Editorial: vous êtes déjà ruinés et vous ne le savez pas!

Voici encore un excellent texte de notre ami Guy.

Il me donne l’occasion d’une mise au point.

je vous invite à la lire et relire, c’est à la fois simple et difficile à assimiler.

Guy saisit l’opportunité d’une note de la chef économiste du Trésor pour lui mettre le nez dans son caca et surtout pour tirer sur le fil qui dépasse de son texte. Lisez donc attentivement, c’est un texte que je qualifierai d’enrichissant au sens propre du terme.

Le système est condamné de façon endogène c’est à dire qu’il comporte en lui même, en graine, en gène sa propre destruction.

La monnaie de crédit n’est systémiquement avantageuse que parce qu’elle est destructible.

Elle peut se nier elle même, elle est dialectique.

On peut en émettre et on peut produire et mettre en place les forces de sa propre destruction.

Depuis que je travaille sur la monnaie j’ai utilisé un concept que j’ai forgé: la monnaie de crédit est biodégradable et c’est son avantage.

La monnaie de crédit « marche » parce qu’elle contient en elle même sa propre négation. Plus vous en créez , plus vous la dévalorisez et plus vous mettez en place les conditions de sa dévalorisation.

Avant, ce processus se faisait de façon continue, de façon douce: la monnaie se détruisait à un rythme de 2, 3, 4 % l’an et ainsi la masse pouvait croitre en valeur absolue mais en relatif elle restait raisonnable.

En quelque sorte cette monnaie se détruisait sans douleur, elle effaçait elle même ses propres traces dans les bilans. La dévalorisation en continu des flux permettait de limiter les effets de stock.

C’est pour cela que les démiurges des banques centrales voulaient et veulent toujours une inflation minimum de 2% et que maintenant ils en veulent plus : pour que le processus d’auto-destruction de la monnaie fonctionne, pour éviter la fameuse accumulation qui est le vice interne de notre système.

La monnaie de nos zozos contient ainsi les forces et les structures de sa propre destruction .

Voila le grand secret alchimique.

La monnaie est une promesse mais la particularité de ces promesses est que plus on en émet, plus on en fait, plus on en « printe », moins elles valent.

Plus la masse s’alourdit et plus elle s’allège!

Avec l’inflation institutionnelle de régime de croisière elle ne s’allège que de quelque pourcents l’an mais avec l’accélération hyperinflationniste , un jour elle s’allège définitivement, elle fait bulle, elle va au paradis de la monnaie morte.

Cette monnaie a l’avantage que l’on peut en fabriquer, on peut faire de la fausse monnaie, on peut la faire tomber du ciel en multipliant les crédits. On peut en user et en abuser et c’est pour cela qu’elle a été adoptée par les rois modernes, les gouvernements. .

Cette monnaie met de l’infini c’est à dire des promesses sans limites sur du fini et sur de la rareté, Elle permet de dépasser la création de vraies richesses réelles, concrètes; elle permet de tromper et de donner ce que l’on n’a pas.

Elle est un outil un instrument divin descendu sur terre, c’est le feu volé aux dieux.

Mais son atout majeur retenez le bien, c’est sa capacité à produire sa propre destruction, la seule question est de savoir qui sera la victime de la destruction.

Guy répond: vous!

Et il a raison bien sur.

Vous avez beau être nombreux, vous êtes faibles, vous vivez dans l’illusion monétaire, vous vivez dans le monde des ombres, vous vivez dans l’univers du « fétiche équivalent apparent de tous vos désirs« , vous vivez dans l’univers de l’en-soi de la monnaie alors que la monnaie est tout sauf en-soi . Si je risquais une plaisanterie qui ne sera pas comprise je dirais que la monnaie n’est pas un en-soi, ni un pour-vous mais un pour-eux!

Vous ne comprenez rien à la monnaie, aux banques, à la finance et si vous essayez de comprendre alors vous vous heurtez à l’omerta et au mur des mensonges.

La fonction systémique objective de la monnaie de crédit est d’être bio dégradable, élastique si vous voulez.

Voila le grand secret alchimique;

Mais je vais faire court, ce grand secret très peu de grands prêtres le détiennent. Je veux dire par là que même au plus haut niveau très peu de gens ont compris ce grand secret et l’ont assimilé.

La plupart sont comme la malheureuse chef économiste du Trésor, ou comme Lagarde ou Powell, des gens qui se laissent prendre aux apparences et ne vont pas plus loin .

