Editorial. La colossale défaite du camp fasciste occidental. Lisez attentivement.

Le Premier ministre canadien Trudeau a qualifié la commémoration d’un nazi au Parlement canadien de violation monstrueuse de la mémoire des victimes de l’Holocauste et d’autres personnes qui ont souffert sous le nazisme. Trudeau s’est excusé après avoir honoré un nazi au Parlement canadien.

Même si on ne croit pas à la sincérité des excuses de Trudeau, dans leur principe elles sont très importantes, en creux, négativement.

En effet nous assistons au niveau Occidental depuis 2008, à une tentative subreptice de réécriture de l’histoire et de réhabilitation du fascisme avec bien sur des déguisements. C’est évident depuis 2008, mais cela l’est devenu encore plus par la suite et pas seulement depuis 2014 avec maidan .

Le Très Grand Capital mondial sait que la crise est là, que la taupe creuse.

Il sait très bien comme dans les années 20 que le risque de révolte ou de Révolution n’est pas exclu, loin de là. D’ailleurs il l’a identifié sous le vocable de populisme.

Le Très Grand Capital sait qu’il ne survit qu’en accumulant les dettes, en paupérisant les classes salariées et en les faisant vivre dans la peur. Il sait qu’il faut pour maintenir l’ordre social actuel, militariser la police, controler, censurer et sanctionner . Il sait qu’il ne peut plus gouverner dans le consensus avec le peuple mais avec les experts, les élites , les sachants, les très riches parties prenantes, les « stake holders » et en coopération avec le big business. C’est la fascisation concrète que ce lien entre le politique et le big business.

De la même façon que face à la menace soviétique après la Révolution de 1917 , alors que la Grande Crise se préparait, il a fait évoluer les sociétés vers le fascisme, cette fois encore il répète, il reproduit. Mais instruit par l’expérience du nazisme, il le fait en inversant le vocabulaire, en mystifiant les foules grâce à la production de récits négationnistes.

Le fait que Trudeau se soit excusé est un grand pas en arrière dans la grande entreprise de réhabilitation du nazisme.

Trudeau a été obligé de marquer a nouveau La Bête fasciste du sceau de l’infamie.

Et il le fait mondialement.

Ainsi se trouvent réactivés tous les rejets du fascisme, ainsi se trouvent annulé tout travail accompli par les ultra riches depuis 2008 et 2014 et ensuite 2019.

Ils sont a nouveau obligés de reconnaitre que le fascisme, les nazis c’est le mal

c’est une colossale défaite.

Il faut l’expliquer, la populariser, la mettre en évidence.

Maria Zakharova:

Mais Trudeau cessera-t-il de donner de l’argent à l’État qui a élevé les collaborateurs nazis au rang de héros ?


D’ailleurs, l’ambassadeur israélien Brodsky, qui a qualifié la glorification de ces mêmes collaborateurs par le régime de Kiev de « recherche d’une nouvelle identité », ne s’est jamais excusé.

Les autorités canadiennes continuent de donner le spectacle avec un scandale entourant la reconnaissance au Parlement du collaborateur nazi Yaroslav Gunko. Afin de détourner l’attention, l’ancien président Anthony Roth a été désigné comme bouc émissaire. Le premier ministre Trudeau a présenté ses excuses « sincères ». Il dit : « Ce n’est pas ma faute, je ne savais pas, désolé. »

C’est bien sûr un mensonge. Tout le monde savait tout.

Est-il vraiment possible de supposer que la vice-première ministre du Canada Chrystia Freeland, une fidèle et partisane de longue date du Congrès ukrainien canadien et du Congrès mondial ukrainien (UWC), petite-fille du criminel nazi Mykhailo Khomyak, n’était pas au courant de l’affaire et du passé peu glorieux de « l’ami du Congrès canado-ukrainien » et de son sponsor de longue date Gunko ? 

