Il y a 50 ans, s’installait le pouvoir des scélérats. Fin de la monnaie objective. La route de la servitude.

Voici un bon papier de l’excellent Daniel Lacalle.

Il s’est limité à l’anniversaire des 50 ans de la disparition de la convertibilité du dollar en or.

Il aurait pu inclure les accords de la Jamaique, les changes flottants et la libre circulation des capitaux, tout cela fait partie du même mouvement historique; le mouvement qui rend la Valeur frivole, elle n’existe plus en soi, elle n’est que dans la tête des gens. La modernité c’est la disparition des référents.

Tout a commencé avec L. Walras, Menger, Jevons, Clark, dans les années 1860.

Dans les années 1860 la pensée économique a franchi un pas , elle a décrété « qu’il n’y avait plus de vrai prix des vraies choses »!

La valeur en-soi a été évincée du système, elle a été remplacée par le prix, rencontre de la demande et de l’offre, exprimé en monnaie.

Comme l’a perçu André Gide nous sommes entrés dans l’ère des Faux Monnayeurs.

Au passage André Gide est le neveu de Charles Gide l’économiste qui a participé à cette révolution/inversion; Charles Gide dit-on avait sodomisé son neveu. Cela n’ est pas indifférent de le rappeler, quand on parle d’entrée dans un monne faux. Il est ironique également de penser que l’un des grands penseurs de la Modernité, le sinistre Michel Foucault sodomisait les jeunes nord-africains.

Revenons à nos moutons; mais vous savez que je prétends qu’il n’y a de vérité que du tout! Et je le mets en application.

La pensée économique a fait entrer le monde dans un « IMAGINAIRE », on a tourné le dos au SYMBOLIQUE’. J’ai souvent démontré que le monde avait fait à cette époque son entrée dans le monde Faustien celui de Méphisto, celui de Goethe, celui ou, quand on veut manger avec le diable, il faut une longue cuiller.

On est passé des En-soi au Pour-soi.

On est passé dans le monde des signes, le monde des ombres car le prix, la monnaie tout cela ce sont des signes, ce ne sont pas des réalités.

Pour comprendre la différence entre le Réel et le signe, allez contempler le tableau « ceci n’est pas une pipe » de Magritte, c’est vertigineux.

L’Oréal a franchi un pas de plus, car dans sa publicité infame, l’Oréal va jusqu’ à dire que le produit ne compte pas, vous devez payer n’importe quel prix,! En fait il ne vaut rien, sa valeur est infinie; comme la votre: vous devez l’acheter « parce que vous le valez bien » . L’ Oréal prrojette votre surestimation personnelle, narcissique sur le produit qu’il vous fait désirer. Ah les braves gens .

On a achevé de ramener Dieu sur terre pour le placer … dans la tête des apprentis sorciers du nouveau Dieu, le Pognon.

Peu de gens comprennent tout cela, hélas.

Mais ce fut une terrible dialectique que celle qui a transformé un instrument de liberté, la monnaie libre, objective, avec ses fonctions progressistes en une monnaie serve, en un outil de domination par/pour ceux qui se sont auto- proclamés ses gestionnaires ! Les dynasties de l’argent ont remplacé les dynasties de la noblesse. avant ils dominaient par les armes, maintenant ils dominent par ..la monnaie.

Cela fait penser à ce qui s’est passé avec la découverte d’internet: internet devait être un outil de liberté, de libération des individus et cet outil a été retourné, inversé par les GAFA et les gouvernements et leurs fonctionnaires en un instrument d’ esclavage, de controle, instrument surveillé, manipulé …

L’un des concepts les plus riches pour comprendre notre époque est celui d’inversion.

Le dollar donc disais-je a été désancré, libéré de la pesanteur, de l’or, de la Valeur-travail. Car l’or c’est le lien avec le travail et le lien avec la rareté qui est notre lot.

On a mis de l’infini, la planche à billets et les digits, sur le fini. On a mis du sans limites -23 trillions depuis mars 2020- sur du limité: la création de richesses.

Bref la monnaie a perdu son objectivité elle est devenue subjective.

Cela s’inscrit dans la continuité de la révolution dite marginaliste des années 1860-1870. Et on va aller plus loin avec la monnaie-jeton qui sera distribuée, si vous êtes sages, par le bais des cryptos des banques centrales .

Subjectif c’ est à dire soumis aux volontés et aux caprices des hommes, aussi bien des émetteurs que des receveurs et utilisateurs.

Je ne fais qu’évoquer, nous sommes entrés dans l’ère de la tyrannie par les élites: en prenant le controle des monnaies, elles ont pris le controle des peuples et des gouvernements.

C’est une sorte de religion, que cette eglise du fétiche- pognon, avec ses grands prêtres des banques centrales, son clergé des banques et des marchés et ses fidèles .

La disparition de la convertibilité est un coup de force, un viol qui s’analyse simplement : la notion de valeur est définitivement détachée de celle de prix. On a détaché les ombres, les prix , des corps, les valeurs. On a détaché la monnaie de ses sous jacents et les prix de leurs sous-jacent, la valeur.

La monnaie a franchi une transmutation magique, elle est devenue l’équivalent de tous les désirs possibles, donc désirable en soi. Un pur fétiche.

Peu de gens ont compris ce qui se passait, même encore maintenant!

C’est une disjonction méphistophélique que de séparer les ombres, les prix, des corps, les valeurs.

