Essai. Bourse, c’est quand l’incertitude est à son maximum que le risque boursier est à son minimum!

C’est un ouragan », a déclaré Dimon lors d’une conférence bancaire, ajoutant que la situation actuelle est sans précédent. « Vous devez vous préparer », a-t-il ajouté.

 JPMorgan se prépare et « nous allons être très conservateurs dans notre bilan « , a ajouté Dimon.

L’incertitude quant à la décision politique de la banque centrale américaine, la guerre en Ukraine, les perturbations prolongées de la chaîne d’approvisionnement dues au COVID-19 et la hausse des rendements des valeurs du Trésor ont secoué les marchés boursiers mondiaux, l’indice de référence S&P 500 ayant chuté de 13,3 % depuis le début de l’année apres avoir frlirté avec les -20%.

Jamie Dimon a une longue tradition de ce que j’appelle « fouteur dedans » comme les gens de Goldman Sachs. On gagne plus d ‘argent à faire le contraire de ce qu’il dit qu’à le suivre. Il ne dit que des banalités de type grand public et ne sent pas responsable, quand il se trompe. C’est de la parole unilatérale , de la parole d’ambiance, pas de la parole fondée sur un savoir ou une compétence. Le niveau ne dépasse pas celui de la conversation de salon ou de diner en ville.

.J’ai lu récemment : « Les acheteurs de Dip devraient consulter l’enquête sur la confiance des consommateurs de l’Université du Michigan. L’enquête sur le sentiment de l’Université du Michigan reflète les opinions actuelles sur l’économie. Si elle a une valeur c’est en tant qu’indicateur à contre-courant, indicateur « contrarian » comme on dit. Cet indicateur est deja meilleur que le conseil de Jamie Dimon » si  vous voulez acheter bas. Le sentiment des consommateurs quand il est très bas vous donne une bonne idée de l’ opportunité « d’acheter à bas prix », au milieu d’une vague de pessimisme. .

De même, nous nous concentrons sur l’incertitude. À l’heure actuelle, l’incertitude ou les incertitudes sont colossales ; elles portent principalement sur la trajectoire de l’économie, la persistance de l’inflation, la future politique de la Fed, l’évolution du conflit en Ukraine, les modifications à l’ordre mondial politique, géopolitique et monétaire qui en découleront.

Mais incertitude n’est pas équivalent à risque en matière financière car vous pouvez très bien imaginer que le risque soit assumé, assuré par un opérateur aux poches profondes comme la Reserve Federale américaine par exemple.

Tout le monde sait que la Fed a une pratique constante d ‘absorption des risques du système. pratique qui a été définitivement ancrée avec l’affaire Lehman Brothers en septembre 2008, quand elle a voulu donner une leçon et qu’elle a commis l’erreur de ne pas accomplir le sauvetage que l’on attendait d’elle. On ne l’y reprendra plus, plus jamais car dans les profondeurs de l’Institution on sait que l’on a commis une erreur , on sait que la prochaine serait encore plus couteuse car la pyramide financière est beaucoup plus haute et fragile alors que le monde global est beaucoup moins manoeuvrable et coopératif.

La Fed nous raconte/racontera une histoire de hausse des taux jusqu’à ce que quelque chose se casse, généralement exprimé comme un effondrement boursier ou une récession.

 La Fed envoie quelqu’un chaque jour pour parler aux marchés de ce qu’elle prévoit de faire. Cela n’a rien à voir avec une prévision cela n’a à voir qu’avec la transmission ; la Fed parle et fait parler afin que sa politique du moment, soit transmise. Cela ne l’engage à rien pour l’avenir. C’est ainsi jusqu’à ce que cela soit autrement!

La gestion de la Fed et les propos des gouverneurs ne s’inscrivent que dans le présent, ils sont cyniques et ne craignent absolument pas de se tromper comme on l’a vu avec l’affirmation -ridiculisée par la suite – que la hausse des prix ne serait que temporaire.

La vérité de leurs discours est une « vérité sociale », une vérité utilitaire, elle ne reflète et n’engage ni le réel ni le futur. Ce sont des paroles d’influence.

Bien sûr, ce que ces gens attendent dépend entièrement de leur capacité à prévoir l’économie future et hélas leurs antécédents à cet égard ne leur rendent pas service. Ils ont une tradition largement confirmée de se « planter ».

Nous avons même un moyen de suivre l’incertitude de la politique économique et, comme le sentiment des consommateurs, il est très utile comme indicateur à contre-courant ou contrarian . 

« L’incertitude » est mesurée par la Fed de SAINT LOUIS selon le graph ci dessous. On y voit que l’incertitude mesurée par la Fed de Saint Louis a tendance à être la plus élevée quand on est au plus bas du marché boursier.

Ainsi ce fut le cas en août 1998 (crise asiatique), septembre 2001 (attentats 9/11), mars 2003 (point bas du marché baissier), janvier 2008 (Bear Stearns), septembre 2008 (GFC, Lehman Brothers ), juillet 2011 (crise de la dette européenne) et mai 2020 (Covid).

La plupart de ces « pics d’incertitude » correspondaient à des creux boursiers. Pas tous bien entendu mais c’est convaincant.

Assez convaincant pour que je me risque à un paradoxe: c’est quand l’incertitude est à son maximum que le risque boursier est à son minimum!

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