Je ne connais que très peu de gens radicaux c’est à dire de gens qui vont à la racine de la monnaie. Il y en a dans les Grandes Dynasties, j’en ai rencontré. Et cette connaissance , ces gens l’ont de naissance, sans études parce que c’est dans l’inconscient dynastique.

Le grand secret alchimique c’est que la monnaie de crédit est biodégradable et que cela permet de dépasser la contradiction interne fondamentale du système capitaliste, laquelle contradiction est celle de l’intérêt composé: le système repose sur l’accumulation infinie mais l’accumulation infinie est impossible. C’est le paradoxe du grain de blé sur l’échiquier .

Le système capitaliste c’est le système de l’accumulation, or l’accumulation infinie réelle est impossible.

Grace à la monnaie biodégradable, grâce à la monnaie capable de s’auto-détruire, vous accumulez mais c’est uniquement au niveau des signes: la Bourse, qui n’est qu’un ensemble de signes, peut monter jusqu’au ciel même quand le monde réel s’appauvrit , ce qui se passe en ce moment.

Grace à l’alchimie de la monétarisation, vous sortez du réel, Vous opérez une disjonction. Vous échappez aux contradictions et aux antagonismes du réel, vous les envoyez en l’air, là ou tout est possible.

Le réel lui reste ce qu’il est !

Ainsi si vous n’accumulez que fictivement, vous cessez de vous heurter aux limites de l’accumulation réelle, vous n’accumulez que … du vent.

C’est ce que font les marchés financiers bullaires en ce moment ils accumulent un sentiment, une croyance de richesse. Ils accumulent des signes magiques dont le caractère magique doit être réaffirmé de temps autres par une création monétaire colossale, de plusieurs trillions comme c’est le cas depuis mars 2020. Création monétaire qui accroit et accélère les forces d’auto destruction de la monnaie tout en donnant l’illusion qu’on prolonge sa vie .

La monnaie ne se survit qu’en produisant encore plus de ses forces de destruction, de ses forces qui la minent!

Le maintien en vie de la monnaie et de ses avatars financiers comme la Bourse produit le besoin de sa destruction future.

Je ne vais pas insister mais sachez que la solution de la financiarisation comme solution au problème de l’accumulation et au problème de ses limites tels qu’ils ont surgi dans le milieu des années 60, cette solution de la financiarisation a produit l’impossibilité de continuer le système ancien fondé sur l’inflation continue douce.

Avec la financiarisation on a trouvé une solution certes, mais c’est une solution qui détruit le mode d’ajustement ancien qui se produisait grâce à l’inflation douce, continue.

En effet si vous financiarisez vous devez maintenir la confiance dans les actifs financiers, vous devez faire en sorte que les taux d’intérêt ne montent pas et au contraire il faut qu’ils baissent toujours; vous devez produire un cycle très long de baisse des taux quasi en continu. Ce cycle n’est possible que si et seulement si .. il n’y a plus d’inflation! D’où la surexploitation des salariés, les délocalisations, la globalisation, le remplacement des hommes par les machines, tout cela empêche l’inflation.

Ce cycle de baisse des taux est obligatoire pour maintenir la demande d’actifs financiers puisque l’offre ne cesse de gonfler. Au point qu’un jour vous butez sur .. la limite du zéro ! Certes vous pouvez tricher un peu et vous maintenir sur le zéro nominal et faire baisser le taux réel, mai cela ne dure qu’un temps car le besoin de passer aux taux franchement négatifs pour maintenir la pyramide financière ne cesse de croitre.

Nous sommes dans cette phase .

Un lecteur fait la remarque a propos du texte du grand rebelle Marc Faber et déplore qu’il est toujours pessimiste et que cela dévalorise son travail.

Je m’insurge contre cette remarque: Faber est pessimiste pour une raison simple qui est que la situation s’aggravant de plus en plus, le système devenant de plus en plus fragile on se rapproche sans cesse de sa destruction.

Comment se départir de son pessimisme dans ces conditions?

Cette destruction c’est vous qui la subirez.

Comment et pourquoi Marc changerait il d’avis alors que la pente devient plus en plus forte et glissante comme en ont témoigné les évènements de Mars 2020?

Le fait que Marc ne cherche pas à fixer un calendrier est normal et raisonnable de sa part .

Moi je suis radicalement pessimiste et même beaucoup plus que Faber mais il il y a un « mais », un grand mais: je ne cesse de justifier mon pessimisme et en même temps j’affirme que le seul pouvoir des élites et de leurs apprentis sorciers est de retarder l’inéluctable.

Je prends mes précautions à cause de ma méthode de travail qui est une méthode journalistique: je constate un fait et ce fait m’interpelle: le système tient.

