LA GRANDE FRACTURE ET LA NECESSITE DE LA GUERRE.

Rédigé par 

Bruno Bertez 

18 mai 2022

Au fur et à mesure que les banques centrales créent de la monnaie pour alimenter et soutenir les marchés de quasi monnaie, des fossés se creusent…

Au cours des dernières décennies, la prospérité mondiale n’a cessé d’augmenter, en grande partie en raison de la mondialisation accrue et du jeu des avantages comparatifs, libéré par le développement des échanges mondiaux… 

Les sanctions anti-russes qui sont imposées, poussent vers un monde bipolaire. Les chinois, eux aussi, sont en train de passer du stade de partenaires, à celui de rivaux puis d’ennemis, et ceci va accélérer ce phénomène de bipolarité. Le processus est déjà lancé.  

D’un côté de la fracture, la financiarisation règne en maître ; mais son règne dépend en fin de compte de la confiance ; et cette confiance s’évapore avec la saisie unilatérale des actifs financiers d’une contrepartie, avec l’inflation et la chute de la valeur des collatéraux. 

De l’autre côté de la fracture, il existe des États qui fonctionnent sur une base fondamentalement différente, qui renoncent à la recherche de rente, qui recherchent des gains et des avantages mutuels d’ordre collaboratifs, et qui placent le bien-être de leurs populations au-dessus des intérêts rapaces de leurs élites.  

La Chine qui était en train de basculer du coté de la financiarisation, de la rente et de l’Imaginaire comme l’Occident a donné un vif coup d’arret. Elle a fait la chasse aux oligarques, brisé la spéculation et elle entrepredn de revenir aux sources de la vraie prosperité, la production. Elle entre en collision avec l’Occident.

Financiarisation = mensonge et mensonge = financiarisation

L’empire du mensonge et de la financiarisation, c’est fondamentalement la même chose ; la financiarisation est fondée sur le mensonge, c’est à dire sur l’affirmation que les actifs financiers et les soldes monétaires sont solides, ont une valeur fondamentale et donc seront honorés.  

La financiarisation a consisté à placer un privilège, une hypothèque sur l’avenir, mais sur un avenir désormais improbable ; et toutes ces hypothèques sont devenues « subprime ». Elles n’ont plus de valeur intrinsèque et ne sont échangeables que contre de l’argent sur un marché fictif, cet argent étant fourni jusqu’à présent par la planche à billets des banques centrales à partir de rien ; du vent. 

Le fossé s’est donc creusé, et il ne cesse de s’approfondir au fur et à mesure que les banques centrales créent de la monnaie pour alimenter et soutenir les marchés de quasi monnaie, actions et obligations, et pour soutenir les fictions, comme les assurances et les dérivés. 

Le maintien du système de la financiarisation dépend entièrement de ressources auxquelles les Occidentaux n’ont plus accès, en raison de la destruction intentionnelle du régime commercial antérieur, de la fin de la coopération mondiale, de l’inflation et des limites à peser sur les salaires de la main d’œuvre. 

Le capitalisme est entièrement dépendant d’une croissance sans fin. C’est la logique de l’accumulation ; la logique de l’empilement du capital sur lui-même. Présenté autrement, c’est un cercle vicieux.

Or, il bute sur cette croissance à de nombreux niveaux, dont la question de l’épuisement des ressources et du climat n’est qu’une composante. Le lien ici avec le Grand Reset de DAVOS et la paupérisation, le contrôle et la mise en servitude des populations est ici évident. Tout est lié et le lien entre tout cela, c’est tout simplement l’impossibilité de continuer sur la voie antérieure. Toute la question se résume à ceci puisque les élites ne veulent rien lâcher : qui doit-on spolier, qui doit être détruit, qui doit être euthanasié, qui doit abandonner sa part ?  

Pour vraiment comprendre l’ampleur du problème, vous devez tenir compte du fait que la valeur totale du marché mondial des produits dérivés repose entièrement sur la poursuite des choses telles qu’elles étaient (business as usual) ; elle repose sur la perfection, et ne tient pas compte de la contraction soudaine de l’activité économique. La taille réelle de ce marché des produits dérivés est inconnue mais est estimée à 10 fois le PIB mondial.  

Au-delà de la croissance, au lieu de la perfection et de l’absence de risque, il existe des impacts futurs tels que la réduction de l’approvisionnement énergétique et l’augmentation considérable des coûts, le choc inflationniste sur l’économie mondiale, une crise alimentaire probable entraînant une famine massive, une éventuelle nouvelle pandémie due à la détérioration de la santé de la population mondiale… nous risquons donc de passer l’hiver sans chaleur, avec un apport calorique réduit. 

[NDLR : Retrouvez toutes les analyses de Bruno Bertez sur son blog en cliquant ici.] 

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