Editorial: oui on peut être juif, lutter contre l’anti sémitisme et être sur une pente fasciste.

Voici un texte de Strategic Culture qui est un média anti imperialiste et pro russe .

On peut formuler les choses autrement, choisir un autre vocabulaire moins net, moins tranchant et donc plus diplomatique pour exprimer les mêmes idées mais Strategic Culture choisit de forcer le trait. C’est son choix.

Je pense qu’au lieu de donner plus de force à ses analyses ce choix fait par Stratégic Culture en retire un peu. En effet cela identifie ce média comme irréductiblement pro russe , cela permet les attaques ad hominem, a priori. Or la propagande occidentale a réussi à créer un reflexe , non réfléchi anti-russe; le style de Strategic Culture déclenche ce reflexe.

Je partage l’analyse et les conclusions de Strategic culture. Ses bases sont vérifiées, vérifiables par toute personne de bonne foi.

Je les partage sur quasi tous les points mais surtout sur ce point central.

L’impérialisme occidental est en difficulté et il évolue vers la fascisation .

L’impérialisme occidental ne peut plus assurer la prospérité pour tous et il est concurrencé par le régime chinois voire asiatique au sens large.

L’impérialisme occidental est miné par les antagonismes internes et attaqué par les contradictions/forces externes de son concurrent majeur, le système chinois. L’impérialisme occidental est menacé. Il ne vous le dit pas , mais il est en guerre .. en guerre contre vous pour vous faire tenir tranquille et en guerre contre le bloc anti-imperialiste, le bloc Sino-Russe.

Etant en guerre, le bloc occidental s’est mis en position de guerre, rangé derrière le drapeau américain c’est à dire derrière le commandement de l’OTAN. La situation de guerre oblige à choisir son camp, c’est ce que les américains ont compris et ils ont manœuvré dans ce sens, pour forcer tout l’Occident à s’aligner.

Les Américains nous tordent le bras depuis 2008 lorsqu’ils ont vu que nous étions en position de demandeur de dollars pour soutenir nos banques avides de refinancer leurs engagements en dollars et eurodollars. Nous n’avons échappé à la faillite que par les Swaps/Avances par trillions qu’ils nous ont généreusement accordés!

Vis à vis de ceux qui rechignent à s’aligner comme les Allemands et les Français, les Etats -Unis ont une arme, une bombe atomique, et c’est l’arme monétaire.

Cette arme monétaire, ils l’ont utilisée dès les premiers jours du conflit avec les Russes en leur bloquant l’accès à la monnaie mondiale, le dollar.

Et bien cette arme ils ont la même vis à vis de la France et de l’Allemagne car nos systèmes bancaires et financiers ont un besoin désespéré, vital, d’accéder au dollar afin de transacter, de refinancer leur bilan. Les Européens sont systémiquement, structurellement shorts, ou équivalent de short en dollars , ils sont dépendants à l’égard du dollar; beaucoup plus que ne l’étaient les russes.

Il suffit d’une pichenette des américains pour que tout notre système bancaire en levier et sur-levier s’effondre ou soit obligé en catastrophe de recourir à la BCE.

Nous sommes tenus par les couilles de notre intégration, de notre surexposition au dollar et à l’eurodollar. Nous avons un noeud coulant autour de la gorge et si nous essayons de nous libérer et de nous passer du dollar, nous nous retrouvons suspendus dans les airs avec le noeud qui se referme! Nous sommes sous emprise, emprise du dollar , nous chutons et nous crevons si nous en sommes privés.

C’est le crime de nos élites que de nous avoir rendu dépendants à ce point des Etats-Unis; elles l’ont fait pour s’intégrer au capital américain, s’engraisser sur le recyclage des déficits américains, et gagner de l’argent sur le dollar , sur le dollar émis en profusion, sur le dollar qui est la matière première bancaire globale.

Nous sommes sous emprise, nous sommes des serfs car nous avons été vendus par nos banquiers , surtout les banquiers centraux qui ont accepté ce système monétaire infame.

Notre fascisation en cours découle de cette situation. nous sommes en guerre, nous devons obéir et nous obéissons. Nos peuples sont des fantassins au service des élites .

