Editorial. Le resserrement américain est très limité, il vise les petits mais préserve les GROS; une purge aussi limitée ne suffira pas.

L’indice des prix du mois d’août aux Etats -Unis a été plus élevé que prévu. Ceci , joint à l’expiration trimestrielle des options/dérivés a créé un mélange toxique. 

Le CPI de base a été publié en hausse de 0,6 % pour le mois et 7 % en rythme annualisé.

Les marchés étant positionné pour un CPI modéré et ayant joué ce que l’on appelle le pic d’inflation, ont été pris à contrepied. 

Le concept de Pic d’inflation a été créé pour entretenir l’espoir et le « buy the dip » sur les marchés: même avec une inflation élevé et insupportable , le concept de pic d’inflation à sa clientèle d’acheteurs, il permet de penser que le pire est derrière nous et que par conséquent, tout étant déjà dans les cours de bourse, on ne peut que remonter.

Le concept de Pic d’inflation est un attrape nigaud de plus sur les marchés, mais il est utile pour les régulateurs, dans la mesure ou il est plus facile d’enregistrer un pic d’inflation qu’une véritable maitrise de la hausse des prix. Cela évite des effets de boule de neige, cela entretient le jeu, cela permet d’avoir deux deux sens sur les marchés . C’est bien joué; même si ce n’est que de la petite gestion au jour le jour, c’est utile.

Le récit du pic d’inflation avait reçu la bénédiction des autorités grâce à la chute des prix de l’essence, et grâce aux améliorations constatées dans le fonctionnement de la chaine d’approvisionnement.

 La réalité est plus que décevante, elle est inquiétante .

On s’aperçoit qu’il y a des pressions généralisées et multiples sur les prix et que les phénomènes ponctuels comme la hausse de l’énergie et les problèmes d’approvisionnement ne sont pas des causes explicatives suffisantes: le mal est plus profond, plus diffusé qu’on ne le croyait, il est de moins en moins temporaire et circonstanciel. Une mécanique semble s’être déclenchée.

En particulier on fait état de était des pressions persistantes et croissantes sur les prix des biens et services.

Sous le choc de ce contrepied, Les rendements des valeurs du Trésor à deux ans ont bondi de 17 points mardi – et ils ont bondi de 31 points de base pour la semaine. C’est le plus haut (3,87%) depuis octobre 2007.

Les attentes du marché concernant le taux des fonds fédéraux lors de la réunion du FOMC du 14 décembre ont augmenté de 31 points de base cette semaine à 4,19 %. 

Les données décevantes du CPI ont poussé quelques analystes à prévoir une hausse des taux de 100 points de base lors de la réunion du FOMC de mercredi prochain. À la clôture de vendredi, les marchés des taux anticipaient une hausse de 80 points de base.

Les rendements de référence des MBS ont bondi de 26 points de base à 5,07 %, le plus haut depuis novembre 2008. cela commence à faire mal.

Le S&P500 a chuté de 4,8 %en baisse de 18,7 % depuis le début de l’année et le Dow a chuté de 4,1 % baisse de 15,2 % depuis le début de l’année; vous remarquerez je l’espère que malgré divers chocs depuis depuis de nombreux mois, la bourse en réalité tient très bien! On n’est même pas en baisse de 20%, le fameux seuil fatidique qui fait que la presse et les idiots proclament que nous sommes dans un marché primaire baisser.

Il fut un temps, -un temps ancien bien sur- ou la situation actuelle aurait fait plonger les marchés de plus de 50%. mais ces temps sont révolus et grâce à des bilans boursouflés et obèses des banques centrales, on réussit à faire croire que 20% c’est déjà de la baisse. A ce stade , sur la base de toute mon expérience je déclare que la baisse c’est du pipeau, c’est du Canada Dry de baisse. 57% de baisse sur le Bitcoin ça c’est de la baisse, de la vraie baisse telle qu’on en voit sur les bulles.

La Réserve fédérale et la communauté des banques centrales mondiales sont aujourd’hui confrontées à une situation authentiquement cauchemardesque : une myriade de bulles spéculatives sur les prix de tous les actifs alors que parallèlement l’ inflation des prix à la consommation et à la production est la élevée depuis plusieurs décennies. 

