Sanitaire, Afghanistan, finance, monnaie: la crise présente et à venir sera une crise de la pensée.

Lisez ce texte, quand vous l’aurez assimilé, vous comprendrez ce que je veux dire et pourquoi je crois que la crise, les crises sont inéluctables. Les crises qui se préparent sont des crises d’intelligibilité du monde. Des erreurs théoriques colossales.

ILS SONT NULS!

La criticalité auto-organisée François Roddier.

Plus chaude du coté éclairé par le Soleil que de l’autre, la Terre est naturellement en déséquilibre thermique. Les lois de la physique imposent que la température de la Terre s’uniformise. Les physiciens disent que l’énergie s’y dissipe.

Des courants atmosphériques et océaniques s’organisent pour transporter la chaleur de l’équateur vers les pôles. Le jour, l’eau qui s’évapore emmagasine de la chaleur qu’elle rend la nuit en se condensant. La végétation accélère le processus. Les arbres vont chercher l’eau sous terre avec leurs racines. Leurs feuilles facilitent l’évaporation. Les insectes aident les plantes à se reproduire en transportant leur pollen. Les animaux aident la végétation en fertilisant le sol de leurs déchets.

Aujourd’hui, les physiciens pensent que la vie s’est développée sur Terre pour y dissiper l’énergie.

En 1969, Ilya Prigogine introduisait la notion de structure dissipative.

Un écosystème ou une société humaine sont des structures dissipatives.

En dissipant l’énergie, elles modifient leur environnement jusqu’à un point critique à partir duquel elles ont tendance à s’effondrer. En présence d’énergie, de nouvelles structures les remplacent. Le physicien danois Per Bak a appelé ce processus “criticalité auto-organisée”.

Ce que nous voyons est une tentative d’imposer une gouvernance/un managerialisme technique idéalisée sur un monde complexe, plutôt que la recherche de vraies solutions aux problèmes .

Le changement se produit rapidement et souvent de manière imprévisible.

Imaginez de déposer un grain de sable après l’autre sur une surface . Un tas se développe bientôt. Finalement, un seul grain déclenche une avalanche. 

Eh bien, en 1987, trois physiciens ont commencé à jouer au jeu du tas de sable dans leur laboratoire, cherchant une réponse à ce qui déclenche l’avalanche typique ? Après un grand nombre de tests, ils ont découvert qu’il n’y avait pas de nombre typique de grains qui le fasse. Notez bien pas de nombre, donc pas de mesure quantitative.

Pour découvrir pourquoi une telle imprévisibilité devrait apparaître dans leur jeu de tas de sable, les physiciens l’ont ensuite coloré en fonction de sa pente. Là où il était relativement plat et stable, ils le coloraient en vert ; là ou il était «prêt à partir», ils l’ont coloré en rouge.

Ils ont découvert qu’au début, le tas semblait principalement vert, mais que, au fur et à mesure que le tas grandissait, le vert s’infiltrait de plus en plus de rouge. Avec plus de grains, la dispersion des rouges s’est développée jusqu’à ce qu’un squelette dense d’instabilité rouge traverse le tas. 

Un grain tombant sur un point rouge peut, par une action de type domino, provoquer un glissement sur d’autres points rouges proches.

L’Afghanistan était censé être une vitrine pour le managérialisme technique occidental  un moyen de prouver l’infaillibilité historique de la technocratie. Sa doctrine soutenait que les marchés libres évitaient en quelque sorte le besoin de politique et de volonté ; que les mégadonnées et le managérialisme « expert » sur les marchés étaient au cœur de la reconfiguration du monde . C’était, en un mot, postuler la prévisibilité des données.

Postuler la prévisibilité des données, c’est considérer que le monde est prévisible, qu’il est comme on dit: dérivable. C’est le postulat des apprentis sorciers des banques centrales et des économistes modélisateurs par exemple. C’est le postulat également bien sur de nos démiurges du sanitaire a la Macron.

 Avec suffisamment d’informations sur les choix humains passés, ces auto proclamés experts croient qu’ils peuvent prédire avec précision le comportement humain, et que celui ci peut ensuite être  « poussé »  dans la direction que ess élites souhaitent qu’il aille. 

On débouche sur la psychologie comportementale du Nudge, bien sûr, sur la propagande, sur le  contrôle  – pas sur la pensée active.

Pourtant, de manière  imprévisible , à Kaboul cette équipe de direction «de classe mondiale» tellement absorbée par sa   technocratie  et sa gestion des données de masse, a produit un projet si pourri et si corrompu qu’il s’est effondré en onze jours.

