The Economist contre les règles budgétaires européennes. Macron est leur cheval de Troie.

 The Economist est le think tank des Rothschild donc c’est un think tank qui défend leurs intérêts et propage leur vision du monde.

La matière première de la famille Rothschild c’est la dette, surtout la dette publique et le pouvoir qui va avec..

La famille se bat contre l’orthodoxie allemande depuis des décennies car elle est un obstacle à la production de dettes et au deficit spending en général.

L’Allemagne a été pendant longtemps, le rival des Anglo saxons en ce sens qu’elle préfère le capitalisme Rhenan, productif au capitalisme de l’écart, capitalisme de marge et de spéculation sur les flux financiers.

L’Allemagne est vaincue sous cet aspect car pour sauver l’euro elle a du accepter la dégringolade de la BCE dans l’avilissement monétaire et en plus maintenant elle doit accepter de se coucher face aux Anglo saxons pour sauver son système bancaire surexposé au dollar et aux dérivés, lequel système bancaire lequel ne peut tenir sans les refinancements de ses engagements en dollars.

La solution implicite de The Economist c’est bien sur de faire sauter tous les verrous qui bloquent l’expansion de la dette en Europe.

L’Europe a du mal à trouver l’argent

Les querelles sur les règles budgétaires ont été amères

Les 27 membres de l’UE ont dépensé librement depuis début 2020 pour soutenir leurs économies et leurs citoyens face à une pandémie mondiale, une guerre à leurs portes et une flambée des prix de l’énergie. 

En 2020, les membres les plus riches du nord de l’UE ont accepté à contrecœur un fonds de relance financé par la dette d’une valeur de 806 milliards d’euros (880 milliards de dollars, soit environ 5 % du PIB de l’ue en 2022) qui profite principalement au sud et à l’est de l’Union. 

Mais les taux d’intérêt élevés ont bouleversé ces plans.

Lors d’un sommet les 14 et 15 décembre, tous les pays sauf un sont parvenus à un accord sur la manière d’augmenter le budget de l’UE pour financer davantage de soutien financier à l’Ukraine (une réserve de 50 milliards d’euros sur les quatre prochaines années), ainsi que faire face à des taux d’intérêt plus élevés sur la dette de l’UE et un soutien supplémentaire aux pays confrontés à une forte arrivée de réfugiés. Le compromis était moins généreux que ce que la Commission européenne, l’organe exécutif du bloc, avait espéré, mais il a suffi à obtenir l’accord de presque tout le monde.

La seule opposition est venue de Viktor Orban, le Premier ministre hongrois. Il venait de donner son accord tacite à l’ouverture de négociations d’adhésion avec l’Ukraine, après que l’ ue a débloqué 10 milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie, jusqu’alors gelés en guise de punition pour ses violations de l’État de droit. Son prix pour l’approbation d’un plan budgétaire plus large est probablement que l’ ue débloque les 20 milliards d’euros restants et encore gelés de la Hongrie. Mais son influence est limitée. Les idées avancées pour contourner son veto incluent le recours au Mécanisme européen de stabilité ( mes ), le fonds de sauvetage de la zone euro qui dispose de nombreuses capacités inutilisées. Si le bluff de M. Orban est dénoncé au début de l’année prochaine, il pourrait bien se coucher.

Les ministres des Finances, quant à eux, tentent toujours de régler un autre gâchis budgétaire. 

Les règles byzantines en matière de déficit de la zone euro étaient à peine applicables avant la pandémie de Covid-19. Ces mesures étaient trop complexes, imposaient des exigences trop lourdes aux pays très endettés et conduisaient à des coupes budgétaires procycliques sans accorder beaucoup, voire pas du tout, de place aux investissements verts. Lorsque la pandémie a frappé, les règles ont été suspendues pour permettre aux pays de dépenser librement, et n’ont plus été appliquées depuis. Avec leur retour prévu début 2024, ils avaient désespérément besoin d’une mise à niveau.

La commission avait proposé des règles qui lui donneraient plus de pouvoir et qui s’en tiendraient moins servilement à des objectifs chiffrés. Les pays accepteraient des plans d’ajustement pour réduire la dette et s’engageraient dans des investissements et des réformes qui stimuleraient la croissance. Mais l’Allemagne voulait exiger des pays qu’ils réduisent chaque année leurs déficits et leur dette d’un montant minimum fixé. Au moment où The Economist mettait sous presse, la France devait céder le 20 décembre, après de nombreux allers-retours, à la condition plutôt intéressée que ces nouvelles mesures ne s’appliqueraient pas pleinement avant la fin du mandat du président Emmanuel Macron.

Des règles trop prescriptives peuvent en effet poser problème, comme l’Allemagne elle-même l’illustre. 

En novembre, sa Cour constitutionnelle a déclaré illégales diverses astuces comptables au regard des règles strictes du pays en matière de déficit. La coalition gouvernementale a depuis lors combiné des réductions budgétaires et des augmentations d’impôts pour combler les écarts, à un moment où l’économie allemande stagne et où le pays devrait investir massivement. Parfois, se débrouiller ne suffit pas. ■

Cet article est paru dans la section Europe de l’édition imprimée sous le titre « Comment le financer »

L’Europe 23 décembre 2023

Numéro double de Noël

2 réflexions sur “The Economist contre les règles budgétaires européennes. Macron est leur cheval de Troie.

  1. « …la France devait céder le 20 décembre, après de nombreux allers-retours, à la condition plutôt intéressée que ces nouvelles mesures [de réduction des déficits] ne s’appliqueraient pas pleinement avant la fin du mandat du président Emmanuel Macron. »
    Comme c’est choupinet ! on balaie les ordures sous le tapis et ce seront les suivants qui se coltineront les problèmes !
    3 an et demi de liberté pour faire du n’importe quoi.

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