Editorial: de la fragilité à la volatilité , puis à l’instabilité puis … à la ruine. Lisez c’est effrayant. Avec MAJ

Auparavant le maître mot était fragilité.

Une étape a été franchie, maintenant le maitre mot c’est instabilité.

La fragilité se donne à voir.

L’intervention de la Banque d’Angleterre a calmé les marchés, elle n’a résolu aucun problème.

Je pense que les pertes dans les bilans sont considérables.

Je pense que les comptabilités sont fausses avec la bénédiction des autorités de contrôle et de supervision.

Je pense que cette situation de connivence modifie toute la pratique monétaire et bancaire: quand on est complice on ne peut accomplir sa mission sérieusement, on hésite à sanctionner et à trancher dans la pourriture de peur de contagion et on a tendance a mettre la merde sous les tapis.

Les pertes de marché ne sont ni aléatoires ni indépendantes. Ce ne sont pas des cygnes noirs dus au hasard, non elles étaient incluses dans les cours survalorisés, elles étaient en attente de se produire et elles sont en attente de s’extérioriser.

Les pertes arrivent par vagues, avec une ampleur et un timing imprévisibles. Le mot clef du levier c’est l’effet multiplicateur et il joue dans les deux sens.

Le système bancaire et shadow bancaire n’ a pas assez de fonds propres et une grande partie de ces fonds propres est bidon car in fine, en bout de chaine, constitué de dettes.

Les value at risk -les V@R- ont explosé avec la volatilité et les capacités bilantielles des acteurs sur les marchés se sont considérablement réduites.

Les expositions sur les dérivés se chiffrent par quadrillons!

J’explique depuis des décennies que les assurances sont bidons, ce sont de fausses assurances qui partent du principe qu’il n’y aura jamais de gros accident.

Notre système monétaire et financier s’articule autour de ce que j’ai appelé :

LE GRAND BLUFF

Il n’y a pas de sous bassement, pas de fondations, on a construit sur du sable mouvant. le système pour résumé ne tient qu’en:

DYNAMIC.

Ceux qui vendent la protection du marché, ceux qui vendent des hedges ne constituent pas de réserves pour les pertes futures. 

Au lieu de cela, ils utilisent des programmes de négociation sophistiqués et achètent et vendent des instruments sur le marché pour fournir les flux de trésorerie nécessaires pour payer les dérivés souscrits. 

C’est le dynamic hedging, il est fondé sur des hypothèses fausses et une hypothèse centrale qui est maintenant douteuse , le PUT des basques centrales.

En particulier, lorsqu’un courtier en dérivés souscrit une protection de marché, la stratégie implique qu’il vende des instruments sur un marché en baisse pour s’assurer qu’il dispose des ressources nécessaires pour payer les pertes. Cela crée le potentiel évident de déclencher des ordres de vente en cascade et un krach boursier.

Les conséquence ont été manifestes à plusieurs reprises, de «l’assurance de portefeuille» en 1987 au quasi-crash du marché obligataire britannique la semaine dernière. 

En 2007 et 2008 le pot aux roses a été découvert, mais on l’a dissimulé, et le système a continué car il a besoin de continuer, c’est marche ou crève. Si on ne maintient pas la fiction des assurances, beaucoup de triple A sautent et beaucoup de V@R explosent.

Encore en mars 2020, la Fed a dû annoncer plusieurs programmes de QE toujours plus importants pour endiguer la cascade d’ordres de vente – en actions, obligations et actions ETF.

Les ETF sont la menace suprême avec les dérivés, ils sont rigoureusement non liquides et conçus sur des hypothèses folles à la Bernard Cornfeld d’IOS!

La Fed a ressuscité la bulle en mars 2020 , elle a restimulé les excès spéculatifs et l’effet de levier .

Ce fut une erreur colossale mais il était impossible d’y échapper, c’est cela que j’appelle l’engrenage.

Les marchés financiers vivent sur un mythe théorique, mathématique, magique selon lequel qu’il est possible d’acheter une assurance dérivée et de verrouiller les gains que l’on a enregistré lors du grand marché haussier. 

C’est faux, archi faux; au niveau global , rien n’est sécurisé, c’est une illusion, c’est impossible. Les illusions des individus sont démasquées au niveau des groupes, au niveau des classes entières d’opérateurs et d ‘investisseurs.

Voila le grand secret.

Il est impossible pour le marché au sens large de se protéger contre les pertes. Il n’y a tout simplement pas d’endroit où décharger des dizaines de trillions de risques de marché. 