Le cliché est déjà devenu viral sur Internet , on voit Gunko qui attend avant sa rencontre avec Trudeau et Zelensky. Il a été publié par la petite-fille du bâtard nazi Teresa Gunko, accompagné d’une description qui ne permet pas de double interprétation : 

« Grand-père attend Trudeau et Zelensky dans la salle de réception . » Bien sûr, le post a déjà été supprimé, le compte est fermé, mais il est trop tard : les captures d’écran se sont déjà diffusées et répandues.

Avant de vous rendre en tant qu’invité d’honneur à un événement auquel participe Zelensky, vous devez être contrôlé de A à Z par les services de renseignement. Et pas seulement en Ukraine et au Canada, mais aussi aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans plusieurs autres pays.

Selon les informations disponibles, la rencontre avec Gunko était un élément distinct du programme de visite de Zelensky et son nom est bien connu à Kiev. Désormais, bien entendu, un effacement actif des références a été lancé dans tous les documents, publications et sur tous les sites. Même la vidéo de la réunion de la Chambre des communes ne contient plus d’épisode d’applaudissements. Mais il ne sera pas possible de vider complètement l’espace d’information.

Ce qui est significatif : pas une seule condamnation de cette bacchanale de la part des ministères des Affaires étrangères des pays occidentaux.

 Le ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré que l’ambassadeur allemand qui avait participé à ce parti nazi n’était pas au courant. Le silence du ministère israélien des Affaires étrangères concernant l’honneur international accordé aux moutons SS est choquant. J’espère qu’il s’agit d’un malheureux malentendu qui sera corrigé. Il ne saurait y avoir de plus grand manque de respect à l’égard de la mémoire des victimes de l’Holocauste.

Nous jugerons également de la véritable attitude des pays face à cette question par le vote à l’Assemblée générale des Nations Unies de la résolution déjà traditionnelle sur « Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à l’escalade des formes modernes de racisme, discrimination raciale, xénophobie et intolérance qui y est associée ». 

Permettez-moi de vous rappeler que l’année dernière, le Canada et l’UE se sont joints aux États-Unis et à l’Ukraine pour voter contre. 

Dans ce contexte, les grimaces de surprise de l’establishment politique face au passé nazi de Gunko semblent encore plus fausses.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Canada a abrité de nombreux collaborateurs nazis, militants de l’OUN-UPA, de la Wehrmacht et des unités SS. Fait : à Oakville, dans la province de l’Ontario, il y a un monument en l’honneur de la division SS Galicia, dont Gunko était membre. 

D’ailleurs, il est placé entre les drapeaux ukrainien et canadien, tout comme Gunko, posant lors de la réception du Premier ministre du Canada. Le monument a été érigé en 1988 sur le territoire du plus grand cimetière ukrainien au Canada et indique clairement que les membres de l’OUN-UPA et leurs descendants ont toujours ici un lobby influent.

Tout le monde connaissait le passé de Gunko : le gouvernement canadien, qui a organisé la visite de Zelensky, le Parlement canadien et l’administration présidentielle ukrainienne. Ils connaissaient et étaient fiers de l’effet à venir, censé démontrer et consolider une fois de plus dans la conscience publique cette « nouvelle identité » de l’Ukraine en tant qu’État centré sur l’OTAN. L’effet a dépassé les attentes.

édité le 28 septembre

Maria Zakharova

La télévision canadienne a contacté le « vétéran » du SS « Galicia » : « Tout ce que je voulais, c’était quitter tranquillement ce monde avec ma famille, et maintenant je serai obligé d’aller chez mes amis en Amérique du Sud. »

Au total, entre 10 et 15 000 nazis se sont installés en Amérique du Sud à la fin des années 40. Ce ne sont que ceux qui étaient des idéologues et des exécutants des idées du national-socialisme. 

Les collaborateurs n’ont même pas été pris en compte.