Il tient alors qu’il devrait chuter et sombrer. C’est un mystère. Donc l’analyse de ce qui fait mystère constitue ma valeur ajoutée, et finalement c’est ma capacité à montrer en même temps:

-que le système est foutu et condamné et que vous serez ruinés

mais

-que les subterfuges, les tricks, sont à l’œuvre et qu’il y en a encore beaucoup à la disposition des élites. Leur arsenal n’est pas vide. Cela peut encore durer.

Ma chère lectrice, mon cher lecteur,
 
Ainsi votre épargne en banque est-elle déjà confisquée pour payer la crise.
 
C’est ce que vient d’avouer, au détour d’une énorme gaffe, la chef économiste du Trésor Agnès Benassy-Quéré dans une note sobrement intitulée : « D’où vient l’argent ? ». [1]
 
D’où ? Eh beh, de votre compte courant nous explique-t-elle en toute décontraction.
 
Il est toujours instructif de lire les hauts fonctionnaires de Bercy quand ils s’abaissent à faire de la vulgarisation et à enseigner le bas peuple à qui ils prêtent des réflexions qui ne sont pas les nôtres et auxquelles ils répondent avec des dessins de loups de leurs enfants et des erreurs qui seraient éventuellement excusables pour un élève de Terminale.
 
Vous n’apprendrez rien sur le fond, mais énormément sur leur état d’esprit et leur psychologie, en l’occurrence : Votre argent, c’est le leur.
 
Et ils l’utilisent pour solvabiliser un système bancaire en faillite… Voilà comment le Trésor sacrifie les intérêts des déposants à l’autel des banques.
 
S’il vous plaît partagez cette lettre autant que vous pouvez : Plus nous serons nombreux à nous opposer, plus nous serons forts.
 
Les dépôts NE font PAS les crédits : C’est l’inverse !
Madame Bénassy-Quéré nous rappelle qu’en 2020 l’État a creusé sa dette de 210 milliards et les entreprises de 30 milliards, c’est-à-dire la bagatelle de 8 300 € par ménage !
 
Et voici comment cet abysse de dettes aurait été comblé :
 
« L’ensemble constitué des banques commerciales et de la banque centrale a donc recyclé l’épargne des ménages pour prêter à l’État. »
 
Graphique 5 : le circuit de l’argent dans l’économie Covid
 
Il y a deux énormités dans ces quelques lignes :
 
De manière anecdotique, ainsi la BCE prête-t-elle aux États : C’est interdit par les traités et si nous savons bien que le respect des traités est à géométrie variable, pour un gardien du Temple, cela témoigne d’un mépris total de la loi et Madame Bénassy-Quéré ne fait même plus l’effort de conserver l’apparence de la légalité.
 
Bien plus grave est le lien que fait Madame Bénassy-Quéré entre les dépôts et les crédits.
 
Comme les dépôts augmentent, la banque pourrait ainsi faire davantage crédit nous dit-elle.
 
C’est grossier : Si les dépôts augmentent, c’est parce que la BCE a fait chauffer la planche à billets du crédit illimité et que l’État et les entreprises ont ensuite redistribué une partie de cette création monétaire venue se loger dans les dépôts des clients.
 
Elle inverse fautivement la formule consacrée « les crédits font les dépôts » qui est le fonctionnement du système financier depuis l’abandon de l’étalon de change or en 1971 et même depuis 1922 et les accords de Gênes pour les esprits chagrins comme moi.
 
Dans un système de monnaie crédit, la banque ne prend pas les dépôts de ses clients pour les prêter à d’autres.
 
Elle crée la monnaie à chaque fois qu’elle fait crédit… Et plus elle fait crédit, plus elle créera de monnaie qui sera déposée sur les comptes de ses clients d’où la formule : Les crédits font les dépôts.
 
Les fonds propres font les crédits
Le risque bien entendu est que le crédit ne soit pas remboursé et que la banque perde cette créance à son actif. Dans ce cas, elle doit équilibrer son bilan et combler la perte de créance, en l’occurrence avec ses fonds propres, c’est justement à cela qu’ils servent : Couvrir les risques de la banque.
 
Et c’est logique, si la banque fait un mauvais placement, ce sont ses actionnaires qui doivent prendre la perte, pas ses clients qui n’ont rien demandé.
 
C’est d’ailleurs pour cela que les critères de Bâle III imposent des réglementations sur les fonds propres des banques pour maîtriser leur solvabilité et leur résistance (théorique) aux crises… Pas sur leurs dépôts !
 
Pour qu’une banque puisse faire crédit, il faut qu’elle ait suffisamment de fonds propres pour couvrir ses risques, pas de dépôts !
 