L’inflation des prix à la consommation semble avoir trouvé son autonomie et sa dynamique interne, elle s’est accélérée alors même que la bulle sur les actifs a déflaté . 

La Fed est terrorisée à l’idée que la bulle d’actif déflate fortement pour de bon. C’est pour cela qu’elle a inventé une inflation transitoire. Cette invention s’est trouvée ridiculisée. Par la suite la Fed a tenté de jouer sur les fameuses conditions financières sur les marchés. Ses attentes concernant le resserrement des conditions financières du marché comme suffisantes pour retourner à une inflation de 2 % ont été une fois de plus, une analyse profondément erronée.

J’ai démontré la semaine dernière que la Fed continue de nous emmener en bateau et qu’elle ne se résigne pas a la purge: la poursuite d’une croissance robuste du crédit vient contrecarrer l’action désinflationniste. Elle l’annule et c’est pour cela que le soi disant resserrement ne fait pas mal. On appuie le frein d ‘un coté mais on appuie sur l’accélérateur de l’autre. Les données objectives Z1de la Fed le montrent clairement . Les prêts bancaires, en particulier, sont en plein essor, tandis que les dépenses publiques déficitaires sont récurrentes . 

L’économie continue d’être soumise à des forces inflationnistes puissantes même si elles sont dissimulées. La Fed continue de croire que « pas vu, pas pris », si les gens ne voient rien alors il ne se passe rien. Hélas le monde réel ne fonctionne pas comme cela.

Le vice de la pensée du système américain se retrouve ici encore: les américains continuent de croire que puisqu’ils sont un Empire ils peuvent inventer, créer un monde par le discours, et que les autres s’y adaptent. Ils oublient que le Réel, la Sphère Réelle se moque de leurs discours et autres romans. Le réel c’est du solide, du plein, pas du vide.

Les avocats et les politiciens pensent que la réalité se situe dans le monde de l’esprit. Les ingénieurs pensent que la réalité se situe dans le monde physique matériel.

On retrouve en matière financière , monétaire et économique le même schéma que celui qui est à l’œuvre dans la guerre actuelle contre la Russie; pensez y, la comparaison n’est pas fortuite nous sommes dans une névrose, dans une sociose. Elle touche les élites américaines et les fait marcher à cote de leurs pompes et les empêche de mener les vraies actions que requièrent les situations. .

Cela étant, un ralentissement majeur de la croissance du crédit est désormais nécessaire pour maîtriser l’inflation galopante.

Le resserrement actuel est un trompe l’œil et il ne fait pas mal. Est ce que cela fera mal un jour? Personne ne sait mais ce que je sais c’est que les apprentis sorciers feront tout pour que la lutte contre la hausse des prix soit indolore … pour le système bancaire et les TBTF, pour tout ce qui est systémique.

Et je dis chapeau, c’est du beau travail. Tout est tellement téléphoné, la connivence est telle que le risque est bien disséminé sur le public, sur ses caisses de retraites, sur ses malheureuses épargnes gérées collectivement. C’est une « purge » bien menée, bien sélective , elle vise les plus faibles, regardez il n’y pas d’accident, pas de sinistre chez les Gros !

Les gourous aident la Fed dans la mesure ou ils retournent leur veste; certains parmi les grands noms deviennent déflationnistes et ceci est bon pour les marchés puisque cela permet d’avoir deux camps qui s’affrontent, ce qui produit un marché ordonné: il n’y a pas de trou! Pour qu’un marché fonctionne il faut qu’il y ait des camps qui s’affrontent et c’est ce que les autorités ont parfaitement assimilé.

14 septembre – CNBC (Yun Li) : « Cathie Wood, la partisane la plus virulente de la déflation à Wall Street, reçoit quelques partisans de haut niveau alors même que les pressions sur les prix continuaient de surprendre à la hausse. Jeffrey Gundlach et Elon Musk ont ​​récemment rejoint le camp de Wood en s’inquiétant de la baisse des prix, craignant que la Réserve fédérale n’aille trop loin. Le soi-disant roi des obligations a mis en garde contre le risque de déflation mardi, exhortant les investisseurs à acheter des bons du Trésor à long terme. Pendant ce temps, le PDG de Tesla a qualifié la chute des prix des matières premières de « ni subtile ni secrète » et a tweeté à ses 100 millions d’abonnés qu' »une hausse majeure des taux de la Fed risque la déflation ». « 

