Editorial. En Bourse comme en amour, le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier!

L’inflation s’en va, la récession arrivera.

C’est tout bon, il n’y a qu’à mettre comme on disait vulgairement en Bourse de mon temps!

C’est une vérité d’expérience que j’ai vérifiée tout au long de ma longue pratique des marchés.

Ils adorent ce genre de situation ou le positif se manifeste alors que le négatif est encore lontain.

C’est le cas ici ou l’on voit la hausse des prix baisser fortement et de façon crédible alors que la récession qui est le prix/le coût de la lutte contre l’inflation, cette recession elle, elle est encore loin.

On a le « plus » sans avoir le « moins » !

L’effet des nouvelles a été très bien étudié par la Fed sous le règne de Bernanke, c’était un de ses dadas. J’ai consulté ces travaux. On sait que l’effet des nouvelles est fort, brutal mais de courte de durée tandis que l’effet des raisonnements est quasi négligeable dans une perspective de court/moyen terme.

Et bien sur les habiles manipulateurs de la Fed ne se privent pas d’utiliser la dissymétrie entre les effets positifs et les effets négatifs.

Je dirais même qu’ils ont géniaux pour utiliser cette dissymétrie et les effets des décalages dans le temps. C’est leur art suprème.

Les marchés sont court termistes, présentistes en raison de la prédominance de la spéculation; et on peut ainsi leur faire faire et gober n’importe quoi.

On rend ainsi, c’est le grand secret le chaos dérivable, maitrisable par une succession de d’optimums de court terme.

Cela n’empêche pas les survenances de catastrophes de long terme. Ainsi nous payons depuis 2019 le prix des « décisions optimum » qui ont été prises entre 2009 et 2012.

Bien sur tout se paie, il n’y a pas de free lunch mais ce n’est pas une raison pour ne pas le faire croire aux peuples crédules.

Un de mes amis patron de banque – j’en ai encore!- me disait récemment: » un jour on va payer tout cela« .

Bien sur il a raison mais ce ne seront pas ceux qui auront joui et bénéficé des largesses qui paieront, ce seront d ‘autres!

A long terme n’est ce pas, nous sommes tous morts et surtout ceux qui ont pris les mauvaises décisions et en sont responsables; mais ceux là ne sont pas sanctionnés.

Le monde de la speudo démocratie est un monde de Tiers Payants, les uns jouissent, les autres paient. C’est la division des taches!

Et cela les Bourses adorent.

Elles jouent les optimums de court terme sans se préoccupper du long terme, c’est leur caractéristique, caractéristiques largement renforcées dans les temps modernes par l’imporance des algos.

Il y a un créneau dans les transitions ou tout est favorable, je l’ai compris très jeune. Et il ne faut surtout pas se laisser paralyser par les anticipations du futur, il faut être capable de dire: c’est bon allons- y, c’est bon il faut jouir vite!

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2 réflexions sur “Editorial. En Bourse comme en amour, le meilleur moment c’est quand on monte l’escalier!

  1. C’est exactement ça.

    Le marché joue aux chaises musicales ou à la patate chaude c’est selon.

    Ce faisant, l’inside money joint l’utile à l’agréable en entretenant l’ambiance à Main street pour que les emplettes de fin d’année soient de bonne facture.

    Je fais l’hypothèse qu’une bonne nouvelle lui donnera en début d’année l’opportunité de sortir face aux gogos.

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