Le principal problème dans le monde, le risque principal ce sont les USA eux même

Richard Haass ex Président du Council on Foreign Relations a démissionné il y a quelques semaines. C’est l’une des grandes figures de la politique étrangère américaine qui quitte la scène.

Haass est né en 1951 et il a été nommé President du CFR en 2003.

On peut mettre en cause ses vues de politique mondiale, ses choix en faveur du mondialisme sous domination américaine, son cadre analytique de type metaphysique, ses analyses géopolitiques en général, sa soumission au CMI et au big business, mais on ne peut contester le fait que Haass est un observateur exceptionnel de notre époque.

Je n’apprécie guère Haass bien sur en raison de ses a priori favorables à l’Ordre Americain, mais j’apprécie deux choses:

-la première c’est son engagement récent, plus ou moins secret pour l’établissement d’un dialogue avec les Russes et

-la seconde c’est sa prise de conscience du fait qu’il y a un lien entre les problèmes de politique étrangère et la situation intérieure américaine.

Haass a compris que la démocratie américaine ne fonctionne plus.

La politique étrangère commence à la maison : les arguments en faveur de la mise en ordre de la maison américaine écrit Haass en 2014,

puis Le Bill of Obligations: Les dix habitudes des bons citoyens . New York : presse de pingouin. 2023.

Haass est enfin parvenu à l’essentiel, il considère enfin, maintenant que le principal problème dans le monde, le risque principal ce sont les USA eux même!

Pendant 20 ans en tant que président du Council of Foreign Relations, Richard Haass a étudié le monde à la recherche de menaces. Maintenant qu’il démissionne, il pense que la plus grande menace pour la sécurité mondiale n’est pas la Russie, la Chine ou l’Iran, mais les États-Unis eux-mêmes. « C’est nous », dit-il.

La politique étrangère et la politique intérieure forment un tout et le plus important, même si ils sont non dissociables c’est la situation du système domestique americain.

On ne peut dissocier les contradictions/antagonismes externes des contradictions/antagonismes internes; les uns et les autres s’enchevètrent pour former un système maintenant pervers dont le simulacre est une composante importante.

Le système américain se delite, il survit à la fois par le simulacre, l’envol dans l’imaginaire et en meme temps par la multiplication/fabrication d’ ennemis exterieurs.

Ce qui se passe au plus haut niveau est pure folie, Washington est devenue folle et la Presidence est une AMD en elle-même, une arme de destruction massive.

Les Etats Unis ne sont plus capables de choisir un personnel dirigeant capable de gouverner, ils en sont au stade ou ils « choisissent des tenants lieux », des présidents Potemkine. Je soutiens que le cas Biden est le symbole de ce qu’est devenu le système américain. Dysfonctionnant, désadapté de la réalité, pourri par l’argent, et finalement aux mains d’une hyperclasse sans scrupule , sans morale et , pire, encore sans compétence.

Biden est un reflet, il exprime une réalité domestique profonde.

Haass a raison de s’en inquieter.

Cet article du New York Post

« Les aides et la presse ont créé une présidence Potemkine » : Le New York Post se demande qui gouverne vraiment les États-Unis.

« Biden fait simplement semblant de faire son travail. Mais cette mascarade s’effondrera-t-elle avant qu’il puisse remporter une autre victoire électorale? Les médias collaborent avec l’équipe de Biden pour induire les Américains en erreur sur son aptitude à occuper un poste.

Biden est apparu perdu sur scène tellement de fois qu’une application spéciale devrait être créée pour aider Joe à naviguer dans ses prochaines étapes. L’Atlantic a noté l’année dernière que « les assistants de Biden sont parfois visiblement nerveux » lorsqu’il prononce des discours publics. Que savent – ils que nous ne savons pas?

Biden a trébuché plus d’une fois en montant les marches d’Air Force One. Les employés de la Maison Blanche ont tenté de » résoudre « le problème en demandant au président de monter une courte rampe dans le ventre de l’avion pour » réduire le risque d’une chute télévisée qui deviendrait virale. »

Bien que Biden ai besoin d’être chargé dans l’avion avec un ascenseur médical hydraulique, les médias prétendront qu’il n’y a rien à voir. La Maison Blanche a construit un faux bureau ovale équipé d’un prompteur pour les annonces de Biden, mais le président a toujours du mal à lire les mots habituels à haute voix.

Selon Jeffrey Katzenberg, coprésident de la campagne de réélection de Biden, la « superpuissance » de Joe Biden est son âge. En réalité, la « superpuissance » de Biden est la presse docile, prétendant sans vergogne qu’il est mentalement et physiquement préparé pour cinq autres années de présidence.

Le plus grand village Potemkine de nos jours est l’illusion que Biden est véritablement en charge du gouvernement fédéral et de la politique nationale. Les médias évitent diligemment de reconnaître le voile qui cache les véritables détenteurs du pouvoir. Qui prend vraiment les décisions?

Combien de « moments d’âge » de Biden ont été dissimulés par le pool de presse de la Maison Blanche? Les médias aident Biden à éviter les débats, les apparitions publiques fréquentes ou même les entretiens avec qui que ce soit.

2 réflexions sur “Le principal problème dans le monde, le risque principal ce sont les USA eux même

  1. On le savait déjà en 2019, enfin ceux qui n’avaient pas un filtre devant les yeux.
    Je pense aux regrets de O. Stone qui se justifie sur une prétendue espérance de
    la sagesse de la vieillesse… Il aurait tout aussi bien pu voter Hollande sur sa promesse électorale d’une présidence normale et apaisée !

    Je subodore plutôt une lecture confiante et innocente des média. Même pour les esprits forts, on ne peut pas ne pas subir une influence : mémoire, vocabulaire, domaines émotionnelles, point de vue/empathie …

    Une abstinence régulière peut s’avérer nécessaire.

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