Jeffrey Gundlach – 13 septembre 2022 : « Malgré le fait que le discours d’aujourd’hui est exactement le contraire, le risque de déflation est beaucoup plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’a été au cours des deux dernières années. Je ne parle pas du mois prochain. Je parle d’un peu plus tard l’année prochaine, certainement en 2023. »

12 septembre – Fortune : « Quelle différence cinq mois peuvent faire. En avril, Elon Musk a déclaré aux analystes qu’il pensait que l’inflation était pire que ce qui avait été signalé à l’époque et qu’elle se poursuivrait probablement jusqu’en 2022. Maintenant, il chante (ou tweete) un air différent. Le PDG de Tesla craint désormais qu’une hausse importante des taux d’intérêt par la Réserve fédérale ne déclenche la déflation. « Une hausse majeure des taux de la Fed risque la déflation », a tweeté Musk… »

Donc la semaine dernière:

Le S&P500 a chuté de 4,8 %en baisse de 18,7 % depuis le début de l’année. Les services publics ont chuté de 3,9 % (en hausse de 2,6 %). Les Banques ont chuté de 3,8 % (baisse de 19,8 %) et les Courtiers ont perdu 3,6 % (baisse de 9,9 %). 

Les Transports ont chuté de 8,8% (-22,2%). 

Le S&P 400 des Midcaps a chuté de 4,7 % (-16,2 %) et les Small Cap du Russell 2000 ont chuté de 4,5 % (-19,9 %). 

Le Nasdaq100 a chuté de 5,8 % (en baisse de 27,3 %). Les semi-conducteurs ont trébuché de 5,8 % (en baisse de 35,0 %). Les Biotechs reculent de 4,4% (-13,9%). 

Je soutiens que le risk-off n’est plus ce qu’il était, il a été bien contenu jusqu’ici et cela tient au fait que les chutes ne provoquent pas de liquidations en chaine. Quand on chute fortement l’engrenage ne se lance pas!

 Les CDS à haut rendement américains ont monté de 57 points de base, s’échangeant en intrajournalier vendredi (545 points de base) pour revenir à des sommets depuis la mi-juillet. Les CDS de qualité investissement ont bondi de huit points à 89 points de base, annulant la majeure partie de la baisse de 11 points de base de la semaine précédente. 

Les prix des CDS bancaires ont fortement augmenté, mais dans la plupart des cas, ils n’ont fait qu’inverser le mouvement de la semaine précédente. 

L’indice VIX (volatilité des actions) s’est échangé à 28,5 vendredi (plus haut depuis le 13 juillet), avant de terminer la semaine en hausse de 3,5 points seulement à 26,3. Ce n’est pas un gros problème.

Je vous le dit tout l’art des promoteurs du marché consiste à empêcher les mises en branle automatiques, les baisses jusqu’à présent ne sont jamais suivies.

Hausse sensibles des taux

Les taux des bons du Trésor US à trois mois ont terminé la semaine à 3,0275 %. Les rendements gouvernementaux à deux ans ont bondi de 31 points de base à 3,87 % (en hausse de 314 points de base depuis le début de l’année). Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont bondi de 20 points de base à 3,63 % (en hausse de 237 points de base). Les rendements du Trésor à dix ans ont augmenté de 14 points de base à 3,45 % (+194 points de base).

 Les rendements obligataires longs ont gagné sept points de base à 3,52 % (+161 points de base). Les rendements de l’indice de référence Fannie Mae MBS ont bondi de 26 points de base à 5,07 % (+300 points de base).

Ailleurs les hausse de taux sont restées modérées .

Les rendements des Bunds allemands ont gagné 6 points de base à 1,76 % (+193 points de base). Les taux français ont augmenté de quatre points de base à 2,31 % (+211 points de base). L’écart entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s’est rétréci de deux à 55 points de base. 

Les taux grecs à 10 ans sont restés inchangés à 4,26% (+295bps). Les rendements espagnols à 10 ans ont augmenté de cinq points de base à 2,91 % (+235 points de base). Les rendements des Bunds allemands ont gagné 6 points de base à 1,76 % (+193 points de base). 

Les rendements des gilts britanniques à 10 ans ont ajouté quatre points de base à 3,14 % (en hausse de 217 points de base). L’indice britannique des actions FTSE a chuté de 1,6 % (en baisse de 2,0 % depuis le début de l’année).

