L’inflation est déjà là, elle est stockée, latente.

L’originalité de ma position tient à ceci que je n’interroge pas sur la question de savoir si elle va venir. Non je ne me pose pas la question parce que, selon moi elle est déja là, en graine, en germe .

Simplement il faudra des conditions particulières pour la graine, les graines qui ont été semées sortent de terre et deviennent visibles pour tout le monde.

La graine qui a été semée, c’est la création aberrante, hors de toutes proportions, de signes monétaires;

Le terrain, ce sont les conditions sociales, les conditions de production, les rapports de production, les rapports offres/demande, les rapports épargne/investissement.

Il faudra des circonstances plus ou moins singulières pour que cette inflation en germe pousse et bien sûr les économistes et les élites nous ferons, vous feront croire que ces causes proches de la manifestation inflationnistes sont les causses fondamentales. Ils vous feront passer le circonstanciel pour le lointain. a la limite; ces zozos vous feront croire que c’est vous qui causez cette inflation;

Par exemple ils diront que vous vivez au dessus de vos moyens,; que vous n’êtes pas assez productifs, que vous refusez de faire le sacrifice pour la transition climatique etc etc Et si ils ne vous incriminent pas ils incrimineront le climat; l’OPEP, les Chinois, les russes que sais je encore!

L’inflation c’est la hausse inconsidérée de la masse de signes monétaires.

La manifestation de l’inflation monétaire c’est, quand les conditions sont réunies, la hausse des prix des biens des services, des salaireset la perte de pouvoir d’achat de la monnaie.

L’inflation est là, elle existe depuis de nombreuses sannées, mais elle est réprimée ce qui veut dire qu’elle ne manifeste pas.

La pression exercée par la quantité excessive de monnaie est déviée, réprimée par le canal des importations et l’accroissement perpétuel des deficits extérieurs, par la hernie des marchés financiers. En fait tout se passe comme si on avait, pendant de nombreuses années, stocké l’inflation.

La régulation économique et sociale a été déflationniste, le pouvoir d’achat des salariés et des consommateurs a été bridé, et c’est àdire que l’on a contenu la pression sur les prix et les salaires par la globalisation et le libre échange et la peur..

La quantité de monnaie excédentaire a été stérilisée dans les marchés financiers d’abord, puis dans les emplois spéculatifs d’autre part.

Rédigé par 

Bruno Bertez 

9 novembre 2021

Hier, nous avons vu que la réponse à la grande crise financière (GCF) de 2008 nécessitait une redécouverte du keynésianisme, et que l’après-pandémie pourrait en revanche apporter une appréciation renouvelée du monétarisme.

En effet, que se passe-t-il lorsqu’il y a un bond brutal et spectaculaire de la masse monétaire ?

Réponse : une amélioration de la valeur, de la situation nette des ménages dans leur ensemble. Comme Tobin l’a expliqué il y a un demi-siècle : « Si l’économie et la masse monétaire ne s’ajustent pas, c’est l’économie qui doit s’ajuster. »

Mais que se passe-t-il ensuite ? Il est utile de dissiper d’abord le mythe selon lequel l’épargne pandémique sera « dépensée ». Cela peut être vrai pour l’individu ou le ménage, mais, pour l’ensemble de la communauté, au niveau macroéconomique, cette épargne (à moins, par exemple, qu’elle soit utilisée pour rembourser l’encours de crédit bancaire dans son ensemble) restera en circulation. Elle sera uniquement transmise d’un individu à un autre.

Où ira la monnaie épargnée durant la pandémie ?

Tout ce qui est émis doit toujours être détenu, c’est vrai pour la monnaie comme pour les titres. Je vous le répète souvent pour vous faire comprendre l’imbécillité de ceux qui disent qu’il y a de l’argent en attente : tous les titres émis doivent être détenus par quelqu’un, et toute la monnaie émise aussi.

C’est-à-dire que, lorsque certaines banques centrales parlent d’épargne « dépensée » une fois la pandémie terminée, ce qu’elles veulent dire en réalité est : l’acte d’épargner durant la pandémie se passera entre les acteurs du secteur privé.

Cela ne veut par contre pas dire que l’augmentation de la masse monétaire s’inversera à cause des dépenses. L’argent créé va tourner. Cependant, ce stock accru soutiendra un plus grand volume et une plus grande variété de flux économiques sous-jacents.

Des flux qui peuvent avoir un impact sur les prix…

Puis, au fur et à mesure que ces dépenses sont déclenchées, le prix des biens et services actuellement produits, ainsi que les prix des actifs, s’ajusteront à la hausse pour refléter cette nouvelle masse monétaire gonflée. C’est ce qui est en train d’arriver : tout augmente, les prix des maisons, des tableaux, des actions, de la nourriture, des matières premières, des cryptos, etc.

La pression supplémentaire sur les prix, créée par « l’épargne pandémique » est une disproportion temporaire. Elle ne trouvera qu’une expression partielle dans les biens de consommation et, plus probablement, ce seront les biens en capital qui feront « s’équilibrer » les soldes monétaires.

L’ajustement de l’économie à une augmentation ponctuelle de la masse monétaire est nécessaire et obligatoire, mais elle n’est pas permanente.

En d’autres termes, puisqu’il s’agit de monnaie exogène, l’économie devra s’adapter à des bilans des ménages plus solides. La hausse des prix, à la fois ceux des actifs (la Bourse) et ceux des biens et service (le CPI), est le processus par lequel se rétablit la relation antérieure entre le secteur monétaire et le secteur économique. Cependant, une fois que ce sera fait, il n’y aura plus de mécanisme pour entretenir la hausse.

C’est une sorte d’ajustement qui déflate l’excès de la masse monétaire injecté dans le système, pour au final laisser les avoirs en monnaie réelle inchangés.

On peut imaginer que les prix des actifs (prix des logements, voitures d’occasion, cryptos, etc.) bondissent également pour dégonfler l’augmentation du stock nominal de monnaie. La déflation de la masse monétaire – inflatée brutalement en mars 2020 – peut se faire soit par les prix des biens de consommation soit par les prix des actifs, ce que nous observons maintenant.

Une nouvelle erreur de politique monétaire est en vue

Avec cela, le décor est planté pour une erreur de politique monétaire post-pandémique, tout comme l’après-GFC a révélé des échecs de politique budgétaire.

L’erreur cette fois pourrait être de ne pas reconnaître que l’ajustement à une masse monétaire plus élevée est une nécessité certes, mais une nécessité temporaire. Ce pourrait être de ne pas penser que les choses retourneront à la situation antérieure d’avant la pandémie.

Il n’y a aucune raison d’anticiper un changement permanent du taux de croissance de la masse monétaire. Cela nécessiterait un changement fondamental dans la disposition des intermédiaires financiers monétaires et non monétaires. Bien que cela puisse se produire, rien n’indique que ce sera le cas, et il n’y a aucune présomption que cela se produira dans le cadre des arrangements institutionnels existants.

En fait, l’inflation était jusqu’à présent sur une trajectoire descendante séculaire, probablement pour des raisons totalement inconnues des décideurs. A ce stade, il n’y a rien qui prouve que la situation a changé… Mais ce n’est pas pour cela qu’elle ne changera pas !

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.]

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