Colm Kelleher, président d’UBS, met en garde contre les risques croissants liés à l’expansion du crédit privé. « Il est clair qu’une bulle est en train de se former » dans la classe d’actifs, a déclaré le dirigeant lors du ‘FT Global Banking Summit’ qui se tient à Londres. « Il suffit d’une seule chose pour déclencher une crise fiduciaire ».
Le crédit privé est devenu un outil de financement de plus en plus recherché par les sociétés de capital-risque, les banques ayant reculé face à la hausse des taux d’intérêt et à la baisse de l’appétit pour le risque des investisseurs.
Certaines banques s’inquiètent de ce changement, car la souscription de ces types de prêts – puis leur vente à d’autres investisseurs – constitue pour elles une source de revenus importante, rappelle ‘Bloomberg’.
C.Kelleher est le dernier haut responsable à mettre en garde contre ces risques croissants. L’agence note par exemple que les dirigeants de Pimco ont déclaré plus tôt ce mois-ci que le marché était sous-réglementé et manquait de transparence. Mais s’adressant à ‘Bloomberg TV’ peu de temps après les commentaires du patron de l’établissement suisse, Blair Jacobson, co-responsable du crédit européen chez Ares Management, a rejeté cette suggestion. « Il n’y a aucune bulle dans le crédit privé… Il reste encore beaucoup à faire du côté des grandes capitalisations ».
Le marché du crédit privé a presque triplé de taille depuis 2015, pour atteindre 1.600 milliards de dollars. Il comprend les prêts directs traditionnels aux petites entreprises, le financement de rachat d’entreprises ainsi que de la dette immobilière et d’infrastructure.
Bonsoir M. Bertez.
Billet très clair.
« How did you go bankrupt?
Two ways, graually, then suddenly. »
Ernest Hemingway, The Sun Also Rises
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