L’indice Nikkei Equities du Japon a chuté de 2,3 % (en baisse de 4,3 % depuis le début de l’année). Les rendements japonais « JGB » à 10 ans ont légèrement augmenté à 0,26 % (en hausse de 19 pb depuis le début de l’année). 

Le CAC40 français a perdu 2,2% (-15,0%). L’indice actions allemand DAX a chuté de 2,7 % (-19,8 %).

 L’indice d’actions espagnol IBEX 35 a reculé de 0,6 % (en baisse de 8,4 %). 

L’indice FTSE MIB de l’Italie a peu évolué (-19,1%). Les actions des marchés émergents étaient pour la plupart en baisse. 

L’indice brésilien Bovespa a chuté de 2,7 % (en hausse de 4,3 %) et l’indice mexicain Bolsa a baissé de 0,6 % (en baisse de 12,2 %). 

L’indice Kospi de la Corée du Sud a peu varié (-20,0%). 

L’indice boursier Sensex de l’Inde a reculé de 1,6 % (hausse de 1,0 %).

 L’indice chinois de la Bourse de Shanghai a chuté de 4,2 % (en baisse de 14,1 %). 

L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a chuté de 4,1 % (en hausse de 81,8 %).

 L’indice actions russe MICEX a augmenté de 0,4 % (en baisse de 35,7 %).

Les fonds d’obligations de qualité supérieure ont enregistré des sorties de 758 millions de dollars, tandis que les fonds d’obligations de pacotille ont enregistré des entrées de 734 millions de dollars (de Lipper).

Le crédit de la Réserve fédérale a peu changé la semaine dernière à 8,789 trillions . Le crédit de la Fed est en baisse de 101 milliards de dollars par rapport au sommet du 22 juin. Au cours des 157 dernières semaines, le crédit de la Fed a augmenté de 5,062 trillions , soit 136 %. Le crédit de la Fed a gonflé 5 978 000 milliards de dollars, soit 213 %, au cours des 514 dernières semaines. 

Ailleurs, les avoirs de la Fed pour compte des propriétaires étrangers de valeurs du Trésor, et de la dette des agences ont chuté de 11,2 milliards de dollars la semaine dernière pour atteindre un creux de cinq semaines de 3,377 trillions . 

Le total des actifs des fonds du marché monétaire a diminué de 12,4 milliards de dollars pour atteindre un creux de 10 semaines de 4,552 milliards de dollars. Le total des fonds monétaires a augmenté de 87 milliards de dollars, ou 2,0 %, en glissement annuel.

Le papier commercial total a bondi de 9,7 milliards de dollars à 1,208 TN $. Le CP a augmenté de 26 milliards de dollars, ou 2,2 %, au cours de la dernière année.

Les taux hypothécaires fixes à 30 ans de Freddie Mac ont bondi de 13 points de base à 6,02 % (en hausse de 316 points de base en glissement annuel) – le plus haut depuis novembre 2008. Les taux à quinze ans ont gagné cinq points de base pour atteindre un sommet de 13 ans à 5,21 % (en hausse de 309 points de base). Les taux ARM hybrides à cinq ans ont bondi de 29 points de base à 4,93 % (en hausse de 242 points de base) – le plus haut depuis juillet 2009. L’enquête de Bankrate sur les coûts des emprunts hypothécaires jumbo avait des taux fixes sur 30 ans en hausse de huit points de base à 6,18 % (en hausse de 315 points de base) – le plus haut depuis Janvier 2010.

Sur les devises :

11 septembre – Financial Times :

« Le renminbi est sur la bonne voie pour sa plus forte baisse annuelle jamais enregistrée par rapport au dollar malgré les mesures les plus énergiques prises par Pékin pour endiguer le déclin de la devise… L’affaiblissement brutal du renminbi survient à un moment charnière pour Le parti communiste chinois, qui se prépare pour un sommet de leadership en octobre où le président Xi Jinping devrait assurer un troisième mandat sans précédent. La chute de 8,7 % par rapport au billet vert cette année à 6,96 Rmb place le renminbi sur la bonne voie pour sa plus forte baisse annuelle depuis que la Chine a abandonné son ancrage monétaire de longue date et est passée à un taux de change flottant géré en 2005. »

14 septembre – Bloomberg :

« Alors que Xi Jinping et Vladimir Poutine se préparent à une réunion probable cette semaine pour cimenter les relations sino-russes, un domaine où des liens économiques plus forts sont déjà observés est le front monétaire. Le yuan chinois s’avère être une soupape de décharge utile pour les entreprises russes aux prises avec des sanctions qui les empêchent de négocier en dollars. Les entreprises russes utilisent le yuan pour régler une plus grande partie de leurs échanges et augmentent leurs emprunts en devise chinoise. Moscou augmente également ses avoirs en yuans dans ses réserves de change.