Personne n’a les moyens d’absorber de telles pertes. Et si un intervenant sur ‘un marché couvre les risque sur le marché des produits dérivés, alors la couverture crée un risque de crash systémique. 

Les banques centrales sont folles, elles assurent ces risques en dernière analyse, elles font comme je ne cesse de l’expliquer, remonter tous les risques périphériques vers elles, vers le Centre, elles transforment la multitude de risque spécifiques et un colossal risque systémique, elles font le contraire de la dissémination puisqu’elles concentrent tout dans leur bilan!

Quand le marché s’effondre, les vendeurs de protection se retrouvent donc acheteurs de risque de marché; ils ont obligés de vendre agressivement sur un marché qui s’effondre. Et c’est la fonction scélérate des QE, faire la contrepartie , offrir une contrepartie et des liquidités, garantir l’impossible monnaie-itude.

Le fait de prétendre acheter des papiers sans risques est un escroquerie car on sait que le risque suprême est là, il est contenu, masqué, enveloppé dans les fonds d’état , dans les dettes non solvables des gouvernements.

Les gouvernements n’apparaissent solvables que parce qu’ils forment un couple maudit avec les banques centrales et que l’on fait le pari que les banques centrales accepteront d’émettre autant de monnaie qu’il le faudra pour garantir les dettes de l’état. Les gouvernements ne sont solvables que parce que le système inclut la destruction finale des monnaies.

C’est le non-su, le non-dit, le dissimulé-clef qui permet au système de durer.

.De manière simpliste, ce qui fonctionne pour un individu a des conséquences très différentes s’il est adopté par le groupe..

C’est l’un des grands paradoxes de la pensée économique, c’est la différence entre les ménages et le groupe dans sa totalité.

Cette dynamique de la destruction s’est mise en branle la semaine dernière sur le marché britannique des Gilts. L’intervention agressive de la Banque d’Angleterre a contrecarré un effondrement du marché, mais au cours du processus, des fragilités du marché ont été révélées et même si elles sont réprimées, elles s’accumulent..

1er octobre – Bloomberg :

« La descente rapide du Royaume-Uni de la stabilité à la crise menace d’exposer la fragilité des efforts mondiaux pour vaincre l’inflation Elle soulève le spectre du chaos se sur les marchés financiers. 

La volatilité a atteint son plus haut niveau depuis mars 2020 sur les marchés des devises et des obligations. 

L’indicateur mondial de risque de marché inter-actifs de Bank of America a également bondi à un niveau jamais vu depuis le début de la pandémie. 

Les responsables gouvernementaux actuels et anciens aux États-Unis ont mis en garde contre les retombées potentielles. « La peur est contagieuse », a déclaré Ben Kumar, stratège principal en investissement chez Seven Investment Management LLP. 

« La volatilité accrue des obligations au Royaume-Uni causée par les liquidations de fonds entraîne des ventes de livres sterling en raison de l’instabilité, ce qui entraîne des sorties d’actions au Royaume-Uni, ce qui entraîne des ventes parallèles dans le monde entier. »

4 octobre – Bloomberg:

« Une entreprise du Credit Suisse Group AG qui prête des actions a annulé certaines de ces transactions ces derniers jours après que les investisseurs qui ont fourni les titres se sont retirés en raison de l’inquiétude suscitée par la santé financière de la banque. .

7 octobre – Reuters:

«Le Credit Suisse rachètera jusqu’à 3 milliards de francs suisses (3 milliards de dollars) de dette, une tentative de la banque suisse de montrer sa force financière et de rassurer les investisseurs inquiets de la restructuration du prêteur et du montant cela peut coûter. 

Les spéculations sur l’avenir de la banque se sont accélérées sur les réseaux sociaux au cours de la semaine dernière dans l’anticipation qu’elle pourrait avoir besoin de lever des milliards de francs de capitaux frais, envoyant ses actions et certaines obligations à de nouveaux plus bas. 

Le rachat des dettes de la banque et est une tentative de renforcer la confiance. Mais des questions centrales sur sa restructurationrestent ouvertes. 

