| ANDREW KORYBKO |
| 18 DÉCEMBRE |
L’establishment américain vient d’envoyer le signal le plus clair à ce jour indiquant qu’il en a fini avec Zelensky.
Adrian Karatnycky, chercheur principal au Conseil atlantique, dans son dernier article pour Politico écrit que « L’Ukraine a besoin d’un gouvernement d’unité nationale ».
Il estime que les mensonges de Kiev à propos de la contre-offensive ratée, sa politique de conscription forcée, ses coupes sociales imminentes, l’isolement croissant de Zelensky et ses rivalités politiques nouvellement exacerbées »contribuent à la colère légitime du public envers les autorités. »
«La guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie à travers l’Ukraine semble se terminer» et «Les décideurs politiques occidentaux paniquent parce qu’il n’y a pas de plan B si la contre-offensive échouait ».
Les bellicistes pourraient mener une attaque sous fausse bannière contre la Biélorussie, par désespoir de maintenir le conflit pendant que le Les pragmatiques se contenteront d’un accord « terre contre paix ». Pour l’instant, aucune décision n’a été prise, mais une décision sera bientôt prise.
Le premier scénario implique le risque d’un conflit plus vaste par erreur de calcul, tandis que le second équivaut à une défaite indéniable de l’Occident.
Zelensky est favorable à la première solution car la seconde entraînerait la fin de sa carrière politique.
Il a jusqu’à présent résisté aux pressions occidentales, au lieu de reprendre les pourparlers de paix avec la Russie il se prépare à une offensive potentielle.
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La demande de Karatnycky d’un « gouvernement d’unité nationale » fonctionne essentiellement comme la première étape d’un scénario de « transition progressive du leadership », qui brise l’imbroglio sur le dilemme mentionné précédemment.
Peu de gens ont entendu parler de Karatnycky auparavant, mais son employeur est un groupe de réflexion réputé pour être l’un des plus influents du Beltway, à tel point qu’il a été interdit en Russie il y a quatre ans et demi pour avoir constitué une menace pour sa sécurité nationale.
Quant à Politico, qui est le média grand public choisi pour introduire cette revendication il est fortement utilisé par les décideurs politiques et a donc été choisi à juste titre afin d’assurer une sensibilisation maximale parmi ceux qui importe le plus.
La combinaison de ces deux éléments donne du crédit à l’affirmation selon laquelle son article était le signal le plus clair jamais envoyé par l’establishment américain que c’en est fini avec Zelensky.
Karatnycky a expliqué qu’ « ouvrir ainsi le gouvernement aux dirigeants de l’opposition et de la société civile donnerait instantanément une légitimité à l’équipe dirigeante, réduirait les critiques de l’opposition et élargirait le cercle des voix qui ont l’oreille du président. » En pratique, cela lui donnerait un prétexte « pour sauver la face » pour reprendre les pourparlers de paix sur un accord « terre contre paix », sur le modèle de la proposition de début novembre de l’ancien commandant suprême de l’OTAN, l’amiral James Stavridis.
Cela pourrait également faciliter son remplacement par Zaluzhny d’une manière « démocratique » ce qui éviterait que le commandant en chef ne réalise un coup d’État avec l’approbation occidentale afin de relancer ces mêmes pourparlers.
Les occidentaux m’amusent bien.
Ils se comportent comme si c’était eux qui avaient les cartes en mains pour décider quand, comment et sous quelles conditions, cette guerre se terminerait puisqu’ils n’ont pas pu la gagner.
Une fois de plus, la Russie n’est pas prise en considération, les occidentaux pensant qu’elle sera trop heureuse d’arrêter les frais. Or pour l’instant, c’est l’Occident qui est militairement et économiquement en mauvaise voie.
Et Poutine l’a bien dit: la Russie arrêtera la guerre après démilitarisation complète de l’Ukraine, sa dénazification et sa neutralité complète en dehors de l’EU et de l’OTAN.
Jusqu’ici, Poutine a tjrs fait ce qu’il a dit qu’il ferait.
Il risque d’y avoir de grosses désillusions occidentales quand ils vont aller voir la Russie pour négocier la fin de cette guerre… Ils devront tout lâcher. Humiliation complète…
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J’approuve complétement le commentaire de CYDE. Les commentateurs occidentaux devraient arrêter d’élaborer des scenarios fantaisistes du style « terre contre paix provisoire » dont la Russie ne veut évidemment pas. Il faut écouter attentivement ce que dit Poutine : lui ne parle pas pour ne rien dire ou pour plaire à des journalistes. L’opération spéciale ira jusqu’à son terme : dénazification, démilitarisation de TOUTE l’Ukraine, et intégration des régions historiquement Russes, Odessa notamment. La Russie n’est pas pressée : son économie se porte bien et elle produit maintenant tout ce dont elle a besoin ou presque.
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