11 septembre – Financial Times :

« Comme si la crise énergétique et les taux d’inflation les plus élevés depuis quatre décennies n’étaient pas suffisamment perturbateurs, l’économie mondiale est également secouée par de grands réalignements des taux de change. Après avoir été plus fort que le dollar pendant deux décennies, l’euro est désormais à parité avec le billet vert. La semaine dernière, la livre sterling est tombée à son plus bas niveau face au dollar depuis 1985 – et de nombreux analystes s’attendent à ce qu’elle continue de chuter. Le yen, quant à lui, a poursuivi sa chute vertigineuse face au dollar et s’apprête à connaître sa pire année jamais enregistrée.

Pour la semaine, l’indice du dollar américain a ajouté 0,7 % à 109,76 (en hausse de 14,7 % depuis le début de l’année). 

Pour la semaine à la baisse, la couronne norvégienne a baissé de 2,6 %, le dollar néo-zélandais de 2,0 %, le réal brésilien de 2,0 %, le dollar australien de 1,8 %, le dollar canadien de 1,8 %, le rand sud-africain de 1,7 %, la livre sterling de 1,5 %. %, la couronne suédoise 1,1 %, le peso mexicain 0,7 %, le won sud-coréen 0,6 %, le dollar singapourien 0,5 %, le franc suisse 0,4 %, le yen japonais 0,3 % et l’euro 0,3 %. Le renminbi chinois (onshore) a baissé de 0,87 % par rapport au dollar (baisse de 9,03 % depuis le début de l’année).

Sur les matières premières :

13 septembre – Bloomberg :

« Les marchés des matières premières ont du mal à sortir de la crise de liquidité qui dure depuis des mois et qui a entraîné une ère de fluctuations erratiques de la valeur des matières premières mondiales. Les fluctuations de prix géantes qui ont suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont ébranlé les marchés pour tous les produits , du gaz naturel au pétrole brut et aux métaux. L’activité commerciale sur la plupart des marchés de matières premières a chuté à des niveaux bas. L’intérêt ouvert pour le pétrole la semaine dernière a atteint son plus bas niveau depuis 2015, tandis que les avoirs à terme sur le gaz naturel, le sucre et l’aluminium restent tous à ou près des niveaux les plus bas depuis des années. Sur des marchés de l’électricité et du gaz incontrôlables, la flambée des prix limite le nombre de contrats que les négociants peuvent détenir en raison de l’augmentation des exigences de garantie. Dans l’huile, les macro-investisseurs ont misé sur les matières premières comme couverture contre l’inflation après que les banques centrales ont commencé à relever les taux. Pendant ce temps, certains négociants ont tourné le dos à la Bourse des métaux de Londres après la crise du commerce du nickel au début de cette année.

16 septembre – Bloomberg :

« JPMorgan… et ICBC Standard Bank Plc réduisent le financement du commerce des métaux en difficulté en Chine, ajoutant de la pression sur un secteur déjà durement touché par une économie en difficulté. Au moins trois sociétés chinoises de négoce de métaux ont vu leurs lignes de crédit gelées ou réduites par l’une ou l’autre des banques ces dernières semaines, selon des personnes proches du dossier. Les prêteurs se sont retirés après qu’une crise de liquidité est apparue chez le principal négociant en cuivre Maike Metals International… »

12 septembre – Reuters : « Les stocks de pétrole brut d’urgence des États-Unis ont chuté de 8,4 millions de barils la semaine dernière à 434,1 millions de barils, leur plus bas depuis octobre 1984, selon les données du Département américain de l’énergie (DOE)… La publication de la réserve stratégique de pétrole (SPR) au cours de la semaine terminée le 9 septembre a été le tirage le plus important depuis mai. Il comprenait environ 6,3 millions de barils de brut doux et environ 2 millions de barils de brut corrosif.