Bien sur ces gens,  de nombreux Américains et Européens ne se sont pas remis du choc et ils restent dans le déni.

Donc, revenons au tas de sable : lorsque les taches rouges viennent cribler le tas de sable, les conséquences du prochain grain deviennent diaboliquement imprévisibles, ont découvert les physiciens. Cela pourrait déclencher seulement quelques chutes, ou cela pourrait plutôt déclencher une réaction en chaîne cataclysmique impliquant des millions de personnes. Le tas de sable semblait s’être configuré dans un état hypersensible et particulièrement instable, dans lequel le prochain grain tombant pouvait déclencher une réponse de n’importe quelle taille.

La physique dit que nous avons une instabilité systémique à partir d’un certain point d’accumulation. Nos technocrates le nient et sont donc radicalement incapables de prévoir même une telle possibilité. .

Il y a beaucoup de rebondissements dans l’histoire, mais la conclusion qu’il faut en tirer est simple : l’organisation particulière et exceptionnellement instable d’un certain état critique semble en effet expliquer pourquoi notre monde très complexe, dans son ensemble, semble si enclin aux bouleversements imprévisibles. 

En fin de compte, c’est l’atterrissage du «grain rouge» des talibans qui a déclenché une cascade imprévue.

Il y a beaucoup de situations qui sont isomorphes, semblables à ce que nous venons d’analyser pour l’Afghanistan .

La structure cachée, cristalline -au sens de Hegel- qui traverse le sanitaire, la finance de marché, le terrorisme , la geopolitique, la météo, le climat, etc , cette structure est selon moi la même. On est dans le hautement complexe, mal connu et des fenêtres de criticalité s’ouvrent sans que l’intelligence managériale puisse non seulement les reconnaitre ou y pallier, encore moins s’y opposer.

L’un d’eux est la « vaccination » (ou thérapie génique) : le « vaccin » à ARNm n’arrête pas l’infection, ni la propagation du virus. Une personne complètement vaccinée peut attraper le virus et le transmettre à d’autres. Il existe de nouvelles preuves que les individus à double vaxx accumulent d’énormes charges virales dans le nez et les sinus, les obligeant à devenir des super-propagateurs et à infecter les autres. Les non vaccinés ont donc autant à craindre d’attraper la maladie des vaccinés que l’inverse.

Je vous parle de la vaccination parce que c’est ce qui fait les articles de presse et les conversations, mais je pourrais aussi vous parler de la situation de la finance de marché, ou de la situation monétaire en Europe .

Hussman considère qu’une fenêtre d’instabilité/criticalité s’est ouverte sur les marchés financiers. Je ne suis pas loin de le suivre, mais j’hésite encore.

D’autres comme Evans Pritchard considèrent qu’une fenêtre d’instabilité monétaire s’est ouverte en Europe .

Le rédacteur en chef des affaires internationales du Telegraph , Ambrose Evans-Pritchard, voit  les grains rouges traverser le tas de sable :

« La colère qui couve depuis longtemps de l’Allemagne contre la Banque centrale européenne (BCE) est de nouveau à son comble. Il est difficile de justifier un [QE] pérenne et des taux négatifs lorsque l’inflation allemande est proche de 4pc – et en hausse. Les réalités politiques obligent la BCE … à se préparer à une réduction des obligations plus tôt qu’elle ne le souhaite … afin d’éviter une rupture avec la puissance d’ancrage de l’Europe [l’Allemagne].

« [Cela signifie] qu’elle devra commencer à retirer le corset qui a protégé les États du Club Med très endettés des forces du marché pendant près de sept ans, et qui a commodément couvert l’intégralité de leurs besoins d’emprunt sous le couvert de la « politique monétaire ». C’est ce resserrement monétaire associé aux mesures parallèles de la Réserve fédérale américaine qui pose le principal risque pour la surchauffe des marchés d’actifs mondiaux, et non la variante Delta du virus.

Tout peut arriver et l’escroquerie de nos élites financiarisées, technicisées et modélisées est de le nier, de croire elles mêmes que tout est dérivable, que l’incertitude, la vraie, l’incertitude radicale n’existe plus et que l’on peut tout traiter avec de la création de monnaie de base donnée à Pfizer , y compris le Covid.

L’exemple de l’Afghanistan devrait inciter a réfléchir ?

Texte inspiré par Alastair Crooke via The Strategicd Culture Foundation,

3 réflexions sur “Sanitaire, Afghanistan, finance, monnaie: la crise présente et à venir sera une crise de la pensée.

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