A priori, c’est une erreur de débutant que vient de commettre Madame Bénassy-Quéré et il nous est impossible de lui prêter une telle ignorance.
 
Et au fond, notre chef économiste a raison.
 
Les banques en faillite : Votre épargne en ôtage
Cela fait une décennie que le système bancaire européen est en faillite.
 
La raison est simple : le coût des fonds propres bancaires en Zone Euro (cost of Equity) tourne autour de 8-9 % quand sa rentabilité est à peine de 4-5 %. [2]
 
Cela signifie que le secteur bancaire dans son ensemble doit dépenser 100 € pour en gagner 50… Et depuis des années.
 
Et pourtant il tourne !
 
Et il tourne sur cette évidence implicite : Ce ne sont pas les fonds propres qui solvabilisent les banques, ce sont bien les dépôts de leurs clients qui sont pris en otage.
 
Cela signifie qu’en cas de crise, faillites et défauts de paiement, ce sont vos comptes courants qui couvrent, ce sont eux que l’on ampute.
 
Plus jamais ça ! L’enfer des bonnes intentions après 2008
Oh après 2008, les rapports de la Banque des Règlements Internationaux, du FMI, de grands cabinets de conseil comme le BCG, préconisaient d’apurer le système en amputant une bonne fois les avoirs des clients pour apurer les comptes et faire ménage dans toute cette pourriture.
 
Cela n’a jamais été fait.
 
Après 2008 on avait bien promis de ne plus jamais se laisser avoir par les Too Big To Fail, et cette manière de privatiser les gains et mutualiser les bénéfices, ou dit autrement de faire porter aux autres le poids des vices des uns.
 
On avait promis de revenir à la séparation des banques d’affaires et de détail, comme après 1929 : Souvenez-vous de l’ignoble mascarade de loi de séparation portée par Michel Sapin et François Hollande qui s’étaient docilement couchés devant leur ennemi de la veille.
 
Dix ans plus tard, la chef économiste du Trésor trouve normal et évident que les dépôts de la banque de détail couvrent les crédits de la banque d’affaires et se substituent aux fonds propres des actionnaires dans ce jeu de pile, je gagne, face, tu perds.
 
Le retour des Zombies
Dans une étude remarquable publiée il y a quelques jours, le cabinet Bain & Cie a retracé le calvaire des banques qui étaient déjà « en difficulté avant la tempête ». [2]
 
Ils prévoient, à mon avis à raison, le grand retour des Zombies, ces entreprises qui doivent emprunter pour payer les intérêts de leurs précédents crédits et qui ont déjà pourri la vie des banques au milieu des années 2010.
 
D’ici un an, les « crédits non performants » ou « pourris » devraient à nouveau passer la barre des 1 000 milliards €.
 
Et pourquoi ces zombies existent-ils ? Pourquoi ne pas les laisser faire faillite ?
 
Il n’y a pas de raison économique à maintenir artificiellement des entreprises qui consomment davantage de ressources qu’elles ne créent de richesses… En ces temps d’écologie apocalyptique cela devrait être considéré comme un crime contre les ours polaires.
 
Même socialement, cela n’a pas de sens, il vaudrait bien mieux payer un chômage aux salariés de ces entreprises et les aider à retrouver une place saine et utile dans l’économie plutôt que de les payer à détruire de la valeur et des richesses.
 
Alors pourquoi ? La raison est simple : Les banques ne peuvent pas encaisser ces faillites, elles n’ont pas assez de fonds propres.
 
L’alternative temporaire aux faillites bancaires
Ce point est important : Personne n’est en mesure aujourd’hui de prendre la responsabilité de nettoyer le système, quand bien même le voudrait-il.
 
Cela signifie que tout sera fait pour éviter d’en arriver à des faillites bancaires massives et des pertes pour les déposants.
 
Pour éviter les faillites, il n’y a qu’une alternative : Si la croissance économique ne peut rendre solvable la masse ahurissante des crédits (et elle ne le peut pas, malgré tous les boniments de Bruno Le Maire), la seule chose qui peut faire tenir le système, est l’augmentation et l’accélération continue de la création de crédit.
 
Les taux profondément négatifs
Si vous ne pouvez pas rembourser votre crédit, la seule solution pour éviter la faillite est de vous prêter davantage.
 
Nous sommes entrés dans ce cercle vicieux irrépressible après 2008, nous ne sommes aujourd’hui que dans le piège de son exagération.
 
Les liquidités tournent dans le siphon, toujours plus vite, en cercles toujours plus serrés semble-t-il indéfiniment, et pourtant nous finirons bien aux égouts.
 
