Vous savez que je considère que le système dans lequel nous vivons est le capitalisme financier , avec ses deux composantes, l’accumulation de capital financier et le besoin concommittant de générer du profit afin de maintenir ce capital en vie.
J’ai expliqué à maintes reprises que tout dans nos régimes tournaient autour du besoin de profit. Le capitalisme accumule et ce faisant il génère un besoin de profit.
C’est l’éléphant rose dans la pièce mais il n’est genéralement pas vu car il est déguisé, le capitalisme financier pour durer doit avancé masqué, il ne doit pas être compris et son fonctionnement ne doit pas parvenir à la conscience et encore moins être enseigné.
Il est voilé par des subertfuges comme la dette ou le déficit exterieur.
On produitde la dette pour éviter de distribuer des revenus et on achète à l’étranger car ce n’est pas rentable de produire domestiquement c’est plus rentable d’importer. L’importation préserve le taux de profit moyen d’un pays.
Dans, tous les cas c’est une question de profit.
On s’endette pour compenser le manque de profit dans le système et on a des déficits extérieurs pour la même raison.
Il existe dans un système un besoin de « demande » , puisqu’il faut trouver des acheteurs pour les produits que l’on offre. La demande la plus intéressante pour le système c’est la demande de l’étranger puisque c’est son pouvoir d’achat que l’on pille, c’est le secret Allemand. Hormis la demande étrangère, cette demande est financée, solvabilisée par les salaires. En d’autres termes la demande représente … un coût pour la produire et ce coût pour produire la demande ce sont les salaires versés. Mais si vous ne voulez pas distribuer assez de salaires pour maintenir vos profits vous pouvez, en tant que système, recourir à l’endettement. S’endetter consiste à reporter le coût de la demande à plus tard. cela consiste à differer ce cout de production de la demande.
Quand le gouvernement -à la Macron- fait des deficits et empile les dettes, il bonifie les profits des entreprises ! J’ai souvent expliqué que les déficits des uns font les profits des autres c’est une évidence des équations de la Comptabilité Nationale.
Eh oui personne ne vous l’a jamais dit.
Et plus vous faites de deficits, plus de dettes plus vous baissez donc le coût de la demande actuelle, plus vous reportez ce coût dans le futur. Mais ce report est masqué il se présente sous forme de dette excessive et vous dites aux salariés… « maintenant il faut lutter contre l’endettement. Il faut mener une politique dite d’austérité ». Ce que normalement la France doit faire à partir de 2024.
j’espère que vous avez compris sinon non relisez.
Un vieux livre d’Attali, « La nouvelle Economie » si mes souvenirs sont bons aborde ces questions , mais je me trompe peut être. A moins que ce ne soit C. A. Michalet.
Dans cet esprit je vous conseille de lire :
L’ordre du capital : comment les économistes ont inventé l’austérité et ouvert la voie au fascisme Relié – 17 novembre 2022
Édition en Anglais de Clara E. Mattei (Auteur)
Un livre de l’année du Financial Times « A lire absolument, avec des leçons clés pour l’avenir. »–Thomas Piketty Un examen révolutionnaire des sombres origines intellectuelles de l’austérité.
Il existe un résumé

Pendant plus d’un siècle, les gouvernements confrontés à la crise financière ont eu recours aux politiques économiques d’austérité – coupes dans les salaires, les dépenses fiscales et les prestations publiques – comme voie vers la solvabilité.
Bien que ces politiques aient réussi à apaiser les créanciers, elles ont eu des effets dévastateurs sur le bien-être social et économique dans des pays du monde entier.
Aujourd’hui, alors que l’austérité reste une politique privilégiée parmi les États en difficulté, une question importante demeure : et si la solvabilité n’avait jamais vraiment été l’objectif ?
Dans The Capital Order , l’économiste politique Clara E. Mattei explore les origines intellectuelles de l’austérité pour découvrir ses motifs d’origine : la protection du capital – et en fait du capitalisme – en période de bouleversements sociaux par le bas.
