Editorial:Valeur d’usage, valeur d’échange, valeur désir. Des nouvelles de l’Imaginaire.

Résumé de tous les chapitres précédents écrits depuis trois décennies:

notre système va de crise en crise et ces crises sont la manifestation d’une crise plus profonde: la crise de la pensée occidentale.

C’est une crise de la pensée du monde, une crise de notre représentation du monde. Nous pensons faux.

C’est une crise d’inadéquation de nos représentations du monde au monde réel.

C’est une crise de disjonction. ou encore une crise d’écart grandissant entre le monde et ce que nous en disons.

Notre pensée s’est autonomisée, elle a quitté le monde des référents, du concret existant, elle s’est envolée, elle s’est libérée du réel. Elle a bullé si on veut mieux marquer l’analogie avec les marchés financiers. La pensée se trouvant libérée, elle a évolué non plus en fonction de son sous jacent dans le monde mais en fonction de sa logique propre, de sa combinatoire , de sa gramamire, de sa rhétorique et surtout de ses besoins, de ses échanges, de ses désirs. D’ou peu à peu, la domination envahissante du mensonge, des narratives ou de la Com!

La pensée est censée représenter le monde afin de le comprendre et de le transformer, mais notre pensée fausse n’est plus adéquate pour cette fonction. La pensée dominante est désadaptée, déconnectée, elle fait jouir, elle séduit mais elle ne produit plus les résultats que l’on peut attendre d’elle.

La pensée est un outil, un scalpel, un bistouri pour faciliter notre travail sur le monde et ce scalpel a été perverti, détourné, il a évolué de façon idéologique comme outil pour assurer l’emprise de certaines classes sociales sur d’autres, pour perpétuer et reproduire un Ordre.

Quand vous avez libéré la pensée de son ancrage dans le réel, ce que font l’Idéologie, la Com et le Mensonge alors tout devient manipulable, on peut tout faire à la main dans le but d’obtenir ce que l’on veut. Ce que les puissants veulent.

La pensée s’est mise au service d’un ordre social et cette fonction nous éloigne de plus en plus de l’efficacité. Nous avons pénétré un Imaginaire, nous avons quitté le Symbolique, la Science; comme je le dis souvent, nous sommes dans « la bouteille » ou dans l’asile psychiatrique et les médecins sont encore plus fous, plus détraqués que les patients lesquels, de toute façon, ne savent pas qu’ils sont malades. On rejoint le mythe de la fameuee Caverne.

En fait pour parler juste, il n’y a pas de crise dans le monde réel, ce qu’il y a c’est une crise de nos représentations, de notre façon de mettre en ordre le monde , une crise de réconciliation entre notre imaginaire et la réalité.

On rejoint la folie occidentale conduite par l’Empire américain: on a créée un monde faux, nous nous sommes adaptés à ce monde faux, nous désadaptant du vrai monde et nous en subissons les conséquences.

Conséquences internes, domestiques et conséquences externes, à l’étranger.

La folie se donne à voir en même temps par les antagonismes et contradictions intérieurs et par les conflits et guerres à l’extérieur. Intérieur et extérieur, c’est la même réalité et elle s’image par la représentation du chiffre 8 , mis en horizontal.

La bulle des marchés financiers s’origine en 1971, elle est permise par la bulle du crédit, permise par la bulle du dollar et des monnaies, permise par la bulle des romans économiques des maîtres, permise par le désancrage généralisé. Destruction des référents.

Cette bulle est actuellment sous tension/pression, menacée d’entropisation, elle a besoin d’air chaud, d’énergie extérieure, de grossir encore pour ne pas déflater/éclater, mais elle se heurte aux raretés objectives réelles, rareté du profit, érosion de la plus value et du surproduit, rareté des ressources primaires , rivalité pour se les attribuer, et in fine conflit géopolitique avec les représentant d’un autre monde plus objectif, plus terre à terre: les Chinois et les Russes, les BRICs.

Nous sommes au coeur du besoin d’impérialisme car sans extension impériale, sans nouvelle frontière pour étendre le capitalisme, l’ordre ancien s’effondre en même temps que les bulles occidentales éclatent.