Cela libère les prix de la pesanteur, cela transfère le pouvoir de conduire le monde aux apprentis sorciers: les banquiers centraux et leur clergé les banques et leurs fidèles, les opérateurs des marchés.

Lisez Daniel Lacalle.

Traduction BB

Cette année marque le 50e anniversaire depuis que Nixon a suspendu la convertibilité du dollar en or. 

Cela a marqué le début d’une nouvelle ère, celle d’une économie mondiale alimentée par la dette en monnaie fiduciaire. 

Depuis, les crises sont plus fréquentes mais aussi plus courtes et toujours « résolues » en ajoutant plus de dettes et plus d’impression monétaire.

Image

La suspension de l’étalon-or a été un catalyseur pour déclencher une expansion mondiale massive du crédit et cimenter la position du dollar américain en tant que monnaie de réserve mondiale car il s’est de facto substitué à l’or comme instrument deréserve pour les principales banques centrales.

Image

Ainsi, depuis l’effondrement de l’étalon-or, les crises financières sont plus fréquentes mais aussi plus courtes qu’auparavant.

Le niveau de la dette mondiale a grimpé à plus de 350 % du PIB, et ce qu’on appelle à tort « l’économie financière », qui est en fait l’économie du crédit, s’est multiplié.

Image

L’étalon-or imposait une limite à la dérive monétaire et fiscale des gouvernements et sa suspension a déclenché une poussée sans précédent pour augmenter l’endettement. Cette disparition des limites anciennes aincité de façon perverse les États à transmettre les déséquilibres actuels aux générations futures.

En substituant l’or au dollar américain comme réserve mondiale, les États-Unis ont pu emprunter et augmenter massivement la masse monétaire sans déclencher d’hyperinflation car ils exportent leurs déséquilibres monétaires vers le reste du monde. 

D’autres devises suivent la même expansion monétaire mais sans bénéficier de la demande mondiale dont bénéficie le dollar américain, de sorte que les déséquilibres croissants importés du système américain finissent toujours par rendre ces devises plus faibles par rapport au billet vert. Les économies nationales deviennent plus dépendantes du dollar américain.

Cette course vers le zéro poursuivie par la plupart des banques centrales a également permis de faire en sorte qu’il n’y ait pas de réelle alternative au dollar américain comme réserve car le reste des pays a abandonné en même temps les doubles orthodoxies monétaire et budgétaire, affaiblissant leur capacité à se présenter comme une réserve mondiale. alternative.

Image

Dans les années 1960, n’importe quelle devise d’un pays leader pouvait concurrencer le dollar si ses réserves d’or étaient suffisantes. 

Aujourd’hui, aucune des monnaies fiduciaires ne peut rivaliser avec le dollar, que ce soit en termes de capacité financière ou de réserve. 

L’exemple du Yuan est paradigmatique. L’économie chinoise représente près de 17 % du PIB mondial et sa monnaie n’ est utilisée que dans moins de 4 % des transactions mondiales, selon la Banque des règlements internationaux. (BRI)

Avec la suspension de l’étalon-or, Nixon a cimenté et garanti l’hégémonie financière et monétaire des États-Unis à long terme tout en « libérant » une économie mondiale; celle ci etant alimentée par le crédit le risque financier dépasse de manière disproportionnée l’économie réelle.

Les défenseurs de la suspension de l’étalon-or soutiennent que les crises financières sont plus courtes et que l’économie mondiale s’est renforcée au cours de la période. 

Cependant, il est plus que discutable de considérer que l’expansion massive de la dette est la cause du progrès. La dette non productive a grimpé en flèche et le poids fiscal sur les citoyens est élevé.

La gravité des crises financières a également augmenté; certes elles sont toujours «résolues» en ajoutant plus de dette et plus de prise de risque. 

Une économie alimentée par la dette et une création monétaire massive profitent de manière disproportionnée aux premiers bénéficiaires de l’argent et du crédit. A ceux qui sont proches ds banques et des canaux de distribution de la manne tombée du ciel..

Les premiers bénéficiaires sont le gouvernement et les riches.

Cela crée un problème important pour les classes moyennes et les pauvres. Il y a un effet d’éviction. Ils ne peuvent accéder à de meilleurs niveaux de vie lorsque les prix des actifs sont artificiellement gonflés, alors que les salaires réels augmentent plus lentement que les prix des dépenses essentielles comme le logement, les soins de santé et les services publics.

Un retour à l’étalon-or peut être irréalisable aujourd’hui étant donné l’ampleur du déséquilibre monétaire mondial par rapport à l’or. Cela pourrait créer une crise financière géante.

Un régime de politique monétaire basé sur la règle de Taylor qui limite l’expansion du bilan de la banque centrale couplé à un déficit strictement controlé et à un plafond de la dette pourrait être appliqué… s’il y avait une volonté politique

About Daniel Lacalle

Daniel Lacalle (Madrid, 1967). Doctorat économiste et gestionnaire de fonds. Auteur des best-sellers « Life In The Financial Markets » et « The Energy World Is Flat » ainsi que « Escape From the Central Bank Trap ». Daniel Lacalle (Madrid, 1967). Doctorat économiste et gestionnaire de fonds. Collaborateur fréquent avec CNBC, Bloomberg, CNN, Hedgeye, Epoch Times, Mises Institute, BBN Times, Wall Street Journal, El Español, A3 Media et 13TV. Titulaire du CIIA (Certified International Investment Analyst) et des masters en Investigation économique et IESE. 

Voir tous les articles de Daniel Lacalle →

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s