Révision en baisse des perspectives mondiales.

La Banque mondiale a annoncé mardi avoir réduit sa prévision de croissance mondiale pour cette année de 1,2 point de pourcentage, à 2,9%.

Elle a averti que l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en s’ajoutant aux dégâts causés par la pandémie de COVID-19, menaçait de nombreux pays d’une récession.

Le déclenchement du conflit en Ukraine a amplifié le ralentissement de l’économie mondiale, qui entre désormais dans ce qui pourrait être « une période prolongée de croissance faible et d’inflation élevée« , explique l’institution internationale dans la nouvelle édition de ses Perspectives économiques mondiales.

Elle table ainsi pour 2023 et 2024 sur une croissance mondiale sans grand changement par rapport à celle de cette année et sur une inflation certes plus faible mais encore supérieure aux objectifs dans de nombreux pays.

Son président, David Malpass, a déclaré que la croissance de l’activité économique souffrait à la fois de la guerre, des récents confinements en Chine, des tensions dans les chaînes d’approvisionnement. La risque est donc celui de « stagflation », une situation combinant croissance faible et inflation forte que le monde n’a plus connue depuis les années 1970.

« Le risque de stagflation est aujourd’hui considérable », a-t-il écrit dans l’introduction du rapport. « Une croissance contenue va probablement perdurer jusqu’à la fin de la décennie en raison de la faiblesse des investissements dans la majeure partie du monde. »

« Avec une inflation qui évolue actuellement à son plus haut niveau depuis plusieurs décennies dans de nombreux pays et une offre qui devrait croître lentement, il y a un risque de voir l’inflation rester plus élevée plus longtemps », a-t-il ajouté.

Au total, la croissance mondiale devrait diminuer de 2,7 points de pourcentage sur la période 2021-2024, soit plus de deux fois la décélération subie entre 1976 et 1979, précise-t-il.

LES PAYS ÉMERGENTS ET EN DÉVELOPPEMENT DAVANTAGE TOUCHÉS

Le rapport de la Banque mondiale rappelle aussi que les hausses de taux d’intérêt décidées à la fin des années 1970 pour juguler l’inflation avaient été à l’origine de la récession mondiale de 1982 et d’une série de crises financière dans des pays émergents et en développement.

Si la situation actuelle présente des similitudes avec celle de l’époque, elle offre aussi des différences importantes, parmi lesquelles la vigueur du dollar américain et des prix pétroliers relativement plus faibles, ainsi que des bilans globalement plus solides des grandes institutions financières.

Pour réduire les risques, ajoute la Banque mondiale, les autorités politiques et économiques doivent coordonner l’aide à l’Ukraine, contrer la hausse des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires, amplifier l’allègement des dettes publiques, renforcer la lutte contre le COVID-19 et accélérer la transition vers une économie « bas carbone », poursuit David Malpass.

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Dans les pays avancés, la croissance devrait fortement décélérer, à 2,6% cette année et 2,2% en 2023 après 5,1% en 2021.

Celle des pays émergents et en développement ne devrait pas dépasser 3,4% en 2022 après 6,6% l’an dernier et une moyenne annuelle de 4,8% sur la période 2011-2019.

Pour les pays exportateurs de matières premières, les retombées de la guerre en Ukraine devraient plus qu’occulter les effets positifs de la hausse des cours mondiaux: les prévisions de croissance 2022 ont été revues en baisse pour près de 70% des économies émergentes et en développement.

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