La fascisation est un processus , plus ou moins lent, plus ou moins soft donc plus ou moins subreptice.

Sa progression se fait sous couvert d’une mystification que l’on voit à l’oeuvre précisément dans l’affaire d’Ukraine. La mystification consiste à sacraliser l’argent, le pognon.

Elle consiste à empêcher toute critique de la finance en jouant sur l’assimilation juif/argent. puis ensuite à faire croire qu’il y a un lien essentiel entre fascisme et anti sémitisme.

La fascisation et le fascisme imposés par les élites progressent à la faveur d’une confusion.

Non la fascisation n’est pas l’antisémitisme, c’est le remplacement de la démocratie par le règne d’un chef, d’une élite, l’abandon des règles démocratiques pour les remplacer par des règles de gouvernance.

La fascisation c’est l’abandon de la diversité des citoyens, des idées, des intérêts et son remplacement par la pensée unique, la censure, la propagande.

La fascisation peut très bien être pro-juive, pro-sémite et même être mise en place par des philosémites comme c’est le cas aux USA par les neocons. Et donc ce n’est pas parce que l’on est juif ou pro-juif ou philosémite que l’on ne peut pas être facho ! Zelensky qui est juif, est sous la coupe des fascistes historiques, des nazis et des nationalistes racistes, il leur sert de cache sexe et d’alibi.

C’est par une entourloupe historique que l’on dit que le fascisme est essentiellement antisémite. Et qu’ensuite on feint de lutter contre l’antisémitisme pour mieux implanter le vrai fascisme, celui qui sacrifie les peuples aux idées, aux idéologies, au pognon et aux élites.

La vraie fascisation c’est le recul de la souveraineté de l’individu, du peuple au profit de règles et de sacrifices imposés par les privilégiés. Par les maîtres, par les seigneurs.

Le mot clef de la fascisation est là, c’est le mot « sacrifice ».

L’essence du fascisme en tant qu’organisation sociale c’est l’exigence de sacrifice imposée aux peuples au nom d’une idée, d’une idéologie, d’un rang, d’un ordre, ou d’un chef ou d’une race ou de n’importe quoi d’autre car ce peut être une religion également.

N’importe quoi d’autre, car cela n’a pas d’importance, l’importance c’est l’exigence de sacrifice imposée au peuple; c’est la troisième voie qui nie les antagonismes sociaux, qui nie les classes sociales et qui massifie, qui rend tous les gens équivalents, qui met toutes les populations en troupeau indistinct, dans la mêmitude.

L’occident est en difficulté, il est mortellement atteint par la succession de crises économiques, financières, sanitaires , et politiques. Les arrangements politiques internes se délitent, les démocraties deviennent purement formelles car les minorités , souvent paupérisées ne se reconnaissent plus dans leurs élites. Le parti politique majoritaire en majorité relative- partout, c’est le populisme, le populisme primaire.

Les démocraties ne sont plus que simulacres car les consensus sont fabriqués, les majorités politiques artificiellement construites afin d’assurer la domination de cliques.

Les élites kleptocratiques ont pris le pouvoir monétaire et financier et avec ce pouvoir elles achètent les personnels politiques et la haute administration.

Et surtout nous passons d’un système de prise de décision qui était fondé sur la souveraineté populaire a un système de prise de décision fondé sur les soi disant experts, sur les stakeholders, sur les cabinets conseils, bref sur les super élites du business. Les règles de gouvernance remplacent les décisions légitimes du peuple.

La similitude avec ce qui se passe au plan mondial est évidente ou on voit les Nations Unies censées être démocratiques avec une voix-une nation, remplacées par les règles de gouvernance imposées par les Etats Unis ou Bill Gates!

Le fait que la gouvernance ainsi décrite remplace la souveraineté des peuples dans le fonctionnement des états constitue le glissement vers le fascisme.

Le fascisme allemand importé par les USA en 1945 pour lutter contre les soviétiques a joué un rôle de précurseur, car c’est lui qui, pour améliorer l’efficacité des efforts de guerre a découvert le management, et la plupart des règles de gouvernance que l’on voit maintenant utilisées par les élites.