Il n’y a rien d’étonnant si l’enjeu des conflits en cours se cristallise sur la question monétaire et sur la contestation du role impérial du dollar. Mais ce que l’on voit moins, c’est que la question du dollar est totalement solidaire de celle de la valeur des actifs financiers mondiaux. Si le dollar perd son statut, Wall Street et ses satellites perdent le leur. La pierre angulaire du système occidental impérial c’est le couple dollar et sa base, la dette du Trésor Américain.

L’Imaginaire détermine/produit la domination impériale du dollar, la valeur des actifs financiers et la domination culturelle des Valeurs américaines. The World America Made est un monde imaginaire; Hollywoodien si on veut.

Le point, la pointe qui peuvent faire éclater toutes nos bulles occidentales c’est l’aiguille monétaire.

L’action conjuguée de la Russie, de la Chine, des Brics va -t-elle produire le percement de la Bulle Occidentale ?

L’enjeu de la guerre en cours Ukraine vs Russie , c’est la domination de l’Occident sur le monde, sa volonté démiurgique d’universalité et d’unilatéralité dans la lecture du monde réel. L’Occident veut impose sa lecture, sa façon de voir le monde.

Et vous comprenez mieux pourquoi les satellites des USA ne peuvent mener une politique autonome, le sous jacent de leur ordre social et économique et culturel est le même, ils habitent le même Imaginaire. Simplement ils ont un résidu de dissidents un peu plus important, ils ont plus de « déplorables », plus de « ringards ».

Nous habitons un monde de faux-monnayeurs étant entendu que la monnaie dont il s ‘agit c’est ce qui nous est commun et que nous échangeons entre nous. Cela inclut la monnaie, bien sur, la parole, les écrits, les fictions, les représentations du monde sous toutes leurs formes.

La domination de la technique et du digital font partie de ces échanges communs; nous avons décrété qu’un homme était une femme, que le genre est culturel et non pas naturel, que la vie n’est pas sacrée mais que nous sommes tous égaux, nous avons imposé des équivalences délirantes, nous avons imposé un ordre social imbécile qui pénalise les travailleurs pour glorifier les séducteurs, et en plus dans la post-modernité, nous déconstruisons dans l’ordre ancien ce qui le faisait encore tenir debout.

Nous décontruisons le monde ancien, ses invariants, ses concepts clefs, non pas pour retourner au sources mais pour nous en éloigner encore plus. Nous larguons nos arrimages. Nous nions la nature, notre histoire, notre culture! Bref nous détruisons nos sous-bassements et nos fondations. .

A l’origine de cette pensée fausse, démiurgique qui place l’homme au centre du Système, il y a la naissance du marginalisme, dans les années 1870.

Le marginalisme de Jevons, Walras et Menger fait basculer le monde réel vers la subjectivité, vers un monde centré sur l’homme et surtout sur son discours. Il n’existe pas de valeur en soi, « la valeur ne se trouve que dans la tête de celui qui la contemple« ; c’est un subjectivisme radical .

La démarche marginaliste est utile dans certains cas et en particulier en économie ou il s ‘agit de vendre, de faire croire, de persuader les acheteurs. Ellle est utile dans la mesure ou elle met l’accent sur la valeur comme découlant de l’utilité marginale.

Mais c’est une démarche qui ne rend pas compte du réel lui même, elle ne compte que de certains aspects liés aux échanges marchands dans nos sociétés. Elle a le mérite capitaliste d’escamoter le fondamental c’est à dire le fait que la valeur est produite par le travail.

Cette pensée fausse a pour fonction de rendre invisible, dans l’échange, le travail qui est incorporé. Si on veut, c’est une théorie qui, d’une certaine façon permet de nier les antagonismes de classes, la lutte des classes, surtout depuis que l’exploitation s’est délocalisée! Ce système c’est l’affirmation que celui qui crée la valeur, c’est .. le consommateur puisque c’est lui qui fixe son utilité! On trouve ici le fondement de l’inversion qui domine nos société , le marginalisme, la modernité sont fondés sur le recours à l’inversion. L’inversion est un opérateur systémique comme la répétition, la métaphore ou la métonymie. .

