible de concentrer la politique monétaire sur le maintien de la stabilité des prix. Daniel Gros, Distinguished Fellow au Center for European Policy Studies, a déclaré : « Plus une banque centrale est indépendante, plus son mandat doit être étroit. Lord Macpherson d’Earl’s Court… a déclaré : « Si nous surchargeons la Banque d’objectifs – gardez à l’esprit qu’elle ne dispose que d’un nombre limité d’instruments – nous risquons de l’entraîner dans des domaines politiques où elle sera critiquée inutilement. « 

Répondant à la question primordiale du rapport, un article d’opinion de Bloomberg de l’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre Mervyn King (Article que j’ai traité ) était intitulé «L’assouplissement quantitatif est une « addiction dangereuse » : le QE n’est pas une panacée. Les banques centrales ont semblé supposer que tout choc défavorable justifie une nouvelle série d’achats d’obligations. Le QE est devenu un remède universel à presque tous les revers macroéconomiques. 

Mais seuls certains chocs méritent une réponse de politique monétaire. 

Les explications fournies par les banques centrales pour justifier l’ampleur du QE en 2020 ont changé au cours de l’année, et n’ont pas réussi à distinguer les chocs qui justifiaient une réponse monétaire de ceux qui ne l’ont pas fait… Le QE présente des risques pour l’indépendance de la banque centrale. Le comité s’est penché de près sur la relation entre le QE et les finances publiques. Le QE a permis aux gouvernements de financer plus facilement des déficits budgétaires exceptionnellement importants dans les circonstances extraordinaires de Covid-19 . »

Une réflexion sur “Document. La Banque d’Angleterre et la politique d’assouplissement non conventionnelle. Elle valide mes écrits de 10 ans!

  1. Important

    https://www.telegraph.co.uk/business/2021/06/21/bank-england-tells-ministers-intervene-digital-currency-programming/
    en ligne avec le BIS
    26 Mar 2021 .he General Manager of the Bank for International Settlements (BIS) Agustín Carstens, has stated that Central Bank Digital Currency will grant authorities “absolute control” over money.
    éCOUTEZ la vidéo
    https://goldandsilveruk.co.uk/central-bank-digital-currencies-will-grant-authorities-absolute-control-over-money/

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