Le texte de Strategic Culture

La Russie et ses alliés célèbrent le 9 mai avec la conviction vivante de vaincre le nazisme et l’agression impérialiste.

La Russie célèbre le Jour de la Victoire le lundi 9 mai, la commémoration annuelle de la défaite de l’Allemagne nazie. Cette date marque la reddition officielle du Troisième Reich aux forces alliées.

Cependant, il est vraiment remarquable que des trois principaux alliés de la Seconde Guerre mondiale – les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union soviétique – c’est la Russie qui est la seule à continuer de célébrer la victoire historique avec un tel dynamisme et une profonde révérence émotionnelle.

Au cours des 77 dernières années depuis le premier Jour de la Victoire, il y a eu une diminution perceptible dans les États occidentaux de l’importance de l’occasion. Contrairement à la Russie où toute la nation se rassemble avec des processions, des dédicaces et des célébrations – culminant avec l’impressionnant défilé de la Place Rouge – par contraste, dans les États occidentaux, l’occasion est désormais à peine saluée.

Cela est dû en partie au fait que si peu de vétérans de la guerre sont en vie. Mais aussi, plus encore peut-être, parmi la population russe, il y a un sens passionné et permanent de ce que signifie l’événement historique. Après tout, près de 30 millions de citoyens soviétiques ont perdu la vie pendant l’horrible guerre et leurs souvenirs sont fièrement transmis par les familles et les générations futures. La mémoire collective d’un sacrifice aussi immense pour le bien des autres est indélébile.

Il existe un facteur politique plus profond et plus structurel lié à la nature de l’impérialisme d’État occidental. Cette nature a été cachée pendant de nombreuses années par un contrôle minutieux des médias et une mythologie auto-agrandissante sur les vertus occidentales présumées.

Cette année, le Jour de la Victoire acquiert une importance renouvelée et une pertinence redoutable. 

La Russie a porté un coup fatal aux héritiers nazis du Troisième Reich avec le lancement de son intervention militaire défensive le 24 février en Ukraine. Pendant huit ans, la population russophone d’Ukraine a subi les offensives brutales du régime de Kiev soutenu par l’OTAN. Un accord de paix international négocié par Moscou en 2015 (avec la France et l’Allemagne) a été ouvertement ignoré et finalement répudié par le régime de Kiev, une trahison inadmissible d’obligations juridiquement contraignantes. Les puissances occidentales et leurs médias ont fermé les yeux cyniquement sur le non respect des accords de Minsk. . 

En plus de cela, le régime de Kiev et ses régiments nazis d’Azov prévoyaient secrètement de lancer une agression majeure contre le peuple russe de souche du Donbass jusqu’à ce qu’il soit devancé par l’intervention de la Russie. 

Le régime de Kiev a été installé par un coup d’État soutenu par la CIA en 2014, coup d’état qui a violemment renversé un président élu. Le but évident du régime était de déstabiliser la Russie et de diriger une menace à l’échelle de l’OTAN contre la Russie. Cette menace ne cessait de grandir avec l’installation de missiles stratégiques américains en Europe et le parrainage de laboratoires d’armes biologiques en Ukraine par le Pentagone.

Il est évident que le conflit actuel en Ukraine est le résultat d’un long processus d’agression orchestré par l’OTAN contre la Russie. 

Même le pape catholique romain François a reconnu ce fait, seulement pour qu’il soit fustigé par les médias occidentaux comme un théoricien du complot pro-russe.

Alors que les forces russes réussissent à libérer le Donbass de huit années de siège par les brigades nazies les habitants racontent aujourd’hui les horreurs qu’ils ont vécues. 

https://t.me/intelslava/28386

Les régiments Azov formés et armés par l’OTAN et d’autres bataillons – qui glorifient ouvertement les escadrons de la mort SS nazis – ont imposé un règne de terreur sur le Donbass d’où ils tirent également sur les républiques séparatistes de Donetsk et Lougansk. 

