Editorial. Régulation: il faut que cela fasse du bien sans faire mal. Nous sommes dans le Powellnomics.

La campagne d’intox se poursuit.

Surtout lisez le texte-cadre ci dessous, « Le Grand Bluff », il va vous être utile tout au long de ces prochains mois.

Si vous assimilez ce texte vous ne paniquerez pas, vous jugerez sereinement de l’évolution de la situation et donc du succès ou de l’échec des autorités régulatrices d’une autre façon que le public, vous aurez une longueur d’avance.

Entrez dans ce jeu, dans ce théâtre ou on joue la pièce de l’abandon de l’inflationnisme., mais restez vigilant, averti du fait que c’est un spectacle pour les gogos.

Nous sommes dans le Powellnomics.

Je répète: nous sommes non pas un grand tournant mais dans une petite manoeuvrette intermédiaire, dans une nouvelle « ride », pas dans un reflux.

Je vous rappelle que le but de la campagne d’intox but est de faire passer les tentatives -de la Fed de faire croire qu’elle va agir contre l’inflation par la politique monétaire- pour de véritables actions.

Il s’agit de modifier les perceptions, de projeter sur les marchés et sur l’économie et sur le corps social l’ombre, je dis bien l’ombre du resserrement monétaire, l’ombre de la maitrise de la situation par la Fed.

C’est une colossale manipulation des perceptions afin de produire des anticipations.

N’oubliez pas que la seule théorie en vogue de l’inflation, maintenant que l’on a abondonné la théorie keynésienne de Phillips et la théorie monétariste de Friedman, la seule théorie c’est ; « ce sont les anticipations qui produisent l’inflation« . L’inflation, c’est dans la tête des gens.

Nous sommes aux confins du marginalisme et de la théorie de la valeur, nous sommes dans la tautologie . Les prix montent parce que la majorité des gens croient qu’ils vont monter!

Cela implique des signaux, des symboles, des paroles de prescripteurs de prestige, une moindre performance des bourses, une hausse de la volatilité, un nettoyage de la pourriture spéculative mais pas de dégâts fondamentaux. La hausse des taux longs doit être modérée sinon modeste, les leverages doivent être stabilisés, les spreads doivent se tendra modestement, les conditions financières réelles doivent rester souples et le cours du dollar contenu.

En fait à l’inverse la théorie de notre bon Schwarzenegger, cela ne doit pas faire mal, il faut que cela fasse du bien sans faire mal,

Donc c’est de la corde raide.

Voici un exemple tout à fait caractéristique du type de discours/narrative que veut entendre, provoquer, produire la Fed:

  • Le stratège vétéran David Roche prévient que la volatilité récente pourrait pointer vers un marché baissier, plutôt qu’un ralentisseur temporaire dans une course haussière continue.
  • S’adressant à CNBC lundi, Roche a expliqué que “tous les bons facteurs” qui ont stimulé les économies pendant la pandémie – tels que le financement public des bilans des ménages et des entreprises – devraient être “lentement retirés”.
  • Les commentaires du stratège de longue date sont intervenus après un mois de janvier sauvage pour les marchés mondiaux alors que les investisseurs étaient aux prises avec une série de problèmes allant du resserrement potentiel de la politique monétaire avant les grandes banques centrales telles que la Réserve fédérale américaine, aux tensions géopolitiques persistantes entre la Russie et l’Occident au sujet de l’Ukraine, aux inquiétudes liées à l’inflation.

Vous remarquerez que ce stratège ne touche pas aux fondamentales, il n’évoque pas la seule vraie bonne raison de sortir des marchés; la surévaluation.

Il n’évoque même pas le très fort ralentissement des profits qui va intervenir à moyen terme, non , il reste dans l’épure qui convient à la Fed, cette épure qui maintient son contrôle sur les indices boursiers.

Ce sont des actions virtuelles, Canada Dry, c’est toute une conception du monde, afin d’éviter d’agir réellement et de faire mal à l’économie et aux marchés financiers. Autant dire que c’est une tentative magique.

Ne soyez pas étonné si tout le monde collabore en ce sens la devise est « dont’t fight the Fed »: c’est l’intérêt objectif bien compris de tous.

Nous sommes bien dans le Grand Bluff, je maintiens et je confirme.

Faites semblant de gober l’hameçon, mais sans bien sur y croire.

Nous suivrons ensemble les petits cailloux blancs du conte que nous narre Powell.

La dette nationale américaine a dépassé 30 000 milliards de dollars, des années avant la date prévue, alors que les dépenses liées à la pandémie ont alimenté les emprunts du gouvernement.
Mardi 1er février 2022
Cette étape budgétaire inquiétante souligne la nature fragile de la santé économique à long terme du pays alors qu’il est aux prises avec la flambée des prix et la perspective de taux d’intérêt plus élevés.
Nos économies n’investissent pas pour la prospérité future, elles desinvestissent afin de maintenir les apparences de la prospérité présent.

Au lieu d’investir pour l’avenir, elles le pillent.

[Yahoo/Bloomberg] Stocks, Futures Rise on Earnings, Easing Fed Angst: Markets Wrap

[Reuters] Oil climbs toward 7-year highs on U.S. stock draw, eyes on OPEC+ move

[Reuters] U.S. trade official says China failed to meet ‘Phase 1’ commitments

[CNBC] Veteran strategist David Roche warns markets could be at a ‘turning point’ toward a bear market

[CNBC] ‘It’s going to be a year where we are shocked by the volatility,’ BofA’s Savita Subramanian warns

[NYT] A Normal Supply Chain? It’s ‘Unlikely’ in 2022.

[FT] Has the Fed ‘put’ been put to bed?

Une réflexion sur “Editorial. Régulation: il faut que cela fasse du bien sans faire mal. Nous sommes dans le Powellnomics.

  1. ok, ils sont dans la névrose globalisée, le retour aux concepts basés sur l’observation de la réalité semble proscrit. verbotten.

    Cependant si les prix passent les 2 digits , scenario plus qu’envisageable dans les 6 mois á venir au vu du momemtum

    Oseront-ils truquer honteusement les data ?

    Je ne suis pas Jeremy, mais le Nasdaq qui me semble être le proxy le plus pure de la névrose ambiante vient de donner un signal tres fort de vente sur mon meilleur modéle dynamique de long terme ( pas encore le dji á ce jour) et pour repasser acheteur il faudrait une hausse de plus de 25% avant octobre 2022…

    Finalement l’année 2022 ne serait elle pas (enfin…) celle de jp Hussman ?

    J’aime

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