Powell aussi pratique le « en même temps »

j’avoue un certain agacement face a la naiveté pas innocente des observateurs de la chose financière;

Les observateurs sont aussi complaisants , s’agissant de la soi disant guerre de Powell contre l’inflation que les commentateurs de la guerre en Ukraine; Ils flagornent, ils contribuent au récit , au roman, même si cela atteint un niveau scndaleux et frise la tromperie délibérée.

Powell vient d ‘annoncer qu’il interrompt le cycle des hausse des taux.

Objectivement quoi que l’on dise c’est une décision laxiste, compte tenu du niveau très élévé de l’inflation résiduelle et de la surchauffe du marché du travail .

D’ailleurs les bons commentateurs , ceux qui ne sont pas aux affaires mais pourraient y être comme El Erian ou Summers critiquent cette décision de pause.

Quelque jours plus tard alors que l’encre des journaux connivents n’est pas encore sèche, notre Powell tient un discours belliqueux, agressif, aux effets forcés, quasi deplacé en regard de tout ce qu’il a dit les jours précédents. Il manie le gros baton et fait des moulinets .. dans le vide bien sur. On va voir ce que l’on va voir sur l’inflation, c’est l’ennemi, c’est juré.

C’est comme en Ukraine, la Russie est l’ennemi à mort, l’Ukraine doit absolument gagner mais .. on ne lui donne pas les armes et les autorisations qui lui permettraient de tenter de gagner! On lui lie les mains!

Notre Powell s’adresse à la subjectivité des spectateurs, des joueurs , à leurs perceptions et il veut influencer non pas l’économie réelle, si tant est que sa politique monéatire l’influence vraiement, il veut manipuler les perceptions c est à dire la Bourse ; la bourse étant lspace de d’expression et de confrontation des epcpetions;

Donc resumons: objectivement Powell prend une decisions laxiste mais il imprime des perceptions belliqueuses.

Il appuie en même temps sur l’accélérateur economique d’un coté pour échapper à la recession mais il appuie sur le frein financier; et boursier.

En pratique il essaie de dissocier les deux sphères.

La pause sur les taux entretient lafacilité des conditions monétaires et financières mais les propos tenus le demain visent à les durcir.

 Wall Street corrige donc ce mercredi, le S&P 500 perdant 0,58% à 4.363 pts, le Dow Jones 0,25% à 33.968 pts et le Nasdaq 1,19% à 13.504 pts.

Sur le Nymex, le baril de brut WTI prend 1,5% à 72,3$. L’once d’or cède 0,2% à 1.944$. Le dollar index fléchit de 0,2% .

Jerome Powell estime ce mercredi que le chemin reste long pour réduire l’inflation jusqu’à 2%. 

« Presque tous les participants au FOMC s’attendent à ce qu’il soit approprié d’augmenter encore un peu les taux d’intérêt d’ici la fin de l’année« , indique Powell.

Powell explique que fixer les taux est un peu « comme passer d’une autoroute à des routes plus locales ». « Au fur et à mesure que vous vous rapprochez de votre destination, que vous essayez de trouver cette destination, vous ralentissez encore plus », explique le leader de la Fed…

Powell maintient que le système bancaire reste « sain et résilient » et répète que la banque centrale envisage de renforcer les règles.

Powell juge donc l’inflation toujours élevée, même si elle s’est modérée depuis le milieu de l’année dernière. Il note des signes que le marché du travail s’équilibre, indiquant une augmentation de la participation à la population active, un ralentissement de la croissance des salaires et une baisse des postes vacants. La demande de main-d’oeuvre, cependant, dépasse toujours largement l’offre de travailleurs disponibles.

Il faudra selon lui du temps pour que les pleins effets de la restriction monétaire se fassent sentir .

La Fed prendra ses décisions sur les taux réunion par réunion sur la base des données nouvelles. Les responsables pourront notamment évaluer un autre rapport sur l’emploi, un rapport sur l’inflation et une série de résultats financiers trimestriels bancaires d’ici la prochaine réunion de politique monétaire des 25 et 26 juillet.

Selon FedWatch du CME Group, la plus forte probabilité (79%) pour la prochaine réunion monétaire de la banque centrale américaine, celle des 25 et 26 juillet, est une hausse de 25 points de base .

Plus tôt ce mois, Powell a exclu tout assouplissement monétaire cette année.

Hier, le gouverneur Jefferson de la Fed a relevé que l’inflation avait commencé à diminuer, mais que le stress bancaire récent compliquait les perspectives.

Jefferson indique que la Fed doit rester attentive à l’inflation, au stress bancaire et à l’incertitude géopolitique.

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