L’une des plus grandes banques d’Europe, le Credit Suisse tente de se remettre d’une série de scandales, notamment la perte de plus de 5 milliards de dollars suite à l’effondrement de la société d’investissement Archegos l’année dernière,

5 octobre – Reuters :

«La Banque nationale suisse (BNS) suit de près la situation au Credit Suisse, a déclaré à Reuters Andrea Maechler, membre de la direction générale de la BNS… La deuxième plus grande banque de Suisse a vu ses actions chuter de 11,5% et ses obligations ont atteint des niveaux record lundi, avant de récupérer une partie des pertes, au milieu des inquiétudes quant à sa capacité à restructurer ses activités sans demander plus d’argent aux investisseurs. « Nous surveillons la situation », a déclaré Maechler… « Ils travaillent sur une stratégie qui doit sortir fin octobre. »

Le S&P500 a progressé de 1,5 % (en baisse de 23,6 % depuis le début de l’année) et le Dow a gagné 2,0 % (en baisse de 19,4 %). 

Les services publics ont chuté de 3,2 % (en baisse de 12,2 %). 

Les Banques ont repris 1,8% (-26,2%) et les Broker/Dealers ont bondi de 6,1% (-10,6%). 

Les Transports rebondissent de 3,5% (-24,3%). 

Le S&P 400 des Midcaps a progressé de 2,9% (-20,2%) et les small cap du Russell 2000 a repris 2,2% (-24,2%). 

Le Nasdaq100 a augmenté de 0,6 % (en baisse de 32,4 %). 

Les Semi-conducteurs progressent de 2,2% (-40,3%). 

Les Biotechs gagnent 1,9% (-16,8%). 

Avec des lingots en hausse de 34 $, l’indice HUI des actions aurifères a augmenté de 1,8 % (en baisse de 23,6 %).

Les taux des bons du Trésor à trois mois ont terminé la semaine à 3,26 %. Les rendements gouvernementaux à deux ans ont ajouté trois points de base à 4,31 % (en hausse de 358 points de base depuis le début de l’année). 

Les rendements des bons du Trésor à cinq ans ont augmenté de cinq points de base à 4,14 % (en hausse de 288 points de base). 

Les rendements des bons du Trésor à dix ans ont gagné cinq points de base à 3,88 % (en hausse de 237 points de base).

 Les rendements obligataires longs ont ajouté six points de base à 3,84 % (en hausse de 194 points de base). 

Les rendements de l’indice de référence Fannie Mae MBS ont augmenté de cinq points de base à 5,72 % (+366 points de base).

Les rendements des Bunds allemands ont gagné neuf points de base à 2,19 % (+237 points de base). 

Les rendements français ont augmenté de huit points de base à 2,80 % (+260 points de base). L’écart entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans s’est rétréci d’environ un à 61 points de base

Les rendements grecs à 10 ans ont glissé de deux points de base à 4,81 % (+350 points de base). Les rendements italiens ont bondi de 19 points de base à 4,71 % (+353 points de base). Les rendements espagnols à 10 ans ont augmenté de 12 pb à 3,41 % (+285 pb). . 

Les rendements des gilts britanniques à 10 ans ont bondi de 15 points de base à 4,24 % (+327 points de base). L’indice britannique des actions FTSE a progressé de 1,4 % (en baisse de 5,3 % depuis le début de l’année).

L’indice Nikkei Equities du Japon a bondi de 4,5 % (en baisse de 5,8 % depuis le début de l’année). Les rendements japonais « JGB » à 10 ans ont ajouté un point de base à 0,25 % (en hausse de 18 pb depuis le début de l’année). 

Le CAC40 français a gagné 1,8% (-18,0%). 

L’indice actions allemand DAX a repris 1,3% (-22,7%). 

L’indice boursier espagnol IBEX 35 a augmenté de 1,0 % (en baisse de 14,7 %). L’indice italien FTSE MIB a rebondi de 1,2 % (en baisse de 23,6 %). 

Les actions des marchés émergents étaient pour la plupart en hausse. 

L’indice brésilien Bovespa a bondi de 5,8 % (en hausse de 11,0 %) et l’indice mexicain Bolsa a bondi de 2,5 % (en baisse de 14,2 %). 

L’indice Kospi de la Corée du Sud a rebondi de 3,6 % (en baisse de 25,0 %). 

L’indice boursier Sensex de l’Inde a augmenté de 1,3 % (inchangé). 

La bourse chinoise de Shanghai a été fermée pour les vacances (en baisse de 16,9%). 

L’indice turc Borsa Istanbul National 100 a bondi de 12,2 % (+ 92 %). L’indice actions russe MICEX a reculé de 0,6 % (en baisse de 48,7 %).

Les fonds d’obligations de qualité supérieure ont enregistré des sorties de 3,536 milliards de dollars, tandis que les fonds d’obligations à haut risque ont enregistré des entrées de 1,872 milliard de dollars (de Lipper).

