Editorial. Tirez sur le fil ! Les USA n’acceptent plus le non-alignement ou la tiédeur européenne.

Ceci est une synthèse éditoriale importante.

Consultez notre fil Twitter, il complète nos analyses et souvent, exprime des idées importantes sous une forme simple, claire et surtout ramassée; c’est un complément.

Même en quelques lignes on peut remettre une situation complexe en perspective.

Exemple: ici j’explique que le conflit entre l’Ukraine et la Russie ne se comprend que dans le cadre de la préparation du Grand Affrontement entre le bloc chinois et le bloc occidental.

Les USA veulent faire pencher l’Europe dans le camp d’une OTAN élargie, dans une alliance offensive et non plus défensive et pour obtenir ce ralliement européen les USA se servent du conflit.

Le conflit Ukrainien est une façon de tordre le bras des Européens et de les faire mettre à genoux , à plusieurs niveaux.

Souvenez vous de l’insolence de Macron qui s’est servi de ses sponsors Rothschild de The Economist pour oser décréter que l’OTAN était en mort cérébrale!

Cela n’est pas passé inaperçu aux USA et ils se sont dit, le gaillard, il va voir ce qu’il va voir. Comme si les USA pouvaient tolérer qu’un zozo comme Macron reprenne les idées de défense européenne, d’armée et d’investissements européens destinées à réduire l’emprise américaine! Et en plus les idées de The Economist/Rothschild , partisan d’une monnaie globale qui supplante le dollar!

Pour saboter toute entreprise de constitution de défense autonome européenne il faut créer un danger proche qui divise les européens .

Quoi de mieux que le Danger Russe, le danger du régime autoritaire Russe qui séduit les populistes européen et leur sert de point de référence identitaire, anti-woke, anti-immigration, anti-féminisation? Il suffit de menacer l’Ours russe pour qu’il montre les dents, et que les européens chient dans leur froc et se jettent dans les griffes de l’Aigle impérial .

La dépendance européenne vis vis des USA est à de multiples niveaux, et en fait elle est quasi totale mais comme elle est soft, complexe et enfouie elle ne se voit pas!

La dépendance s’articule autour :

du contrôle des élites et de leur sélection du type « Young Leaders »

de la soumission aux organisations soi disant internationales manipulées

de la corruption

du chantage

de la formation de leur pensée stratégique

des théories monétaires et fiancières

et surtout ce que personne ne sait ou n’explique: la dépendance totale du système bancaire et monétaire européen vis vis de la seule vraie monnaie globale, celle qui est la liquidité de dernier recours : le dollar.

Le système bancaire européen s’est fait piéger dans BW2 , le système de recyclage des déficits US.

Il est tenu par les couilles au niveau de son refinancement en dollars/eurodollars et de son insertion dans le cadre juridictionnel américain.

Et compte tenu du montant colossal de dettes européennes , compte tenu de son leverage , le système bancaire euro ne peut survivre sans le refinancement en dollars de son bilan surexposé. L’édifice chuterait au moindre souffle de doute sur ses possibilités de refinancement. Le vrai talon d’Achille de l’Europe c’est son système bancaire surexposé, imbriqué et surtout demandeur structurel d’ une monnaie dont sa banque centrale n’est pas le producteur; le dollar.

Tant par la Fed que par leur extension organisationnelle et juridictionnelle, les Etats Unis tiennent le système européen en laisse. Y compris et même surtout l’Allemand contrairement à ce que l’on peut penser intuitivement.

C’est l’insertion mondiale du système bancaire euro qui est notre point faible majeur.

Nous ne pouvons prétendre à la moindre autonomie a la fois en raison de nos dettes, de la surexposition du bilan de nos banques aux dollars, de la faiblesse de notre marché financier, de notre dépendances aux services contrôlés par les Américains..

Nous avons construit une puissance bancaire trop lourde sur des fondations qui ne nous appartiennent pas, elles appartiennent aux USA, à la Fed . Nous en sommes locataires ! Même chose pour la Suisse soit dit en passant. La neutralité Suisse est devenu un mythe depuis 2008.

Essayez d’imaginer les crises passées sans les Swaps américains en dollars, essayer d’imaginer que ce soit écrit à la Une du WSJ ou du FT! Notre pyramide s’écroule.

L’Ukraine sert d’appât qui doit forcément obliger la Russie à réagir pour sa sécurité et en réagissant la Russie se met les occidentaux à dos et oblige les européens à s’aligner sur les Etats Unis.

Le conflit Ukrainien est une provocation qui s’inscrit d’abord dans un schéma tactique pour forcer les européens à serrer les rangs derrière l’OTAN puis dans un schéma stratégique de confrontation future avec la Chine qui conteste l’Imperium américain.

Les USA n’acceptent plus le non-alignement: « qui n’est pas avec moi inconditionnellement est contre moi ».

