S’agissant du crédit il y a trois paramètres important: les taux, le risque. et la durée.
Je laisse tomber le taux et la durée qui ne m’intéressent pas pour le moment.
Je ne retiens que le risque qui est toujours négligé dans les raisonnements.
Les régulateurs, eux accordent beaucoup d ‘importance au risque , la preuve c’est qu’ils le prennent en charge, chaque fois qu’un risque se matérialise, ils promettent, ils paient l’assurance, ils interviennent pour prendre à leur charge ce risque. Ils le font en se portant acheteur à chaque crise ou même simplement à chaque récession, en s’y opposant.
Le risque est externalisé c’est à dire que son prix n’est plus inclus dans le marché mais reporté sur ceux qui l’assurent en dernier recours: la Banque Centrale et le Trésor .
Le risque est assuré par la collectivité en fait, tout le monde le sait , c’est ce que l’on appelle le « moral hazard », mais l’assurance est gratuite, c’est une subvention donnée au Capital Financier et à la Communauté Speculative mondiale, elle complète les taux bas.
Il n’y a plus de découverte du prix du risque en Bourse. Le prix du risque du risque en Bourse, ne signifie rien, il ne renseigne sur rien, tout au plus sur la crédibilité des promesses de la Fed.
Aucune mesure du risque VIX, MOVE ou autre ne prétend rendre compte du risque colossal de la période agitée et déséquilibré que nous traversons.
Le risque tout le monde s’en fout car personne ne le paie. C’est un immense jeu de tiers payant.
Le capitalisme financier a supprimé les sanctions pour les très gros intervenants car ils tiennent le système en otage , ils sont systémiques! Le risque c’est pour le petits et les faibles, c’est sur eux qu’on le déverse comme le lisier des paysans et c’est encore eux qui ‘l’assument lorsque les TBTF font des erreurs , puisque dans ces situations c’est en tant que contribuables qu’ils paient.
Le maintien d’un risque perçu comme faible augmente les capacités de tout le secteur financier et booste donc la liquidité globale.
C’est cette manipulation maintenant structurelle du prix du risque qui explique à la fois les niveaux bullaires, les inégalités, l’explosion du phénomène spéculatif, et ce qui est mal connu, la production de conditions financières laxistes auto-entretenues.
Les autorités sont obligées de procéder ainsi, Geithner l’a bien expliqué en son temps, on ne peut plus faire mal aux spéculateurs et aux financiers car sinon ils font tout sauter! Ce n’est plus un choix: elles doivent prendre le risque à leur charge- c’est à dire à la votre- , elles doivent doivent s ‘opposer à tout accès de volatilité, à tout imprévu.Si elle ne le faisaient pas alors les capacités bilantielles du système bancaire et shadow bancaire seraient détruites; les fonds propres seraient révélés insuffisants.
Dans ce système pervers, le capitalisme financier se délégitimise puisque qu’il perd sa justification theorique : sa capacité à prendre des risques!
Ah les braves gens!
Si le risque revenait et était apprécié correctement les V@R, les value@risk des actifs dans les bilans exploseraient, il y aurait une vague de deleveraging, de désendettement considérable ! Une colossale deflation par la dette comme en 1929..
La découverte geniale des apprentis sorciers a été celle d’imposer l’equivalence du risque et de la volatilité.
Le risque ainsi défini -si on peut dire-, est devenu l’équivalent de la volatilité , bestiole mathématique mesurable , mais , mais , mais tout à fait inadéquate; en effet la volatilité mesure ce qui se passe dans l’univers des marchés, dans la tête des operateurs, absolument pas ce qui se passe dans l’univers réel; celui ci est nié, évacué! Operation magique!
A la limite le VIX par exemple, mesure de la volatilité, est plus déterminant que tous les autres paramètres de marché, c’est pour cela que, sans arrêt, il faut qu’il baisse. La tendance longue à la baisse des taux doit être accompagnée par la tendance longue à la baisse du VIX.
il n’y a guère qu’Hussman qui, en incidente un jour l’a compris et il pense que les chutes des marchés devront être interprétées comme des tentatives de réajustement, comme des tentatives de retrouver les vrais prix du risque et donc les vraies primes/spreads de risques.
Les spreads de crédit mondiaux se resserrent jusqu’à atteindre leur plus bas niveau en 2022 alors que les acheteurs se précipitent

Les investisseurs en obligations d’entreprises se procurent de nouvelles émissions dans le monde entier en ce début d’année, garantissant des rendements élevés avant d’éventuelles baisses de taux d’intérêt de la part des principales banques centrales.
Les primes de rendement des obligations de l’indice Bloomberg Global Credit Corporate, qui comprend les obligations de qualité investissement et les obligations de pacotille, se sont resserrées d’un point de base jeudi pour atteindre leur plus bas niveau depuis fin janvier 2022. Les spreads des obligations de qualité investissement en Asie oscillaient près d’un plus bas record cette semaine, selon à un indice Bloomberg.
« Les spreads se situent dans une fourchette assez attractive pour les investisseurs », a déclaré Campe Goodman, gestionnaire de portefeuille chez Wellington Management Company LLP.
Cette évolution des spreads mondiaux est intervenue après que des données ont montré que la croissance économique américaine au quatrième trimestre avait dépassé les prévisions, avec un produit intérieur brut en hausse de 3,3% en rythme annualisé, défiant les craintes d’une récession.
Les investisseurs se tournent vers les titres de dette de qualité inférieure pour capturer des rendements élevés. Les grandes banques centrales comme la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne devraient réduire leurs taux cette année à mesure que l’inflation se calme, ce qui entraînerait probablement une baisse des rendements du crédit.
Toutefois, l’exubérance sur les marchés du crédit en début d’année n’est pas rare et s’essouffle souvent. Alors que les défauts de paiement des entreprises les plus faibles augmentent et que les promoteurs immobiliers sont sous pression dans de nombreux pays, les spreads de crédit serrés actuels laissent peu de place à l’erreur.
[Yahoo/Bloomberg] Les actions asiatiques chutent après une séquence de six jours de gains
[Reuters] Taïwan entame une conscription prolongée d’un an en réponse à la menace chinoise
[Bloomberg] La Chine annonce des mesures de relance plus ciblées à venir
« Le risque est assuré par la collectivité en fait, tout le monde le sait… »
Pas sure que tout le monde comprend qu’il faille plusse de 2,5$ de dettes pour faire 1$ de point de croissance… Le petit peuple passe à la caisse tous les jours un peu plus, et quant-il ne peut plus rembourser ses prêts, les banques coulent et c’est encore le petit peuple qui éponge… À ce stade c’est pire que de la cavalerie, c’est de la fraude en bande organisée, sous couvert de l’États !
« Dans ce système pervers, le capitalisme financier se délégitimise… »
Ce n’est absolument plus du Capitalisme !!! C’est du Communisme de connivence ou plutôt du Communisme mafieux de connivence Étatique.
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