Le crédit de la Réserve fédérale en milliards de dollars la semaine dernière a chuté de 44,7 milliards de dollars à 8,728 TN. Le crédit de la Fed est en baisse de 173 milliards de dollars par rapport au sommet du 22 juin. Autant dire qu’il est stable.

Au cours des 160 dernières semaines, le crédit de la Fed a augmenté de 5,002 trillions , soit 134 %. Le crédit de la Fed a gonflé 5 917 000 milliards de dollars, soit 211 %, au cours des 517 dernières semaines.

 Ailleurs, les avoirs de la Fed pour compte des propriétaires étrangers de dette du Trésor, et de la dette des agences ont chuté la semaine dernière de 42,1 milliards de dollars à 3,324 trilllions – le plus bas depuis avril 2020. Les «avoirs en garde» ont baissé de 1 milliard de dollars, ou 3,%, en glissement annuel.

Le total des actifs des fonds du marché monétaire a diminué de 12,2 milliards de dollars pour atteindre 4,578 milliards de dollars. Le total des fonds monétaires a augmenté de 34 milliards de dollars, ou 0,8 %, en glissement annuel.

Le papier commercial total a bondi de 13,1 milliards de dollars à 1,243 milliard de dollars. Le CP a augmenté de 68 milliards de dollars, ou 5,8 %, au cours de la dernière année.

Les taux hypothécaires fixes à 30 ans de Freddie Mac ont baissé de quatre points de base à 6,66 % (en hausse de 367 points de base en glissement annuel). 

Les taux à quinze ans ont baissé de six points de base à 5,90 % (en hausse de 367 points de base). 

Les taux ARM hybrides à cinq ans ont augmenté de six points de base à 5,36 % (en hausse de 284 points de base) – le plus haut depuis janvier 2009.

L’enquête de Bankrate sur les coûts des emprunts hypothécaires jumbo avait des taux fixes sur 30 ans en hausse de 23 points de base à 7,05 % (en hausse de 390 points de base) – le plus haut depuis Mars 2009.

Sur les devises :

7 octobre – Financial Times  :

« Les réserves de change japonaises ont chuté d’un montant record en septembre et celles de la Chine se sont rapprochées de 3 000 000 000 $ alors que la hausse du dollar a frappé deux des plus importants pools de banques centrales au monde.

 Les réserves de change du Japon ont chuté d’un record de 54 milliards de dollars à 1,24 milliard de dollars après que les autorités ont dépensé près de 20 milliards de dollars le mois dernier pour intervenir sur les marchés des changes afin d’endiguer la chute du yen… Les réserves de change du Japon sont à leur plus bas niveau depuis 2017, alors que les marchés ont recommencé à tester les 145 yens niveau par rapport au dollar américain. 

Les réserves de change des marchés émergents d’Asie ont diminué de plus de 600 milliards de dollars au cours de l’année écoulée, la plus forte baisse jamais enregistrée… La couverture des réserves de change en mois d’importations s’est détériorée « au niveau le plus bas depuis la crise financière mondiale pour [les marchés émergents] Asie-ex Chine, « , a déclaré Standard Chartered. « Dans ce contexte, les banques centrales peuvent choisir une utilisation plus judicieuse des réserves de change à l’avenir. »

3 octobre – Reuters :

« Le Japon est prêt à prendre des mesures « décisives » sur le marché des changes si les mouvements excessifs du yen persistent, a déclaré le ministre des Finances Shunichi Suzuki…, dans un nouvel avertissement contre les investisseurs qui vendent la devise. « Il est important que les devises évoluent de manière stable, car des mouvements brusques et unilatéraux ne sont pas souhaitables », a déclaré Suzuki lors d’une conférence de presse…, faisant référence aux récentes fortes chutes du yen.

Pour la semaine, l’indice du dollar américain a gagné 0,6 % à 112,80 (en hausse de 17,9 % depuis le début de l’année). 

Pour la semaine à la hausse, le réal brésilien a augmenté de 4,1 %, la couronne norvégienne de 1,7 %, le won sud-coréen de 1,3 %, le dollar canadien de 0,7 %, le peso mexicain de 0,5 %, le dollar de Singapour de 0,2 % et le dollar néo-zélandais. 0,2 %. 

En revanche, la couronne suédoise a baissé de 1,1 %, la livre sterling de 0,8 %, le franc suisse de 0,7 %, l’euro de 0,6 %, le dollar australien de 0,4 %, le yen japonais de 0,4 % et le rand sud-africain de 0,1 %. 

Le renminbi chinois (offshore) a augmenté de 0,10.% par rapport au dollar (baisse de 10,89% ytd).