Les USA ont découvert un « truc »: ils nient les intérêts légitimes des autres pays en tant que pays.

Chaque fois qu’un pays refuse de se soumettre, les USA ils personnalisent et diabolisent la personne qui incarne le refus de soumission: il est soit fou, soit corrompu soit autoritaire, soit immoral.

La technique est bien rodée et elle repose sur l’immense machine de relations publiques dont dispose le système américain .

Le pays qui refuse de se plier est nié en tant que démocratie, en que tel c’est à dire en tant que culture, religion, système politique, histoire, mœurs etc. Il est caricaturé comme non-conforme. Il se résume en une personne diabolisée. Ce processus permet d’occulter tout le reste car, en concentrant sur une personne il suffit de répéter inlassablement le même message simple comme « Poutine est fou » et cela évite d’entrer dans les analyses nuancées.

La personnalisation est redoutable car, par sa concentration et sa simplification elle correspond aux schémas binaires noirs et blancs du peuple, on est ou noir ou blanc ou dans le bon camp ou dans le mauvais, dans le camp du bien ou le camp du mal. C’est tout à fait adapté au contrôle de la pensée des masses.

Ce procédé repose ensuite sur une action de pourriture et d’agitation interne avec création d’organisations corrompues qui sapent en profondeur le consensus du pays concerné et se dressent par des manifs et actions spectaculaires contre le leader qui a été désigné comme bouc émissaire, comme tenant lieu de tout le pays.

Et on fabrique des Navalny ou des Zelensky, fantoches, pauvres types baudruches que l’on paie pour pour incarner le changement. Puis on va plus loin, on avance vers les actions de plus en plus provocantes pour obliger l’adversaire ainsi personnalisé à se découvreur dans ses cotés répressifs ou agressifs et c’est la route vers le changement de régime tant souhaité.

Le point faible de la tactique américaine est évident mais personne ne l’a encore montré ou expérimenté.

Les USA confondent tout, en particuler la Com et le Réel.

Leur tactiques sont des tactiques de Com. On peut influencer les opinions sur la guerre par la propagande, on ne la gagne pas par la propagande et la rhétorique , mais sur le terrain.

La réduction d’un pays puissant, organisé, ancien à un leader que l’on salit et démolit est tout fait insuffisante car il y a un RESTE.

Réduire un pays une culture, une histoire à un homme est insuffisant , la preuve on l’a vu avec Saddam, avec l’Afghanistan, avec la Syrie, avec la Libye! Un vrai pays ne se résume pas en une figure, non car derrière il y a des organisations , des militaires, des communautés, des peuples , … et quand on a abattu un leader que l’on a gonflé pour en faire une figure de proue, il reste l’essentiel: les forces vives du pays ! Le RESTE .

C’est ce RESTE, ce reste que les USA négligent dans leur tactique, qui explique que partout, dans toutes leurs guerres ils ont échoué; les USA sont responsables de 80% des guerres depuis la Seconde Guerre Mondiale mais ils n’en ont gagné aucune!

Pourquoi? A cause de ce Reste.

Avec la Russie, je pense que les américains se trompent d’analyse car contrairement aux apparences le pouvoir en Russie ne repose pas sur un homme- les USA croient à leur mensonge- sur un homme qui serait corrompu, aimerait les richesses , non le pouvoir certes est incarné par Poutine mais derrière il y a l’Armée, une armée , une vraie armée pas une clique de Woke qui se pose la question du vernis a ongles qu’elle va choisir ce matin.

Et c’est la même chose s’agissant de Xi Jinping.

A mon sens la grande erreur est là, les Américains ont tort de croire que c’est Poutine qu’ils ont en face d’eux ! Non ce sont des militaires d’abord et c’est tout un peuple ensuite.

Tirez sur le fil

2 réflexions sur “Editorial. Tirez sur le fil ! Les USA n’acceptent plus le non-alignement ou la tiédeur européenne.

  1. Souvenons nous entre autres de l’affaire ses sous marins australiens, de l’affaire Alstom, de l’amende de 9 milliards de dollars infligée à BNP Paribas.

    Notre ami américain a tout fait pour nous affaiblir, pour nous tenir à sa botte. Nous sommes amis si nous sommes soumis.

    Soumis à la corruption, au wokisme, au grand remplacement.

    A propos de grand remplacement c’est notre civilisation tout entière qui est remplacée et pas par les barbus qu’on nous désigne comme unique ennemi.

    Non pour connaitre nos ennemis regardez la pub, vous n’y verrez pas de barbus mais l’imposition d’un nouveau monde et une réécriture de l’histoire.

    Qu’ils aillent au diable. Si on est souverainiste, si on défend réellement notre civilisation, on ne peut que se sentir plus proche des russes. C’est un marqueur, une évidence.

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