Et c’est pour cela que cette théorie subjectiviste débouche sur la tromperie, sur la publicité, sur le faux monnayage, sur la manipulation de la demande, sur la création de désirs. C’est la racine du fameux « puisque vous le valez bien » de l’Oreal » qui doit se comprendre comme ceci: comme vous avez une grande valeur, le produit que nous vous vendons et que nous vous faisons désirer a lui aussi une grande valeur! La proposition étant d ‘ailleurs reversible.

Bref, cette vision du monde est devenu un outil idéologique au service des puissants, des détenteurs du pognon, des maîtres du monde pour prolonger leur règne et lutter contre la finitude qui caractérise tout ce qui est humain.

Le monde financier, les marchés, les cotes de valeurs, tout cela c’est un monde imaginaire, on met des signes, des chiffres, des fonctions mathématiques sur un réel et surtout sur un futur, qui eux , restent irréductibles à la vraie compréhension. Peu à peu les savants, les sachants et les experts connaissent parfaitement ce monde imaginaire mais cet imaginaire a de moins en moins de rapport avec le monde réel, ils sont largués, ils marchent à coté de leurs pompes. Cet imaginaire ne retranscrit pas les lois du réel. On l’a vu avec la gestion du Covid.

Cette situation s’origine donc des années 1870 lorsque le marginalisme a pris le dessus chez les intellectuels bourgeois et que la notion de valeur a changé. Dès les années 1870, les intellectuels modernistes ont adopoté le principe qui décrète que la valeur en soi n’existe pas, la valeur ne se trouve que dans la tête des gens; c’est à dire dans la tête de ceux qui désirent. Dictature du désir sur la production, dictature du désir infantile sur les adultes qui produisent, dictature de la séduction et du « plaire » sur le « faire ».

De cette époque date la séparation des ombres et des corps, la relativisation générale, la dictature des perceptions, ce que j’appelle le Pacte Faustien, Satanique de la séparation des ombres et des corps afin de construire un monde d’illusion promethéenne ou l’homme est l’équivalent des dieux; tout puissant.

De là date bien sur la fausse monnaie généralisée et les faux monnayeurs , et peu à peu, par extension, de là date le mirage boursier qui fait croire que gonfler les prix des actifs et inflater les cours de bourse, c’est créer de la valeur et des richesses.

Lisez ce texte. qui exemplifie mon introduction éditoriale.

Valeur d’usage, valeur d’échange, valeur désir des nouvelles de l’Imaginaire.

Musk a déboursé quelque chose comme 44 milliards de dollars pour acheter la société. De toute évidence, la saga Twitter en cours illustre la déconnexion embarrassante et dégoûtante de la finance moderne entre la soi-disant « valeur marchande » (ou ce que nous voyons sur les marchés boursiers) et la valeur inhérente enracinée dans la création de richesse de base via la production de biens et services réels et utiles. .

Big Tech est dans le Big Trouble.

Dites ce que vous voulez des anciens titans de l’ère industrielle comme Andrew Carnegie, John D. Rockefeller, George Westinghouse ou JJ Hill. Au moins ont-ils créé des aciéries, des raffineries de pétrole, des usines d’équipement électrique et des lignes ferroviaires, il s’agissait de l’infrastructure de la prospérité.

Mais Twitter ? À la fin de chaque journée, y a-t-il une valeur héritée de tout ce qui réside dans l’éther de Twitter ? Si Twitter n’existait pas, il vous manquerait? ?

Dans le même ordre d’idées, comment Twitter a-t-il tiré le meilleur parti de son argent ? Ce n’est pas comme si les gens payaient des frais pour l’opportunité narcissique de faire preuve de brièveté et d’esprit à la Twitter, sans parler du droit de s’insulter dans la limite de 280 caractères.

Heck, Musk a lancé l’idée novatrice de facturer aux utilisateurs principaux la somme considérable de 8 $ par mois pour utiliser le service, et les gens ont crié comme des gorets coincés.

La réponse est qu’avant Musk, Twitter gagnait de l’argent grâce aux publicités d’une écurie de sponsors ; et comme Musk l’apprend maintenant, ce flux peut s’épuiser rapidement.

Ce qui nous amène à d’autres dans l’espace «tech», la plupart d’entre eux des noms familiers. Considérez deux des plus grands, Meta (anciennement connu sous le nom de Facebook) et Alphabet (la société mère de Google).