Sur les matières premières :

L’indice Bloomberg Commodities a bondi de 5,1 % (+18,1 % depuis le début de l’année)

L’or au comptant a rebondi de 2,1 % à 1 695 $ (en baisse de 7,3 %). L’argent a récupéré 5,8 % à 20,13 $ (en baisse de 13,6 %). 

Le brut WTI a bondi de 13,15 $ à 92,64 $ (en hausse de 23 %). L’essence a grimpé de 10,6 % (en hausse de 23 %), tandis que le gaz naturel a glissé de 0,3 % à 6,75 $ (en hausse de 81 %). 

Le cuivre a diminué de 0,8 % (en baisse de 24 %). 

Le blé a chuté de 4,5 % (en hausse de 14 %), tandis que le maïs a ajouté 0,8 % (en hausse de 15 %). Bitcoin a augmenté de 200 $, ou 1,0 %, cette semaine à 19 570 $ (en baisse de 58 %).

EN PRIME

CHRONIQUE DE L’INSTABILITE:

1er octobre – Bloomberg :

« La chute du Royaume-Uni de la stabilité à la crise menace d’exposer la fragilité des efforts mondiaux pour écraser l’inflation, soulevant le spectre du chaos qui se répand sur les marchés financiers. 

La volatilité a atteint son plus haut niveau depuis mars 2020 sur les marchés des devises et des obligations. 

L’indicateur mondial de risque de marché inter-actifs de Bank of America a également bondi à un niveau jamais vu depuis le début de la pandémie. 

Les responsables gouvernementaux actuels et anciens aux États-Unis ont mis en garde contre les retombées potentielles. « La peur est contagieuse », a déclaré Ben Kumar, stratège principal en investissement chez Seven Investment Management LLP. « La volatilité accrue des obligations au Royaume-Uni causée par les liquidations de fonds entraîne des ventes de livres sterling en raison de l’instabilité, ce qui entraîne des sorties d’actions au Royaume-Uni, ce qui entraîne des ventes parallèles dans le monde entier. »

5 octobre – Reuters :

«La Banque nationale suisse (BNS) suit de près la situation au Credit Suisse, a déclaré à Reuters Andrea Maechler, membre de la direction générale de la BNS… La deuxième plus grande banque de Suisse a vu ses actions chuter de 11,5% et ses obligations ont atteint des niveaux record lundi, avant de récupérer une partie des pertes, au milieu des inquiétudes quant à sa capacité à restructurer ses activités sans demander plus d’argent aux investisseurs. « Nous surveillons la situation », a déclaré Maechler… « Ils travaillent sur une stratégie qui doit sortir fin octobre. »

6 octobre – Bloomberg :

« Société Générale SA a réduit son exposition aux contreparties sur les transactions en Chine d’environ 80 millions de dollars au cours des dernières semaines alors que les banques mondiales cherchent à se prémunir contre toute retombée potentielle de la montée des risques géopolitiques dans le deuxième économie mondiale. Elle détient plusieurs centaines de millions de dollars de positions sur le Financial Futures Exchange chinois… La banque française cherche à répliquer ces positions ailleurs en Asie… Comme d’autres entreprises et multinationales, les dirigeants de la banque sont de plus en plus préoccupés par toute une série de problèmes qui frappent Chine ces derniers mois… »

4 octobre – Financial Times :

« Les investisseurs et les analystes de Wall Street tirent la sonnette d’alarme sur un éventuel « accident de marché », alors que les épisodes successifs de tumulte des actions et obligations américaines et la hausse du dollar provoquent une augmentation des niveaux de stress. dans le système financier. 

Une jauge de tension sur les marchés américains… a atteint son plus haut niveau depuis les ructions de la pandémie de coronavirus de mai 2020. Même si les actions de Wall Street commencent le nouveau trimestre avec des gains, l’indice de stress financier de l’OFR est proche d’un sommet de deux ans à 3,1 , où zéro indique un fonctionnement normal du marché. 

Cela s’est ajouté à une liste croissante d’indices de référence qui suggèrent que les conditions commerciales de la dette publique américaine, des obligations d’entreprises et des marchés monétaires sont de plus en plus tendues.

6 octobre – Bloomberg :

« Le dernier épisode de volatilité financière mondiale a accru les inquiétudes concernant l’incapacité persistante des régulateurs à résoudre les problèmes de liquidité avec les bons du Trésor américain – la dette qui sert de référence pour le monde. Il devient de plus en plus difficile d’acheter et de vendre des bons du Trésor en grande quantité sans que ces échanges ne fassent bouger le marché. La profondeur du marché, comme on appelle la mesure, a atteint jeudi dernier le pire niveau depuis les affres de la crise de Covid-19 au printemps 2020, lorsque la Réserve fédérale a été contrainte à une intervention massive.