Près de 14 000 personnes ont été tuées pendant huit ans de violence soutenue par l’OTAN et l’Union européenne. Pas un mot de condamnation n’a été prononcé par les médias occidentaux pendant cette période.

Le régime de Kiev continue d’utiliser les armes de l’OTAN pour attaquer des zones civiles dans le Donbass lorsqu’il en a l’occasion. Ce qui est révélateur, c’est que les médias occidentaux ne rapportent rien de critique sur les régiments nazis, leurs tactiques criminelles et génocidaires ou les liens avec l’OTAN. En effet aujourd’hui, les médias occidentaux font l’éloge des « braves » défenseurs d’Azov face à « l’agression » russe. 

Les États-Unis, leurs alliés de l’OTAN et les dirigeants politiques de l’Union européenne fournissent aujourd’hui des armes à un régime qui est l’incarnation moderne du Troisième Reich en Europe (malgré un président juif ), et les médias occidentaux couvrent bien sûr cette configuration infâme. . Le fait accablant est que les sponsors occidentaux de ce régime créent les conditions d’une troisième guerre mondiale.

Les événements en Ukraine et l’agression de l’OTAN qui ont créé le conflit et l’entretiennent servent à souligner que le militarisme et la violation du droit international constituent une menace permanente pour la paix mondiale malgré la défaite de l’Allemagne nazie il y a 77 ans. La Russie est cohérente dans sa commémoration du Jour de la Victoire. Les puissances occidentales ne disent que du bout des lèvres, mais, ignoblement, leur conduite à l’égard de l’Ukraine est la preuve qu’elles sont maintenant empiriquement plus proches du Troisième Reich vaincu qu’elles ne le sont des prétendus vainqueurs alliés.

Cela peut sembler une conclusion désorientante, voire incroyable. Des décennies de vantardise occidentale et de mythologie médiatique ont revendiqué une victoire presque solitaire des alliés occidentaux contre l’Allemagne nazie. Les États-Unis, en particulier, aiment se vanter et se féliciter d’avoir « libéré » l’Europe du fascisme. Le rôle central historique et réel de l’Union soviétique a longtemps été minimisé et dévalué.

Mais comme l’ explique l’historien et philosophe Werner Rügemerdans un article formatif cette semaine pour la Strategic Culture Foundation, la fin de la Seconde Guerre mondiale n’était en réalité qu’un signe de ponctuation pour la poursuite de l’expansion impériale des États-Unis.

 Les États-Unis et leur véhicule militaire de l’OTAN créé en 1949 ont avancé le mensonge de la guerre froide et de la « défense de l’Europe contre l’Union soviétique » comme couverture pour l’impérialisme américain. Comme le note Rügemer, l’expansion vers l’est de l’OTAN depuis la fin de la guerre froide est une continuation du processus hégémonique de conquête en violation continue de la Charte des Nations Unies. Les guerres menées par les États-Unis aux quatre coins du globe au cours des 77 dernières années sont le corollaire du fait que les États-Unis et leurs substituts impérialistes au sein de l’OTAN et de l’Union européenne sont les héritiers de l’agression nazie. La preuve en est politique, financière,

Les célébrations du Jour de la Victoire cette année sont plus importantes que jamais. Ils sont tout aussi pertinents aujourd’hui. Mais ce qui est significatif cette année, c’est aussi plus apparent que jamais la fraude occidentale dans ses affirmations historiques sur la défaite du nazisme et du fascisme.

La Russie et ses alliés célèbrent le 9 mai avec la conviction vivante de vaincre le nazisme et l’agression impérialiste et de défendre les principes juridiques et moraux des Nations Unies. La position actuelle des États-Unis et de leurs alliés impérialistes est évidente et scandaleusement honteuse. Ce qui est encore plus troublant : leur trajectoire historique n’est pas une déviation ; c’est un continuum organique de l’impérialisme occidental. La seule chose qui a changé au fil des ans est le camouflage idéologique et mythique pour dissimuler la nature malveillante ; et que le camouflage est de plus en plus usé au point d’être complètement abandonné.

2 réflexions sur “Editorial: oui on peut être juif, lutter contre l’anti sémitisme et être sur une pente fasciste.

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