Et pour que la masse de crédit augmente dans notre système, il faut que les taux baissent sans cesse et entrent en territoire profondément négatif. C’est ce qui se passe depuis 40 ans, l’endettement augmente à mesure que les taux baissent.
 
Après tout, pourquoi faudrait-il que le plancher soit à zéro ?
 
Cette étape de taux profondément négatifs est préparée par des économistes comme Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien chef économiste du FMI depuis près de 10 ans. 
 
La double peine de l’inflation ET des taux négatifs
Oh bien sûr l’inflation est là et l’on vous agite le chiffon rouge de la hausse des taux, et c’est ce qui devrait se passer dans un système sain mais nous sommes dans un système dégénéré en phase terminale : Vous aurez la double peine de l’inflation ET des taux profondément négatifs.
Aujourd’hui les taux négatifs sur vos dépôts vous sont répercutés vicieusement via l’augmentation des frais bancaires.
 
Demain quand les taux baisseront à -2, -4 ou -6 %, les banques ne pourront plus compenser et ces taux vous seront répercutés par un impôt ultime sur votre épargne.
 
Ils vous diront que c’est votre faute et qu’il fallait mieux dépenser, mieux consommer, mieux vous découvrir pour être encore davantage à leur merci.
 
Je sais bien que la perspective de taux profondément négatifs est difficile à appréhender mais après 40 ans de baisse continue des taux, crise après crise, à vrai dire, c’est plutôt leur remontée qui paraît spéculative.
 
Achetez de l’or tant que vous le pouvez encore, c’est l’assurance ultime de votre épargne.
 
C’est la première pierre, mais immobilier, matières premières, économie réelle (la vraie) les opportunités sont là pour ceux qui savent sortir des sentiers battus.
 
Et partagez cette lettre : Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts.
 
À votre bonne fortune,
 
Guy de La Fortelle
 

4 réflexions sur “Editorial: vous êtes déjà ruinés et vous ne le savez pas!

  1. Plus la masse (quantitative) s’alourdit et plus elle s’allège (qualitativement)! c’est la formule prométhéenne posée sous la forme d’une fraction entre le nombre et le signifié, ce dernier n’est perçu qu’à travers le nombre qui est formel, topologique alors que le signifié est informel et ne peut se mettre en valeur que par ce qui le véhicule.

    Sinon, vous êtes toujours aussi fin pour détailler les réalités « apparentes » et les dévoilées dans leur perversité. Je conserve certains de vos écrits, ils méritent amplement de s’assembler dans une architecturation historique de cette ère finissante car nos enfants auront besoin de savoir quel univers sémantique constituait l’habillage catastrophique de notre temps de chaos en finance et économie biensur et bien plus encore..

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  2. Article brillant,
    toutes nos richesses sont mises en garantie, elles sont déjà nanties avec privilèges.

    Ce n’est pas par hasard que Black le roc a été désigné pour gérer au niveau de l’UE, il manque actuellement les lois françaises pour avaliser la remise des fonds de la sécu et des retraites.

    Le patrimoine physique suivra, voir les fonds de pension qui rachètent l’immobilier à coup de surenchères, en monnaie de singe.

    Ils savent très bien ce qu’ils font, ils prennent tout!

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    1. Et oui les taux négatif nous pousserons à consommer et à rien épargner. Ca tombe bien tout le monde se met à la location. des meubles (ikea essaie) en pasant par les vélso (pub sur youtube).
      L’état prépare le terrain pour l’immobilier
      (https://www.legifiscal.fr/actualites-fiscales/2322-immobilier-loi-lagleize-reinvente-droit-propriete.html).

      Rien ne saura à toi, tu loueras tout. Tu auras bonne conscience. Tu n’auras volontairement plus d’épargne.

      L’union soviétique repeint en vert.

      PS: dans ma multinationale, on s’excite maintenant sur L’ESG (https://en.wikipedia.org/wiki/Environmental,_social_and_corporate_governance). Les quadras à fort potentielle se jettent dessus en ce moment.

      Il y a un an, on s’excitait sur la « sustainability » et le « green restart ». L’idée était en faite de vendre plein de service payant pour réduire la facture d’électricité à grand coup de mots clefs. Quand j’ai voulu faire des produits plus durable (en vrai) on m’a fait comprendre que c’était pas bon pour le business. Du coup on fait rien pour le développement durable mais on développe le service d’alarme et de maintenance pour faire l’argent derrière. Vous allez baisser votre consommation énergique mais faudra payer la différence.

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