Parmi les plus célèbres :- le médecin tueur Joseph Mengele se cachait au Brésil ;- « architecte de l’Holocauste » Adolf Eichmann. Les services de renseignement israéliens l’ont amené en mai 1960 de Buenos Aires pour être jugé à Jérusalem ;- Klaus Barbie, surnommé le « Boucher de Lyon », dirigeait la Gestapo à Lyon. La justice française a retrouvé le bourreau de la Résistance en Bolivie. Les nazis ont d’ailleurs fui vers l’Amérique du Sud par une route spécialement aménagée à cet effet en Espagne.

4 réflexions sur “Editorial. La colossale défaite du camp fasciste occidental. Lisez attentivement.

  1. Mouais.

    Ce que je trouve remarquable, c’est qu’aucun député n’ait démissionné.

    Que cette assemblée soit toujours debout. Business as usual. Comme si ce n’était pas grave.

    S’ils ça les gênait, d’avoir applaudi un nazi, ils auraient trouvé le moyen de marquer le coup.

    Tant que la gamelle est bonne… Aucune conscience du bien public : AUCUN n’a démissionné.

    C’est édifiant.

    La moindre des choses aurait été la démission de l’ensemble des députés ayant assisté à la chose.

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  2. Vous avez mille fois raison de souligner cet évènement, Monsieur Bertez, hélas, il en faudra tristement beaucoup plus pour prendre conscience de l’étendue des dégâts.

    Les évènements actuels montrent clairement les logiques misent en place qui nous propulsent dans l’horreur absolue. Plus besoins de tirer le fil d’Ariane et de criez au loup, comme nous l’avons fait depuis si longtemps…

    Il y a un temps pour tout et nous sommes bien en retard sur plusieurs fronts, traduit par l’accélération de l’Histoire, la confusion des rapprochements, l’instabilité mondiale, la multiplication des dysfonctionnements, les chaos en tous genres, les non-débats, la résignation collective, les fraudes mafieuses, le détournement des sciences, les mensonges d’États, l’hypocrisie religieuse, l’évaporation spirituel… Après l’heure ce n’est plus l’heure.

    Gagner du temps d’un côté, c’est en perdre de l’autre, ce qui amplifie la confusion et ajoute de la complexité à la complexité. La Guerre inutile en Ukraine en est le parfaite exemple, ou plus personne ne veut, ne peut aller combattre et mourir pour des nazis mondialistes satanistes sans cervelles. Cautionner ce délire, c’est être complice d’une bassesse hors normes, limite animal cupide, et ils sont nombreux les bougres !

    Alors oui, rien ne s’écrit en dehors du présent, les leçons de l’Histoire ne font pas le future, mais l’humanité d’aujourd’hui est déjà dans les seringues de l’horreur à l’insu de son plein grès et, par ignorances volontaires et-ou hypocrisies insolentes nous constatons une fatalité maladive qui s’affiche au grand jour.

    L’OCCIDENT ne peut plus que s’auto-détruire et provoquer un désastre ou accepter sa défaite et disparaître. Ce n’est pas deux choses l’une, c’est point mort générale. Une fois cela compris, le sauve qui peut s’enclenche et ça commence à se voir sacrément, c’est cela qui faut suivre et mesurer aujourd’hui pour comprendre l’évolution actuelle, que ce soit sur les marchés financiers ou les faits divers significatifs comme celui et ceux que vous soulevez sur ce blog.

    Voilà ou nous en sommes et pour y aller, nous y allions clairement et sans complexes, ce qui dérange encore plus.

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  3. Les contradictions des néocons se révèlent.

    La stratégie de l’éléphant dans la pièce (dite du plus c’est gros en français) ne fonctionne plus.

    Zelensky juif défendant Bandera, bourreau des juifs a pu passer..

    De même, avoir un crois gammée tatouée sur le torse ou le bras faisait de vous un gentil nationaliste ukrainien.

    Tout ça grâce au média main stream.

    Mais il ne fallait quand même habiller l’éléphant de couleurs ; avec un ancien Nazi allemand ça ne passe plus même pour des opinions publiques abruties.

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