Mattei retrace l’origine de l’austérité moderne dans la Grande-Bretagne et l’Italie de l’entre-deux-guerres, révélant comment la menace du pouvoir de la classe ouvrière dans les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale a animé un ensemble de politiques économiques descendantes qui ont favorisé les propriétaires, étouffé les travailleurs et imposé une hiérarchie économique rigide dans leurs sociétés.
Là où ces politiques « ont réussi », relativement parlant, c’est dans l’enrichissement de certaines parties, dont les patrons et les intérêts du commerce extérieur, qui ont accumulé pouvoir et capital aux dépens du travail.
C’est ici, soutient Mattei, que la véritable valeur de l’austérité peut être observée : son maintien des privilèges enracinés et son élimination de toutes les alternatives au capitalisme.
S’appuyant sur des documents d’archives récemment découverts en Grande-Bretagne et en Italie, dont une grande partie a été traduite pour la première fois, The Capital Order offre un nouveau récit accablant et essentiel de la montée de l’austérité parmi les outils du pouvoir politique contemporain.
Bonjour,
Si un état fait des déficits pour de l’investissement (ex: construction d’une centrale nucléaire), pour ce cas, je n’arrive plus à vous suivre dans votre raisonnement, malgré plusieurs relectures. Pourriez vous svp éclairer ma lanterne.
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La macroéconomie keynésienne est l’interprétation de la macroéconomie proposée par John Maynard Keynes dans ses travaux, dont notamment la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Basée sur des agrégats statistiques censés représenter des paramètres de l’économie d’un pays, la macroéconomie keynésienne a été, à l’époque de la domination de la synthèse néoclassique, l’orthodoxie économique.
Concept
La macroéconomie keynésienne est la conception de la macroéconomie exposée par John Maynard Keynes dans ses divers ouvrages, au premier rang desquels la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie de 1936. Elle a eu une influence prépondérante sur le développement de la macroéconomie, notamment à travers les successeurs de Keynes, les théoriciens de la synthèse néoclassique. L’expression de macroéconomie a, sous la synthèse néoclassique, été synonyme de keynésianisme1.
La macroéconomie keynésienne est fondée sur l’identification de trois grands types d’agents économiques : les ménages, les entreprises et les banques. Les banques financent les entreprises par le crédit ; les entreprises investissent en elles-mêmes et génèrent du profit, qu’elles reversent en partie aux ménages. Les ménages vendent leur force de travail aux entreprises, et gagnent un salaire. Les agents dépensent en vertu de leur propension à consommer, et épargnent la partie de leur revenu qui n’est pas dépensé (propension à épargner)2.
La macroéconomie keynésienne a permis de justifier l’intervention de l’État et de la banque centrale dans l’économie.
Identités fondamentales
Voici quelques lois développées par Keynes et ses émules.
Celles-ci sont des égalités comptables dans son modèle.
C + I = X
C + S = Y
X = Y
I = S
X: le produit national
Y: le revenu national
C: la consommation
I: l’investissement
S: l’épargne
C + I + EX – IM = PN
PN: Produit national
EX: Exportation
IM: Importation
RM + RE = RN
RN: le Revenu National
RM: le Revenu des ménages
RE: le Revenu des entreprises
C + I + EX – IM = PN = RN = RM + RE
C = RM + KM – SM
KM: le crédit des ménages
SM: l’épargne des ménages
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Merci pour ce développement. Cordialement
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C’est certain que la solvabilité n’a jamais été l’objectif, l’objectif a toujours été de faire payer à la masse les largesses des uns pour refaire un tour de largesses toujours au profit des mêmes le coup d’après. Je suis tellement dégoutée par tout ce que j’ai compris grâce à vous que j’en brûlerais tous les livres d’histoire !!!! Tout absolument tout est truqué.
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La finance et le complexe militaro-industriel sont les deux gangrènes principales de l’occident, Moins puissante mais tout aussi toxique, il y a en 3ème position la big pharma
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