Les indices peuvent encore chuter de 20%, pensez aux fonds d’état 3-5 ans.

A noter un article intéressant dans le FT, il rejoint ce que je commence à envisager:

Ma conviction est que même si le pire ne se produit pas, -si ce n’est pas entre temps l’Armageddon financier-, la performance d’un portefeuille actions ne sera pas positive dans une perspective de long terme.

La surévaluation est encore beaucoup trop forte alors que la fragilité et le risque sont considérables.

Les positions en actions ne sont attrayantes que dans la perspective d’une spéculation pour jouer le fameux pivot.

Mais il faudra jouir vite le jour ou il se produira.

Les fonds d’état me semblent plus attrayants en comparaison des actions , en particulier les fonds d’état a moyen terme de 3 à 5 ans.

Il n’est pas possible de prendre des décisions éclairées même si on analyse correctement la situation; l’inconnue majeure ce n’est pas la situation, mais les réactions des responsables face à cette situation.

Ces réactions dépendront de rapports de forces qui ne sont pas encore dessinés.

Personne ne peut prévoir les réactions des autorités et des élites mondiales au cours des prochains mois.

Vont elles tenter de reprendre le cours qui a été interrompu par la pandemie puis bouffée inflationniste? La fuite en avant?

Vont elles tirer la leçon et adopter des politiques de retour aux normes historiques, en accepter els couts et les risques?

Vont elles perdre le contrôle et les possibilités de choix; vont elles être submergées par les forces de dislocation qu’elles ont déclenchées en fragmentant le monde et en allant vers la guerre?

Tout est possible car tout est fragile et précaire.

FINANCIAL TIMES Why I am starting to get excited about bonds for first time in years

Le patron de JP Morgan: les indices peuvent encore chuter de 20%

Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, reste prudent concernant les marchés actions, même après une chute de près de 25% du S&P 500 depuis le début de l’année et un plongeon d’un tiers du Nasdaq Composite. « C’est du sérieux », a lancé le dirigeant à propos du contexte économique et financier. Dimon constate que l’économie américaine se porte encore relativement bien à l’heure actuelle et que les consommateurs sont probablement en meilleure forme qu’ils ne l’étaient avant la crise financière de 2008. Interrogé par CNBC, Dimon souligne toutefois que « vous ne pouvez pas parler d’économie sans parler des perspectives futures, et c’est du sérieux ».

Ces commentaires de Jamie Dimon , qui dirige JP Morgan depuis 17 ans et a donc connu de multiples crises en tant que CEO, interviennent alors que les marchés financiers redoutent une récession, du fait de la politique très dure de la Fed pour lutter contre l’inflation. La banque centrale américaine a déjà relevé par trois fois ses taux de 75 points de base, et devrait procéder à un quatrième tour de vis surdimensionné le 2 novembre pour maîtriser la flambée des prix.

Dimon a averti hier lundi qu’un mélange « très, très sérieux » de vents contraires était donc susceptible de faire basculer les États-Unis et l’économie mondiale en récession d’ici le milieu de l’année prochaine.

Le directeur général de la plus grande banque des États-Unis, a déclaré que l’économie américain se portait toujours bien à l’heure actuelle et les consommateurs étaient susceptibles d’être en meilleure forme par rapport à la crise financière mondiale de 2008. L’inflation galopante, les taux d’intérêt qui augmentent plus que prévu, les effets inconnus du resserrement quantitatif et la guerre en Ukraine sont autant de facteurs qui, cumulés, pourraient donc provoquer la récession aux USA

Dimon ajoute que « l’Europe est déjà en récession etque les Etas -Unisles États-Unis peuvent entrer dans une sorte de récession dans six à neuf mois ».

Les responsables de la Fed ont indiqué qu’ils continueraient à augmenter les taux bien au-dessus de la fourchette actuelle de 3% à 3,25%.

Dimon a déclaré que la Fed « a attendu trop longtemps et a fait trop peu » alors que l’inflation atteignait des sommets de quatre décennies, la banque centrale est « clairement en train de rattraper son retard ».

Le dirigeant a déclaré qu’il ne pouvait pas être sûr de la durée d’une récession aux États-Unis, ajoutant que les acteurs du marché devraient plutôt évaluer une série d’hypothèses. « Cela peut aller de très léger à assez dur et beaucoup dépendra de ce qui se passera avec cette guerre. Donc, je pense que deviner est difficile, soyez prêts ».

Le patron de JP Morgan se dit convaincu en revanche de la volatilité des marchés. Il a également averti que cela pourrait coïncider avec des conditions financières « désordonnées ». A propos des perspectives du S&P 500, Dimon a déclaré que l’indice de référence pourrait encore chuter de 20% supplémentaires, ajoutant que « les 20% suivants seraient beaucoup plus douloureux que les premiers ».

Les opérateurs en sauront plus cette semaine concernant l’inflation américaine, avec un indice des prix à la consommation attendu jeudi. .

[Reuters] Dollar gains, yen flirts with intervention levels

[Reuters] Oil prices slide as dollar strengthens, China COVID-19 woes dampen demand

[Yahoo/Bloomberg] China Must Stick With Covid Zero Policy, People’s Daily Says

[Yahoo/Bloomberg] Hong Kong’s Property Market Is Tumbling as Unsold Homes Pile Up

[Reuters] Japan’s Kishida backs Bank of Japan’s ultra-loose policy despite yen plunge – FT

[Reuters] Japan logs August’s smallest-ever current account surplus as import prices surge

[Bloomberg] Foreign Funds Dumped Record Amount of Japan Bonds In September

[WSJ] PC Shipments Plunge Nearly 20%, Steepest Drop in More Than 20 Years

[FT] US property sector braces for job cuts as rate rises crush home sales

[FT] China property crisis spoils Communist party’s moment of triumph

Publicité

Une réflexion sur “Les indices peuvent encore chuter de 20%, pensez aux fonds d’état 3-5 ans.

  1. Bien sûr le potentiel de baisse reste important mais j’ai quand même le sentiment qu’à court terme tout est fait pour que ça tienne et pour ne pas plomber encore plus la conso à l’approche de la fin de l’année.

    Je parie que les aboyeurs de la Fed réamorceront un pivot verbal en accompagnement de la prochaine remontée des taux ou immédiatement après, à la faveur de chiffres d’inflation rassurants.

    On peut aussi profiter de l’arrivée de l’hiver et d’un figement de la situation en Ukraine.

    En tout cas je suis d’accord le risque rendement me semble bien supérieur sur les taux et en particulier sur les taux courts que sur les actions.

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s