29 septembre – Bloomberg :

« Quiconque doute de la liquidité s’épuise du système financier mondial n’a qu’à regarder les fluctuations quotidiennes des swaps de taux d’intérêt. C’est l’un des marchés les plus profonds du monde, où les grandes institutions financières se rendent pour couvrir les risques à long terme. Et il est frappé par une volatilité inhabituelle. L’écart entre les volets à taux variable et à taux fixe des swaps à plus longue échéance liés au taux de financement garanti au jour le jour s’est rétréci de plus de 7 points de base à moins 75 points de base mardi, pour se creuser de plus de 5 points de base le jour suivant. Il s’agissait des deux mouvements les plus importants sur une journée dans les deux sens jamais enregistrés pour l’indice, qui a été lancé en octobre 2020 en remplacement du taux interbancaire offert à Londres.

6 octobre – Bloomberg :

« Les réserves mondiales de devises étrangères chutent au rythme le plus rapide jamais enregistré, alors que les banques centrales de l’Inde à la République tchèque interviennent pour soutenir leurs devises. Les réserves ont diminué d’environ 1 000 milliards de dollars, soit 7,8 %, cette année pour atteindre 12 000 milliards de dollars, la plus forte baisse depuis que Bloomberg a commencé à compiler les données en 2003. »

5 octobre – Bloomberg :

« Une transaction d’options géante a peut-être déclenché le rebond du S&P 500 mercredi, selon Wells Fargo… La transaction, qui impliquait l’achat et la vente d’options d’achat liées à l’indice à un coût de environ 31 millions de dollars, a probablement contribué à alimenter une reprise qui a vu la jauge de référence effacer une baisse de 1,8%, déclare Chris Harvey, responsable de la stratégie actions de la société. Les théories selon lesquelles le trading de produits dérivés a potentiellement entraîné le mouvement d’un actif sous-jacent ont été relativement courantes sur les marchés à l’envers de cette année… »

1er octobre – Financial Times :

« Les investisseurs ont retiré un record de 70 milliards de dollars des fonds obligataires des marchés émergents cette année… Les investisseurs ont retiré 4,2 milliards de dollars des fonds obligataires des marchés émergents au cours de la seule semaine dernière, selon… EPFR Global, un flux de fonds surveiller – portant les sorties annuelles au plus haut niveau depuis que la banque américaine a commencé à enregistrer les données en 2005. La fuite des investisseurs souligne à quel point les marchés émergents sont confrontés à des risques croissants liés à la flambée des taux d’intérêt sur les marchés développés… »

7 octobre – Reuters  : « Les investisseurs ont accumulé des liquidités au taux hebdomadaire le plus rapide depuis avril 2020 dans la semaine jusqu’à mercredi, alors que la flambée des coûts d’emprunt du gouvernement, les prix élevés de l’énergie et le ralentissement de la croissance ont attisé l’aversion au risque, a déclaré BofA Global Research… Investisseurs a investi 88,8 milliards de dollars en liquidités, a déclaré BofA, citant des données de l’EPFR, et a vendu 18,3 milliards de dollars d’obligations – le taux hebdomadaire le plus rapide en quatre mois – la majorité de la vente étant constituée d’obligations de qualité supérieure.

4 octobre – Financial Times:

« Le FMI a averti qu’une vague de sorties de fonds permettant des retraits fréquents des investisseurs mais détenant des actifs difficiles à vendre pourrait amplifier le stress du marché et ‘potentiellement saper la stabilité du marché financier’. système’. Les retraits des fonds obligataires à capital variable ont augmenté ces derniers mois, a noté le FMI, et un autre choc pourrait « déclencher de nouvelles sorties », un décalage entre les rachats et les avoirs illiquides posant une « vulnérabilité potentielle majeure ». L’organisme international a identifié les titres moins fréquemment négociés tels que les obligations d’entreprise, certains actifs des marchés émergents et l’immobilier comme étant les plus à risque pendant les périodes de volatilité du marché lorsque les investisseurs peuvent se déplacer pour vendre à l’unisson.

