La normalisation des taux d’intérêt n’a pas encore commencé, on flirte avec.

Nous sommes loin de la normalité en matière de taux et les commentateurs vous enfoncent la propagande dans la gorge en ne vous montrant que des graphiques qui n’englobent que la période d’anomalie post-crise.

Regardez l’historique du 30 ans US. On vient de 14% en 1980 période ou l’inflation aussi était forte et de 5% à 6% avant la grande crise financière dite des subprime.

Depuis nous vivons dans l’exceptionnel, dans le non conventionnel et la question centrale qui se pose c’est: allons ressortir du non conventionnel?

Pour le moment ce n’est pas fait nous n’avons pas encore osé le faire.

Nous sommes toujours dans le laxisme, dans le stimulant à l’échelle de l’histoire.

Avant, un taux de moins de 5% pour le 10 ans était considéré non comme un taux élevé mais comme un taux bas; surtout avec une inflation des prix de 4,5%!

Mais depuis la crise de 2008 les observateurs et les propagandistes cherchent à vous faire croire que la norme c’est la période 2009/2023! Non la norme commence bien avant, et ce que l’on vous montre c’est l’anormal, l’exceptionnel, le non-conventionnel.

La normalisation des taux n’a pas encore commencé; c’est ce que je veux vous faire comprendre. Elle commencera si le 10 ans passe au dessus des 5%.

Et encore ce ne sera qu’un flirt avec la normalisation.

Quelque chose se brise sur les marchés financiers. Les rendements à 10 ans ont bondi de 150 points de base aux États-Unis et de 80 points de base en Allemagne. La courbe des rendements s’est accentuée jusqu’à un niveau plus normal. S’habituer à une structure tarifaire plus typique ne semble pas être une chose si terrible. Mais après 15 ans de vie dans un régime de taux anormalement bas, la normale semble, enfin, anormale.

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3 réflexions sur “La normalisation des taux d’intérêt n’a pas encore commencé, on flirte avec.

  1. Pour que la normalisation des taux ( du 5, 6, 7 %) puisse commencer, il faut un élément déclencheur exogène au système financier.
    Genre : provoquer une escalade dans un conflit pour détourner l attention du public.

    Ce système ne sait que gagner.
    S il perd cette organisation financière/ponzi doit trouver/fabriquer impérativement un coupable idéal.

    Patience, patience…

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  2. Merci pour ce constat juste et cinglant. 
    Mais quels sont les conséquences du relèvement des taux ? A part la faillite des banques et des états. 

    Pourquoi l’oligarchie souhaiterait-elle mettre à terre le système financier bancaire ? 

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    1. Bonjour Arnaud,

      Ceci n est que mon avis.
      Notre système financier et bancaire finance notre sphère économique basée sur une prédation croissante des ressources naturelles pour les transformées en produits finis.
      Beaucoup de ressources naturelles arrivent en déclin où le seront bientôt (pétrole, gaz nat, surpêche, cuivre…) .
      Pour éviter la hausse des prix de ces matières premières, les taux d intérêts sont baissés petit à petit pour toujours continuer à l exploiter davantage de ressources sans trop de hausses de prix global.
      Ainsi on fausse les prix, la rareté ne se produit pas car on va tout chercher/exploiter toujours plus loin et plus profond mais avec un prix final identique car le prix de l argent baisse pour masquer la rareté.
      Hors ce processus à une limite : les ressources elles mêmes.
      Quand les taux nominaux étaient à 0 ou 1%, il aurait fallu les mettre à -1 puis -2% et après -3% etc … pour compenser le déclin des ressources naturelles et continuer ainsi à les exploiter sans en payer le vrai prix.
      Avec la hausse des taux, nous allons petit à petit nous habituer à redécouvrir le vrai prix des choses.
      Certains prix sont trop haut et d autres sont trop bas.

      Pour en savoir plus, recherchez sur internet des infos sur le club de Rome / rapport meadows et aussi sur la théorie du rendement décroissant.

      Cordialement,
      Jules

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