Ils gagnent de l’argent grâce aux revenus publicitaires, en faisant apparaître des distracteurs gênants adaptés aux données des utilisateurs qu’ils recueillent sur vous chaque fois que vous cliquez sur un lien ou appuyez sur le bouton « J’aime ». Ils se vantent de vous connaître mieux que vous-même.

Maintenant, gardez à l’esprit qu’il n’y a qu’une quantité limitée de revenus publicitaires. Et autrefois, les entreprises qui voulaient vendre des marchandises dépensaient une grande partie de leurs revenus publicitaires dans des systèmes d’information à l’ancienne comme les journaux et les magazines. Mais au cours de la dernière décennie, une grande partie de ces dépenses a migré en ligne et loin des produits papier.

Cette migration des dépenses est une grande partie de la raison pour laquelle vous n’avez peut-être plus de journal local ; c’est-à-dire qu’il a fait faillite. Ou cela aide à expliquer pourquoi ce qui reste de votre journal local, si vous en avez un, remplit une grande partie de son espace avec des fils d’actualités réimprimés provenant de grands médias comme Associated Press, Reuters ou autres.

L’argent publicitaire d’autrefois ne finance plus le journal du centre-ville, mais il remplit plutôt les coffres de ces mastodontes technologiques californiens sans âme. Beaucoup moins de reporters traditionnels couvrent les réunions du conseil scolaire ou les rapports du tribunal pénal ou des réunions du conseil de comté.

Pendant ce temps, au cours de la dernière décennie, le marché boursier a été tiré par la technologie-technologie-technologie. Partout, les gens ont parlé de la prétendue « création de richesse » et de la performance de leurs futurs comptes de retraite parce que le cours des actions de Facebook, Alphabet, etc. a augmenté. 

Voici le tableau de ces deux méga-noms 

Comme vous pouvez le voir, Facebook (changement de nom antérieur) et Alphabet étaient des chouchous du marché, grimpant inexorablement jusqu’à cette année. Et puis, oups… est venu la vente en 2022. Qu’est-ce que c’est que ça ?

Eh bien, une grande partie des 10 dernières années a également été une période de taux d’intérêt bas-bas-bas. À zéro la plupart du temps, et des rendements définitivement négatifs lorsque vous tenez compte de l’inflation. Et lorsque la Réserve fédérale a commencé à relever les taux d’intérêt plus tôt cette année, l’air chaud gratuit a quitté les ballons/bulles .

En effet, à un moment donné avant 2022, Facebook arborait une capitalisation boursière supérieure à 1 000 milliards de dollars ,oui, avec un « t » comme trillion. Aujourd’hui, la capitalisation boursière de la société est inférieure à 300 milliards de dollars avec un « b » comme billion , soit à peu près la même valeur que les valeurs combinées des sociétés pétrolières Shell et BP réunies.

Et réfléchissons un instant à cela…

Meta disparaissant dans une bouffée de fumée, cela aurait-il vraiment de l’importance ? Est-ce que votre vie changerait tant que ça, à part les messages sur les chatons mignons / chiots et autres? Alors qu’arriverait-il aux marchés mondiaux de l’énergie et aux prix de l’essence à la station-service du coin de la rue si BP et Shell disparaissaient tout simplement ? Eh bien, cette question se répond d’elle-même.

Pendant ce temps, à quoi ressemble la perte de plus de 700 milliards de dollars de la capitalisation boursière de Meta ? Faisons un peu plus de calculs.

Perdre 700 milliards de dollars de capitalisation boursière en un an signifie que Meta a perdu en moyenne 1,917 milliard de dollars par jour… 79,908 millions de dollars par heure… 1,332 million de dollars par minute… soit près de 22 000 dollars par seconde.

Cela vous semble-t-il être la dynamique d’une vraie entreprise qui fabrique et vend de vraies choses ? Celle qui crée une vraie valeur pour ses clients ?

Ou plutot, est-il possible qu’il n’y ait jamais eu autant de vraie valeur dans le concept original de Facebook ? Ou que l’idée d’une capitalisation boursière d’un trillion de dollars basée sur les revenus publicitaires détournés des journaux et redirigés vers la foule Facebook n’a jamais été une si bonne idée ?

