Point de vue de Jeffrey Sachs, un réaliste, pas un idéologue .

Une réflexion sur “Point de vue de Jeffrey Sachs, un réaliste, pas un idéologue .

  1. « si vous n’êtes pas terrifié à parier avec l’arme nucléaire, vous ne comprenez pas l’histoire »

    Je ne pense pas que Sachs débatte avec un idéologue mais plutôt avec un autre réaliste comme lui.
    Dans son hypothèse « la Russie perd conventionnellement », les deux conviennent que le camp occidental est supérieurement plus puissant que la Russie et que cette dernière se retrouvera donc plus vite acculée à la défaite. Donc à la question nucléaire. (Que les US se retrouvent dans la même situation ? Que nenni !)

    Les deux défauts de l’argumentation de Sachs, sont
    – de raccourcir absolument les étapes d’arrivée à cette hypothèse de la Russie défaite. Sachs sort de son chapeau une sorte de Toute chose restant égale par ailleurs, imaginez Poutine se réveillant le matin avec toutes l’armée ukrainienne et ses chars allemands en face du Kremlin ! C’est absurde. Cela passerait forcément par un affaiblissement du pouvoir, et toutes ces corollaires.
    – d’oublier que la fin de l’URSS n’a pas entraîné son utilisation de l’arme nucléaire.

    Il est une chose de mettre en place une stratégie de l’arme nucléaire (et ses conséquences terrifiantes), il en est une autre de l’évoquer dans un but de peur ou de facilité rhétorique.

    La preuve : On a parlé souvent d’un « changement de régime » à Moscou. Mais les experts ont tous été plus ou moins pris au dépourvu sur le déroulement et la fin du coup d’état de Prigozhine.

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