3 octobre – Bloomberg :

« Les marchés du financement devraient terminer l’année sous tension alors que les réglementations bancaires se heurtent au resserrement de la banque centrale et au besoin traditionnel d’équilibrer les positions vers la fin décembre. C’est le message des swaps de devises à trois mois, qui ont explosé fin septembre au pire depuis l’effondrement de la pandémie en 2020. La prime que les détenteurs d’euros et de yens doivent payer pour échanger contre des dollars a bondi alors que la finance britannique la tourmente et l’agressivité de la Réserve fédérale ont donné un nouveau vent arrière au billet vert… »

Pendant ce temps en Angleterre ;

6 octobre – Financial Times :

« La Banque d’Angleterre a défendu l’intervention de la semaine dernière sur le marché de la dette publique britannique, affirmant qu’elle était intervenue pour empêcher une vente incendiaire de gilts de 50 milliards de livres sterling qui aurait conduit la Grande-Bretagne au bord d’un crise financière. La banque centrale a déclaré… que si elle n’avait pas lancé son programme d’achat d’obligations d’urgence à la suite du « mini » budget du chancelier Kwasi Kwarteng, les fonds de pension auraient été contraints de vendre pour 50 milliards de livres sterling de dette publique britannique à long terme « en peu de temps ». l’espace de temps’… La défense du régime par la BoE… est le signe le plus clair à ce jour de la proximité d’un effondrement du marché au Royaume-Uni suite au plan de Kwarteng de 45 milliards de livres sterling de réductions d’impôts non financées. Si la banque centrale n’était pas intervenue,

1er octobre – Bloomberg :

« Lorsque la livre s’est effondrée lorsque Kwasi Kwarteng a présenté son mini-budget, certains Britanniques se sont précipités vers la sécurité d’un refuge qui a récemment perdu de son lustre : l’or. « Les achats ont augmenté de façon exponentielle », a déclaré Ash Kundra, qui dirige le marchand de pièces J Blundell & Sons dans le quartier historique de la bijouterie Hatton Garden à Londres. « Je n’arrête pas de manquer de pièces, je n’arrête pas de manquer de bars. »

6 octobre – Reuters :

« La crise du marché obligataire britannique entre dans un deuxième acte désordonné. La Banque d’Angleterre a annoncé un programme d’achat de gilt de 65 milliards de livres pour stabiliser les marchés et sauver les fonds de pension. Mais les retombées de la crise signifient que ces mêmes fonds, avec 1 700 milliards de livres d’actifs, doivent désormais réduire le risque en vendant des obligations d’entreprises et d’autres actifs à rendement plus élevé… L’intervention de la banque centrale a aidé les fonds à éviter d’avoir à vendre des gilts lors d’une braderie. prix pour répondre aux demandes de garantie. Mais les investisseurs LDI ne sont pas tirés d’affaire. La décision de Bailey a peut-être été trop tardive pour empêcher certains fonds de pension d’avoir à fermer leurs couvertures, comme les swaps de taux d’intérêt ou les contrats à terme. Cela les laisse avec une asymétrie potentielle de bilan parce qu’ils n’ont plus les dérivés en place pour faire correspondre leurs passifs.

6 octobre – Bloomberg :

«Les fonds de pension vendent des milliards de livres d’actifs pour reconstituer leurs réserves de liquidités avant que la Banque d’Angleterre ne supprime la semaine prochaine le soutien critique du marché qu’elle a introduit pour empêcher l’effondrement de marché britannique des obligations d’État. Les fonds de pension individuels vendent chacun des dizaines ou des centaines de millions de livres d’actifs liquides pour augmenter leurs réserves, selon des consultants en retraite… Les ventes d’actifs dans l’ensemble du secteur ont atteint des dizaines de milliards de livres, selon Nikesh Patel, responsable des solutions client chez Van Lanschot Kempen, une société de gestion de fortune.

3 octobre – Associated Press :

« Le gouvernement britannique… a abandonné ses plans de réduction de l’impôt sur le revenu pour les hauts revenus, dans le cadre d’un ensemble de réductions non financées dévoilé il y a quelques jours à peine qui a déclenché des turbulences sur les marchés financiers et envoyé la livre à des niveaux record. Dans une volte-face dramatique, le chef du Trésor, Kwasi Kwarteng, a abandonné son projet de supprimer le taux d’impôt sur le revenu supérieur de 45% payé sur les revenus supérieurs à 150 000 livres (167 000 $) par an, une politique qui avait suscité une opposition quasi universelle.