Et tout rentre à la maison maintenant. Twitter est entre les mains de Herr Musk, qui essaie de comprendre comment garder les lumières allumées. Meta a cratéré cette année. Alphabet a également plongé. Et de nombreux autres jeux technologiques glissent sur la pente glissante. 

Voici une liste abrégée des suppressions d’emplois dans le secteur de la technologie de marque :

  • Twitter a supprimé plus de 50 % de ses effectifs (voir ci-dessus, avec une estimation de 3 700 emplois ; d’autres à venir).
  • Facebook ($META) : suppression de 13 % de ses effectifs (11 000 emplois), la plus importante série de licenciements jamais réalisée.
  • Snap ($SNAP) : suppression de 20 % de ses effectifs (1 200 emplois).
  • Shopify ($SHOP) : suppression de 10 % de ses effectifs (1 000 emplois).
  • Netflix ($NFLX) : suppression de 450 emplois en deux séries de licenciements.
  • Microsoft ($MSFT) : suppression de <1 % des effectifs (1 000 emplois).
  • Salesforce ($CRM) : suppression de 1 000 emplois.
  • Robinhood ($HOOD) : suppression de 31 % de ses effectifs.
  • Tesla ($TSLA) : suppression de 10 % de ses effectifs salariés.
  • Lyft ($LYFT) : suppression de 13 % de ses effectifs (700 emplois).
  • Redfin ($RDFN) : suppression de 13 % de ses effectifs.
  • Coinbase ($COIN) : suppression de 18 % de ses effectifs (1 100 emplois).
  • Stripe supprime 14 % de ses effectifs (1 000 emplois).

En plus de cela, Amazon a annoncé un gel des embauches, Apple a suspendu presque toutes les embauches et Alphabet réduit les nouvelles embauches de 50 %.

Vous captez l’image, non? Les jours de salade de tech-tech-tech se terminent. Cela tient en partie à la hausse des taux et à la réduction par la Fed de son soutien passé aux marchés inflatés. 

Et une partie de cela semble être une prise de conscience collective qu’une grande partie de cette fumée technologique de la Silicon Valley n’est tout simplement pas très bon, et ne vaut beaucoup à long terme.

Donc, sur les marchés, les gens écopent et cherchent d’autres choses dans lesquelles investir.

Cela nous amène aux actifs durables. Je vais rester concis ici et tout regrouper dans des idées traditionnelles comme l’énergie et l’exploitation minière. Pétrole, gaz, même charbon. L’or et l’argent comme métaux précieux. Et le cuivre, le plomb, le zinc et une foule d’autres métaux qui font vraiment fonctionner le monde (essayez simplement de faire fonctionner le monde sans eux).

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’ère du battage médiatique technologique touche à sa fin. La réalité a rattrapé la fumée et les miroirs. 

Alors que 2022 se termine, il est temps de revenir au réel et de se lancer dans des actifs utiles , car c’est dans cette direction que le monde se dirige.

Byron King.

Publicité

4 réflexions sur “Editorial:Valeur d’usage, valeur d’échange, valeur désir. Des nouvelles de l’Imaginaire.

  1. y’ a un truc important, c’est que si l’inflation rebaisse sans avoir eu des taux réels positifs á aucun moment du cycle c’est séculairement deflationiste

    Par contre si la politique de communication monétaire de la Fed échoue et que le réel triomphe ( bien aidé par chinois et russes) alors la démocratie clienteliste occidentale est morte faute de pouvoir « acheter » l’électeur.

    Si vous voulez dominer la nature, il faut en accepter les lois sinon vous êtes détruit.

    J’aime

  2. Voilà un texte fondamental pour nous lecteurs critiques et dissidents, récalcitrant aux normes artificielles dont on nous rebat sans relache les 5 sens pour mieux nous intégrer et maintenir dans un moule psychologique et carcéral ou notre directeur comportemental et de conscience est un logiciel piraté et programmatiquement diabolique écrit par des mages noirs aux allures d’apprentis sorciers.

