Le déficit budgétaire des Etats-Unis s’est élevé à 510 milliards de dollars d’octobre à décembre, premier trimestre de l’exercice fiscal 2024. Cela représente une hausse de 21% par rapport à la même période l’an passé.
Il semble probable que le déficit budgétaire de cette année dépassera le niveau sans précédent de l’année dernière.
Le pays souffre de déséquilibres persistants, de l’absence d’épargne qui oblige au pillage du Reste du Monde; les tensions sociales débordent et mutent en tensions politiques avec la polarisation sur la prochaine élection qui s’annonce tout sauf respectueuse des règles démocratiques.
Un pays profondément divisé ne peut entamer aucun processus de redressement puisqu’il n’y a de consensus pour le soutenir ou de mandat pour le faire. Chaque camp est obligé de glisser vers le sordide, et la destruction en profondeur de tout ce qui constitue les principes de la bonne gestion et de la confiance.
Tout devient insultes, anathèmes et simulacres .La vérité cesse d’être arbitre des conflits ou point de ralliement, détournée qu’elle est par les récits de propagande et les mensonges.
Les démocrates sont prêts à toutes les vilenies, ils prédisent le chaos si Trump est élu, mais hélas, compte tenu des pratiques scélérates employées pour empêcher sa réélection, ce sont eux qui produisent et éventuellement/finalement produiront ce chaos.
Aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, l’Ordre ne règne plus que par défaut, par inertie complétée par le mensonge, la violence, la corruption. Le cynisme règne en maitre, c’est un monde de chiens. Il n’y a plus nulle part d’acquiescement volontaire positif à l’ordre américain et plus généralement occidental.. Le fait que les élites prétendent le défendre en est la preuve a contrario: pas besoin de défendre ce qui s’impose tout seul!
Je n’ai jamais cru à la durabilité de l’épisode inflationniste post Covid, -relisez mes textes-, j’ai toujours expliqué que cette bouffée était circonstancielle. Cette bouffée devait se résorber d’elle même car provoquée par une erreur de gestion colossale des Maitres du Système, d’abord par les politiques de confinement/bouclage , ensuite par les banques centrales avec l’injection imbécile de dizaines de trillions, et enfin par les gouvernements à nouveau avec des politiques budgétaires insensées.
Mais et j’ai toujours dit également que l’inflation était devant nous ; que nous entrions dans un nouveau régime marqué par:
– le retour de la rareté,
-par les frottements à la globalisation,
-par les re-domestications stratégiques, militaires et commerciales
-par les tensions sur les revenus provoquées par le réarmement et la transition climatique,
-le tout superposé à un stock de dettes mondial astronomique:
La répression financière est obligatoire; la financiarisation va s’aggraver, la productivité va chuter, la confiance ou plutôt sa disparition va rendre les agents économiques de plus en plus court-termistes. Plus personne n’est ou ne sera chargé du « long », c’est le « court » qui va imposer sa prééminence.
Fin de régime, fin de règne, sauve qui peut.
Les Etats Unis n’ont plus de stratégie de redressement, le maître mot est durer, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur: le coût de reproduction du système en terme de gaspillage va s’envoler. le coût policier également, tout comme le coût militaire.
Ils nous désadaptent. Nous nous écartons de tous les optimums. Nous nous enfonçons dans un monde de plus en plus irrationnel, associé à des discours de plus en plus absurdes .
L’irrationalité détruit les consensus puisque seule la raison est capable de mettre les gens d ‘accord face aux opinions et aux intérêts toujours égoïstes.
Les citoyens n’ont plus les pieds sur terre, la confiance est détruite;, Tout tient par les béquilles et les échafaudages branlants, les illusions: la monnaie, la finance, les discours sont les illusions dominantes.
Je rejette l’argument selon lequel les faibles taux d’intérêt créent la possibilité d’assumer un endettement plus important. Les taux bas sont un ressort bandé. C’est une absurdité, les taux bas permettent de tricher, de gaspiller plus, sans retenue et sans responsabilité. In fine la loi de la Valeur et la contrainte d’équilibre des comptes finissent toujours par s’imposer; la dette et les déficits créent le besoin futur d’inflation et finalement imposent la nécessité de destruction de la monnaie. C’est la fonction des Crises et bien sur la fonction objective des Guerres;
Nous sommes entrés dans ce nouveau régime décrit ci-dessus avec un tel endettement et une telle instabilité financière que l’on peut, sans trop de risques de se tromper; diagnostiquer que nous sommes dans une phase finale.
Le gouvernement fédéral américain accélère la production de dettes, nous sommes en quelques mois passés à 34 trillions, il a augmenté sa dette de plus de 30 % du PIB en seulement deux ans. Avec les taux plus élevés nous entrons/ entrerons dans l’exponentiel.
Des déficits massifs sont inévitables à perte de vue. Il est important de noter que ces déficits massifs sont enregistrés malgré des cours boursiers records et l’émission de titres de dette historiquement records par les entreprises – face a des conditions financières réelles , effectives, les plus souples qu’on puisse imaginer.
L’absence de discipline garantit maintenant le pire.
Quelle sera l’ampleur des déficits lorsque cette bulle financière historique vacillera à nouveau ? Jusqu’ou iront les déficits si les myriades de bulles viennent à éclater? Si le chômage réapparait.?
Tout reposera sur le bilan de la Réserve fédérale et le Trésor, sur le Centre. Jusqu’ou faudra-i-il aller? Combien faudra-il acheter de bons du Trésor, de MBS, d’obligations d’entreprises et d’ETF?
Racheter des obligations du trésor avec la FED ne ralentira que très peu l’explosion de la la charge de la dette.Elle est déja exponentielle.Elle restera exponentielle.
Les budgets seront impossibles a établir entre une charge de la dette qui explose et les recettes fiscales qui s’effondrent.
Mais peut on sortir autrement du système de la planche a billets?
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