4 octobre – Bloomberg :

« Kwasi Kwarteng a signé 100 milliards de livres sterling (113 milliards de dollars) d’achat d’obligations par la Banque d’Angleterre alors que le marché est tombé dans la tourmente la semaine dernière, supérieur à la taille du plan annoncé par la centrale. banque et une indication du niveau d’inquiétude des responsables concernant la volatilité des marchés des titres d’État… Le chancelier de l’Échiquier a accepté une demande d’approbation d’achats pouvant atteindre 100 milliards de livres sterling lorsque le plan a été lancé… »

5 octobre – Reuters:

« L’agence de notation Fitch a abaissé les perspectives de sa note de crédit pour la dette publique britannique de » négative » à « stable »…, quelques jours après une décision similaire de son rival Standard & Poor’s après la décision du gouvernement du 23 septembre. déclaration fiscale. « Le paquet budgétaire important et non financé annoncé dans le cadre du plan de croissance du nouveau gouvernement pourrait entraîner une augmentation significative des déficits budgétaires à moyen terme », a déclaré Fitch.

6 octobre – Bloomberg : *

« Les marchés obligataires britanniques sont confrontés à un « bord de falaise » potentiel lorsque la Banque d’Angleterre quittera le marché à la fin de la semaine prochaine, laissant les traders naviguer dans un contexte turbulent sans le l’accompagnement d’un acquéreur en dernier ressort. Les rendements des gilts à long terme commencent déjà à grimper à mesure que la date de fin du 14 octobre pour ses achats d’obligations se profile, en partie parce que les décideurs politiques indiquent clairement qu’ils ne sont pas d’humeur à simplement soutenir les prix pour les commerçants.

4 octobre – Bloomberg :

« Les gestionnaires d’actifs, dont Blackrock Inc. et Schroders Plc, limitent les retraits des investisseurs institutionnels de certains fonds immobiliers britanniques après une vague de demandes de transfert d’argent. Le fonds immobilier britannique de Schroders a reporté les rachats dus début octobre jusqu’en juillet 2023, ce qui donnera au fonds de 2,8 milliards de livres sterling (3,2 milliards de dollars) plus de temps pour s’assurer qu’il dispose de suffisamment de liquidités pour couvrir les paiements… »

6 octobre – Reuters :

« La Banque d’Angleterre évaluera la santé du marché des obligations d’État britanniques avant de dénouer l’intervention d’urgence qu’elle a lancée après que le nouveau plan économique du gouvernement a déclenché des bouleversements, a déclaré la banque… Mercredi dernier, la BoE a pénétré dans le marché britannique du gilt de 2,1 billions de livres (2,4 billions de dollars) pour mettre fin à la panique de la vente d’obligations à long terme à la suite de l’annonce du «mini-budget» du ministre des Finances Kwasi Kwarteng le mois dernier.

7 octobre – Bloomberg :

« Les faillites d’entreprises britanniques au deuxième trimestre ont atteint leur plus haut niveau depuis 2009, la flambée du coût de l’énergie étant citée comme une préoccupation majeure pour plus d’un cinquième des entreprises. Les chiffres publiés par le Service de l’insolvabilité et l’Office des statistiques nationales montrent que plus d’une entreprise sur 10 interrogée en août a signalé un risque de défaillance modéré à grave.

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3 réflexions sur “Editorial: de la fragilité à la volatilité , puis à l’instabilité puis … à la ruine. Lisez c’est effrayant. Avec MAJ

  1. Ne pas oublier le QE débuté en toute discrétion avant le COVID suite à des problèmes de liquidité sur le marché des Repo.

    C’était d’une ampleur jamais vue à l’époque mais tout le monde l’a oublié car il a été noyé sous la marée du QE Covid.

    C’était la preuve de graves problèmes interbancaire et avec la marée qui se retire, ces problèmes devraient ressurgir, a fortiori dans un contexte de krach obligataire.

    On parle de CS et de DB mais bien d’autres baleines systémiques sont malades et vont particulièrement mal dès que les dollars se raréfient.

    Ce que je retiens c’est que le système s’adapte et ne craint même plus d’avoir recours à des QE en contexte inflationniste.

    Sans le dire ça s’apparente de plus en plus à du Yield Curve Control.

    On s’enfonce dans des marchés de plus en plus administrés et ça ne peut aller qu’en empirant.

    Car les QE sont comme l’eau qui éteint l’incendie ; elle fait parfois plus de dégats que le feu lui-même. On s’en rendra compte bientôt.

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  2. Je te tiens tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira se prendra une sévère déculottée ! En 2008, on aurait du consentir au krach et laisser les établissements financiers décatis disparaitrent dans la tourmente. Planquer la merde sous le tapis ne dure qu’un temps.

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