    Non seulement la bouteille psychologique nous est bien trop étroite et opaque pour qu’entre notre observation attentive des événements et les fruits que ces événements nous dispensent, nous ne puissions trouver là une quintessence de la Réalité traditionnelle… « Traditionnelle » comme on dirait naturelle mais la part croissante et vampirique du subjectivisme distrayant n’est que la conséquence de la course poursuite entropique motivée par l’impulsion des désirs et mue par la matrice fictionnelle de nos attentes fabriquées et dés-ancrées du caractère réel. Ce caractère essentiel et objectif dont nous serions amputés trouve son exemplarité pour que le « quoi qu’il en coute du Jouir » sans borne. C’est en soi l’objectif fondamental à la sensation de toute puissance élective d’un « Sacré » renversé sur lui-meme, parfaite inversion des valeurs.

    Cette disjonction active, séparative du « bien, du juste et du vrai » qui s’actualise ontologiquement et formellement au quotidien pour ce qui nous est le plus directement utile et adapté aux pérégrinations de la conscience humaine pour devoir « vivre, survivre et transmettre » dans une communauté de savoirs et de devoirs. On perd, du fait de cette bulle d’entropisation fantasmatique, toute justification saine, ancrée dans les besoins fondamentaux, à savoir penser les pleines réalités objectives de ce « juste, ce bien et ce vrai » à la croisée d’un savoir horizontal et d’un phare vertical pour suivre la route du réel plutot que celle de l’irréel.
    Se ré-ancrer au réel fidéliserait la pleine re-possession des choix personnels et collectifs pour que s’arme et se rétribue à nouveau la pleine possession discriminative de notre intellection et discriminer entre ce qui est utile et futile, entre ce qui est « vrai » et « mensongé » entre ce qui participe à l’expression d’une esthétique du « beau » en l’art comme en acte.
    Le temps de la déconstruction fut un processus long de détricotage culturel, un processus de « grand remplacement », une tabula-rasa de nos invariants. Il faut tendre à la reconquête de soi et du réel car il en est du travestissement du Langage et des représentations par inférences et références logiques, de cet appauvrissement et déliaison aux valeurs fondamentales qui garantissaient l’altérité. Il nous faudrait rebrousser chemin pour nous rendre conforme aux possibles ententes entre les Etres de cultures différentes et éloignées entre elles. Alors meme que les forces émulatrices qui devraient œuvrer à la transcendance humaine ne produisent plus qu’une montagne d’insignifiants en voie de décomposition accélérée, l’Occident est devenu un immense collecteur de fumier pour le reste du monde, un contre exemple de ce qu’il ne faut jamais faire, croire et devenir.

    Quand le « profane » devient la norme active du social et sociétal c’est que le chaos instrumente nos existences au gré de nos exigences. Les peuples « primitifs » considéraient qu’à l’horizontalité d’un espace profane s’imposait nécessairement un axe vertical qui sacralisait le périmètre délimité de la vie sociale et en maintenait l’équilibre général. En cela, les règles de la vie sociale étaient imputables aux influences réciproques recherchées par une connexion verticale avec les divinités mythiques mais toujours vivantes et influentes…
    Ce grand axe vertical rencontre l’axe horizontal, ce qui revient à dire que l’axis mundis du centre de l’espace social met aussi en mouvement les rayons de cette roue symbolique jusqu’à sa limite périphérique. C’est ici ou se délimite la frontière entre l’ordre et le chaos.
    En supprimant cette verticalité directrice lui servant d’ancrage, en s’affranchissant des frontières par la montée en bulles de nos passions narcissiques tout en étirant les ombres grotesques de nos désirs malsains on se complait dans la réalité magique et faustienne de la ‘com. Alors même que le prisonnier ne s’est plus donné les moyens, qu’il a perdu par négligence, il ne peut découvrir le feu Sacré qui originait son Etre Essentiel et, conséquemment, par quoi son Ego devenait alors l’unique pole gravitationnel et auto référentiel de sa réalité « diurne et nocturne ». Ainsi, toute préoccupation légitime pour vivre, survivre et transmettre devient perverti et invertueux à fournir un sens transcendant à la vie et un regard neuf sur la Nature et sa propre nature dont il sacrifiera le sacré génétque pour le trafiqué transhumaniste. Un bon sens naturel justifie le vrai progrès de son existence lacunaire mondaine qui est devenue par perversion, « onaniquement’ imaginaire et suicidaire. L’onanisme n’enfante rien, pire il incarne le néantisme de soi face à son propre abysse… chaos primordial, prélude au Langage.

