Cassad sur le terrorisme Banderiste

A Melitopol, en profondeur dans les arrières russes, des saboteurs ont fait sauter une partie du pont de la principale route permettant de relier la Crimée par voie terrestre. Cela soulève la question de l’insuffisance du travail de contre-espionnage et de contre-terrorisme dans la région.


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Le problème du sabotage et du terrorisme de la part des bandéristes va durer pendant des années ou des décennies, indépendamment des accords officiels qui pourront avoir lieu, ou de l’éventuelle prise de contrôle de toute l’Ukraine, car nous sommes ici dans le cadre du problème de très longue durée remontant aux origines du bandérisme dans les années 1930, avec le soutien de Berlin après l’arrivée de Hitler au pouvoir, puis au projet mis en place par Berlin en 1944 consistant à servir de déstabilisateur terroriste dans les arrières russes.

Après 1945, les bandéristes de l’organisation OUN et de son armée UPA restèrent actifs avec le soutien de Washington, prenant le relais de Berlin, jusqu’à ce que les soviétiques viennent à bout de leurs membres les plus violents à la fin des années 1950.

Immédiatement après l’effondrement de l’URSS en 1991, la région ukrainienne de l’ex-Empire russe/URSS ne fut plus soumise à la surveillance, et les adeptes du bandérisme reprirent leurs activités violentes.

Bandera a été reconnu « héros de l’Ukraine » par le président Viktor Iouchtchenko en quittant le pouvoir en 2010, ce qui montre l’impressionnante progression du bandérisme en 20 ans d’autonomie de la région ukrainienne de la Russie : de la quasi-inexistence en 1991, cette idéologie est arrivée à la tête de l’Etat en 2005.

Ce titre a été annulé par le nouveau président Viktor Ianoukovytch l’année suivante, en 2011, trois ans avant de se faire renverser par un coup d’Etat américain. Ce coup d’Etat a été financé par les USA et par certains oligarques ukrainiens, qui se sont servis d’hommes de main pour leur putsch violent : les bandéristes.

La suite, nous y sommes depuis 2014.

Pour mettre fin au terrorisme bandériste, Moscou doit ouvrir ses livres d’Histoire et appliquer à la lettre ce qu’elle a appliqué entre 1944 et 1958 : libérer ses territoires occupés, puis mener une longue lutte anti-terroriste pendant au moins 15 ans.

L’Histoire enseigne que le contrôle sur cette région doit demeurer indéfiniment, puisque même après 40 années de sommeil, le bandérisme a pu reprendre toute sa puissance et prendre le contrôle du pays en 15-25 ans, par la force si besoin (putsch et conflit militaire avec le pays historique).

L’Histoire montre, rétrospectivement, que la région ukrainienne de la Russie est un des talons d’Achille de la Russie, qui a été exploité par deux fois déjà : par Berlin dans les années 1930 et 1940 ; puis par Washington, d’abord sans succès dans les années 1940 et 1950, puis avec un grand succès immédiatement après que Moscou a abandonné son contrôle et sa surveillance sur cette région en 1991.

Tant que Moscou n’aura pas repris le contrôle de sa région ukrainienne, jusqu’au Dniestr et jusqu’à la Russie Rouge (Lvov), ce terrorisme persistera sur cette base arrière, alimenté par ses ennemis. Et si après avoir réprimé le terrorisme, Moscou fait une troisième fois l’erreur de laisser cette idéologie sans surveillance, le problème ressurgira immédiatement, quel que soit celui qui tient les frontières de cette base arrière (URSS lors de l’apparition du bandérisme en 1929, Ukraine lors de Iouchtchenko en 2005-2010, régime de Kiev lors du putsch de 2014).

Colonelcassad

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3 réflexions sur “Cassad sur le terrorisme Banderiste

  1. Je crains qu’il ait tort car il y a une grosse différence avec la situation de l’après-guerre: la Pologne était sous le contrôle de l’URSS, aujourd’hui elle est un pion de l’OTAN et sûrement prête à être une base arrière bandériste malgré leurs crimes passés contre des Polonais.

    Occuper un pays bandériste disposant d’une base arrière est mission impossible, Le vrai défi est d’annexer la partie russe saine et de mettre en place une frontière sûre pour empêcher les bandéristes de pénétrer sur le territoire. La question la plus importante est donc de déterminer la meilleure frontière et d’investir dans une barrière à la Trump

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  2. Attention cet persistance pourrait servir d’argument pour prouver la volonte de certains ukrainiens de ne pas etre russe. C’est peut etre pour cela que poutine n’engage pas l’armee russe trop loin dans le territoire ukrainien: il ne voudrait pas de territoire ou les gens n’acceptent pas son autorite et ou les russes ne sont pas bien accueillis par une majorite de la population.

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  3. Bonjour
    Les USA et l’OTAN avaient en sont temps des unités clandestines GLADIO … prêtes à passer à l’action en cas d’invasion de l’Europe … soupçonné d’avoir perpétrés des attentats pour déstabilisé le gouvernement italien sous revendications d’extrême droite ou d’extrême gauche … l’art de la manipulation totale …
    Les Russes devraient faire pareil … contrer le terrorisme que pratiquement l’occident … déstabilisé les ‘ démocrates ‘ défenseur de liberté et donneurs de leçons ‘ humanistes ‘ …
    Comme disent les israéliens … dents pour dents ? … non … pour une dent , la mâchoire … et pour un cheveu , la tête

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