«L’Ukraine et l’Occident font face à une défaite dévastatrice»

«L’Ukraine et l’Occident font face à une défaite dévastatrice»: le Telegraph résume les résultats décevants de la contre-offensive.

Elle s’est enlisée, l’hiver arrive, les élections se profilent aux États-Unis et en Grande-Bretagne, il va falloir négocier la division de l’Ukraine

(https://www.telegraph.co.uk/news/2023/07/18/ukraine-and-the-west-are-facing-a-devastating-defeat/)

La contre-offensive des FAU (Forces Armées ukrainiennes) est confrontée à des problèmes, notamment parce que Kiev attend toujours la moitié de son équipement militaire occidental.

En même temps, la pression exercée sur l’armée ukrainienne pour qu’elle utilise ses réserves humaines est de plus en plus forte, car les troupes russes sont retranchées et prêtes à défendre chaque centimètre.

Alors que les champs de mines russes détruisent les chars occidentaux et les sapeurs ukrainiens, les FAU ont jusqu’à présent repris environ 5 miles (environ 8 km) sur les 60 miles (environ 96 km) nécessaires pour fermer le pont terrestre reliant la Russie à la Crimée.

Les Ukrainiens ont beaucoup de difficultés. Ils manquent de couverture aérienne et d’avions pour protéger les troupes au sol des hélicoptères d’attaque et avions de chasse russes.

La variable qui ne joue pas en leur faveur est le temps. L’été va bientôt se transformer en automne. Les combats s’essouffleront avec l’arrivée du froid. Cela ne fera que donner plus de temps à la Russie pour renforcer ses défenses.

À ce stade, en Occident, tous les regards seront tournés vers les prochaines élections américaines et l’attention politique se concentrera d’avantage sur les élections générales au Royaume-Uni. Kiev sait que sa marge de manœuvre est étroite.

Si Kiev échoue sur le champ de bataille, ne parvient pas à couper le pont terrestre vers la Crimée et ne parvient pas à reconquérir une grande partie de son territoire d’ici l’hiver, alors les grands appels à des concessions territoriales pour des résultats politiques mineurs risquent de devenir beaucoup plus fréquents — non seulement en Ukraine, mais aussi dans les capitales occidentales.

La fatigue de la guerre commence à se faire sentir, que les stocks internationaux d’équipements et de munitions diminuent et que les politiciens commencent à sinquiéter de leurs budgets nationaux à l’approche des élections nationales.

Les gouvernements occidentaux devraient se préparer à la sombre perspective de concessions territoriales comme l’un des résultats politiques potentiels d’une contre-offensive ratée».

Une réflexion sur “«L’Ukraine et l’Occident font face à une défaite dévastatrice»

  1. « Les gouvernements occidentaux devraient se préparer à la sombre perspective de concessions territoriales comme l’un des résultats politiques potentiels d’une contre-offensive ratée»

    J’ai tendance à être sceptique quant à l’évidence des prises territoriales pour le « vainqueur ». Moreau par exemple n’oublie jamais de souligner le coût de l’intégration des nouveaux territoires.
    Alors, quand ce sont les « soutiens » du vaincu qui en parle, mon scepticisme se complète d’un doute sur le sens des concessions !

    D’abord, c’est continuer à ignorer les causes de guerre pour le coté russe. Par ignorance ou intention ?
    Puis, oublier l’intérêt des autres nations européennes pour leur « portion » respectives de l’Ukraine, Pologne comme d’autres…

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