    L’imaginaire est toujours détruit par la réalité unique et tangible, cela par des moyens de pressions et contraintes qui deviennent maximales à force de les avoir ignorées. L’irruption de cette réalité organique ravage les espaces intériorisés de l’imaginaire collectif et le ramène comme Icare chutant du ciel à une réalité douloureuse, un réalisme débarrassé des ineptes idéologies parce que tout s’effondre pour des conséquences inattendues parce qu’ils les avaient proscrites du possible par trop de vanité. Le dernier exemple en date est cette manœuvre de l’esprit pour fixer un plafond de prix énergétique russe sans se soucier du prix exigé par le 1er intéressé, la Russie, comme si la main qui donne n’était plus au dessus de la main qui reçoit!

    La chute de l’Occident Collectif est un mouvement lent et celui-ci veut échapper coûte que coûte aux effets paraplégiques de ces désirs qui peinent de plus en plus à trouver un terrain propitiatoire à leur réalisation. Cette frustration croissante est un argument supplétif pour alimenter la destruction de l’ordre ancien. Elle révèle chez le fou les contradictions internes et la démesure foncièrement égotique, le danger malsain dont il fait foi par la vivacité de ses actes et en quoi les gens sains, le reste du monde, conçoivent à ce spectacle tragique et ubuesque toute l’étendue profonde d’un mal suicidaire et fanatique qui nous anime collectivement et nous entraînera jusqu’au fond du gouffre. Il y a des maux nécessaires et des rédemptions toujours possibles.

    Nous irons jusqu’au bout des effets produits par notre folie car notre croyance est solidement ancrée au trébuchet de notre narcissisme mais aussi, les racines exfoliantes du souvenir grisant de nos conquêtes passées sont un bien trop lourd et influent héritage hypnotique qui n’offrira rien d’autre au retour d’expériences qu’une litanie funiculaire jusqu’au-boutiste et mécaniquement catastrophique.

    Le grand solde de tout compte est un Great Reset qui n’aura pas la saveur délurée des concoctions prométhéennes de Davos, ces « oints du Seigneur » comme les appelle si justement Charles GAVE qui se voyaient dans un avenir proche les uniques maîtres du monde… tels qu’ils se sont toujours penser destiner être révèle à quel point ils ne sont esclaves que d’un maître qui les trahira.

    J’aime

  3. Bonsoir monsieur Bertez,
    Merci pour tous ces articles, hors du commun, que vous nous offrez sur votre site.
    Lisant « On rejoint la folie occidentale conduite par l’Empire américain: on a créé un monde faux, nous nous sommes adaptés à ce monde faux, nous désadaptant du vrai monde et nous en subissons les conséquences. », et pour avoir écouté sur Les Nuits De France Culture « La réalité et le réel selon Bernard Dufour » il m’est venu à l’esprit que « peut-être » : Le vrai monde serait la réalité, ce monde faux auquel nous nous sommes adaptés serait le réel ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/a-voix-nue-bernard-dufour-3-5-1ere-diffusion-05-05-1993-9564995
    FUERZA-UNIÓN-SALUD

    J’aime

  4. Bonjour
    Voilà pourquoi la guerre en Ukraine …
    D’un côté … l’occident qui fait illusion
    avec l’impression de monnaie adossée à des valeurs boursières qui sont en partie que du vent …
    Et de l’autre … les pays de l axe du ‘ MAL ‘ avec des ressources vraies … gaz … pétrole … matières premières …etc…
    Quand la mer se retire qui va rester à poil … sans rien … l’occident … même la puissance militaire se révèle être en fin de compte qu’un écran de fumée ….
    Le jour où la monnaie devra être ‘ adossée ‘ à une valeur essentielle pour l’existence … nous serons plus rien … pas de matières premières … plus d’industrie … plus d’intelligence , l’éducation et les ‘ valeurs ‘ occidentales les ont lobotomisé …
    No futur

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s