L’indice Bloomberg Commodities a reculé de 1,5 % (en hausse de 17,7 % depuis le début de l’année). 

L’or au comptant a chuté de 2,4 % à 1 675 $ (en baisse de 8,4 %). 

L’argent a rebondi de 3,9 % à 19,59 $ (en baisse de 16,0 %). 

Le brut WTI a baissé de 1,68 $ à 85,11 $ (en hausse de 13 %). L’essence a reculé de 0,7 % (en hausse de 8 %) et le gaz naturel a chuté de 2,9 % à 7,76 $ (en hausse de 108 %). 

Le cuivre a diminué de 1,4 % (en baisse de 21 %). 

Le blé a baissé de 1,0 % (en hausse de 12 %) et le maïs a baissé de 1,1 % (en hausse de 14 %). 

Bitcoin a coulé 1 555 $, ou 7,3 %, cette semaine à 19 750 $ (en baisse de 57 %).

EN PRIME

LACY HUNT

LACY NOUS EXPLIQUE:

La Fed a commis une erreur

elle a failli a son mandat

elle a joué le role de financeur de dépenses de dernier ressort

elle a mélangé le monétaire et le fiscal

les taux sont de la poudre aux yeux, ce qui compte ce sont les liquidités qui restent considérablement excessives depuis 2019

il va falloir aller loin pour briser le début de spirale

la récession va arriver fin 2022 /début 2023

https://email.mauldineconomics.com/ss/c/7Ovp-GZaJrEgjIuhFIcOCIxVIE-Fu0LdCYhIr9bfAuF45tdIZ07Aria64NKRg0twTcRpUjj5Q3Lhiy4ANXvIloIaHU-dhADgCUoPGovfu3N3s-YyO2uqRaaSByDhjb8uy2_QXSntuHC_qMdA3Z3m0Ns5wIvF4MiOTAa-TXPnGBdW7W-Z7lGQlAkjNNOiPh_xnbyNjlnABqtnlGbAQlpKlWIbK0Kgp0EzwmsWHomJvzSCFErzOyFAL1INWbAYarTrB_Xm3EV1oS_lH4I0ZZKE1EqbMlmbT5I8elXsd4gK-3gZ7VQPEfpMy7eg3KavmCIdBFk7FFAputG9Vlq6ZGTQrfGB-txxXNmPPkB_HU_-T4K7cVQTbtOGHDz8lwyQJszXDDU_JP0t4bTrUog6_kHVk6Towmr-kq98BxFeb3yeT9Y/3pi/I3UCfexuRba1PUPtQecmuQ/h12/wzuNYbRGfMWMF1KFp6SzolfN-sBhyj2n81tUf2bBvk0

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Une réflexion sur “Editorial. Le resserrement américain est très limité, il vise les petits mais préserve les GROS; une purge aussi limitée ne suffira pas.

  1. On navigue toujours entre les contradictions.

    Vous faisiez remarquer dans un de vos articles que le seule poche de dette qui se calmait concernait les émissions du Trésor. J’ai fait le constat que cette réduction avait été concomitante avec la fin du QE et l’hypothèse que le niveau antérieure des émissions du trésor interdisait à la FED d’arrêter son QE faute d’acheteurs étrangers.

    Le retard à l’allumage de la Fed pourrait trouver là, au moins partiellement, une explication.

    S’agissant des marchés, la tentative de pivot accommodant de la Fed au début de l »tété a permis de les faire remonter. Cette tentative était-elle le fruit d’une nouvelle erreur d’appréciation de la Fed ou avait elle précisément pour objet cette remontée ?

    Remontée qui a le mérite de créer un effet d’optique puisque les commentateurs s’émeuvent d’une baisse qui nous situe encore bien au dessus des bas de l’année, surtout en Europe.

    Ce qui est sur c’est que ce pivot avorté a signalé au marché la zone probable du put de la Fed (sous 3800 S&P) et que par le second pivot verbalement agressif de Jackson Hole, la Fed a implicitement invité le marché à venir retester cette zone.

    Nous en approchons et nous allons bientôt savoir si la Fed est en mesure de tolérer pour les marchés, la douleur qu’elle a prédit pour main street.

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