Gaza.Les négociations sur un cessez le feu et un échange de prisonniers. Le point

Le Hamas a déclaré que la libération des détenus est liée à la fin de l’agression israélienne contre Gaza et au retrait de toutes les forces d’occupation de la bande.

Le gouvernement israélien devrait se réunir lundi pour discuter des propositions relatives à un accord d’échange de prisonniers, tandis que le mouvement palestinien Hamas a souligné que la libération de tout détenu doit avoir lieu dans le cadre d’un plan plus large visant à mettre fin au génocide israélien et à la guerre à Gaza.

La réunion du cabinet israélien intervient un jour après la tenue d’une réunion quadripartite à Paris pour discuter d’un nouvel accord d’échange.

La société de radiodiffusion israélienne KAN a déclaré plus tôt que les pourparlers de Paris, tenus avec la participation d’Israël, des États-Unis, de l’Égypte et du Qatar, s’étaient soldés par des progrès dans les négociations sur l’échange de prisonniers. Il cite une source politique israélienne selon laquelle la conférence a traité du projet de libération des prisonniers israéliens par étapes.

Une nouvelle donne ? 

La source israélienne a indiqué que les parties avaient discuté d’un cessez-le-feu de deux mois qui pourrait conduire à la libération de 100 prisonniers israéliens, la priorité étant donnée aux enfants (le cas échéant), aux femmes et aux malades. 

En échange, Israël libérerait un grand nombre de prisonniers palestiniens. Un nombre exact n’a toutefois pas été précisé. 

Pour sa part, le mouvement de résistance Hamas a déclaré que la libération des détenus est liée à la fin de l’agression israélienne contre Gaza et au retrait de toutes les forces d’occupation de la bande.

La dernière de ces déclarations a été faite par Sami Abu Zuhri, qui joue le rôle de bureau politique du Hamas à l’étranger. Il a déclaré à Reuters que « le succès de la réunion de Paris dépend de l’ampleur de la réponse de l’occupation à (notre demande de) mettre fin à l’agression contre Gaza ».

Israël estime qu’il y a environ 136 prisonniers à Gaza. Il s’agit pour la plupart de militaires arrêtés par les forces du Hamas le 7 octobre. 

D’un autre côté, Israël détient près de 9 000 prisonniers palestiniens, dont près de la moitié sont détenus depuis le début de la guerre israélienne contre Gaza.

Cessez-le-feu de quatre mois

Citant des responsables égyptiens, le Wall Street Journal a révélé dimanche qu’une nouvelle offre faite au Hamas par les pays jouant le rôle de médiateur prévoit un cessez-le-feu de quatre mois en échange de la libération de tous les prisonniers israéliens.

Le journal a ajouté que la nouvelle offre comprend un arrêt des attaques israéliennes pendant 6 semaines comme première étape afin de libérer les prisonniers israéliens, les enfants, les femmes et les personnes âgées qui ont besoin de soins médicaux urgents. En échange, Israël libérerait un grand nombre de prisonniers palestiniens et augmenterait l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.

Dans la deuxième phase de l’accord, le Hamas libérerait les soldats israéliens capturés et remettrait également les corps des Israéliens tués à Gaza à Tel Aviv. On pense que des dizaines de soldats israéliens ont été tués lors des bombardements israéliens sur Gaza ou lors de multiples tentatives infructueuses visant à les libérer par la force. 

Garanties 

Selon le Wall Street Journal, la nouvelle offre implique également que le Hamas obtienne des garanties internationales, notamment de la part des États-Unis, qu’un accord global puisse être conclu qui mettrait un terme une fois pour toutes aux attaques contre Gaza.

Le New York Times a cité des responsables américains affirmant que l’accord d’échange de prisonniers pourrait être conclu dans les deux prochaines semaines.

Suite à la médiation qatarie et égyptienne, le Hamas et Israël ont conclu une trêve humanitaire temporaire d’une semaine jusqu’au 1er décembre, au cours de laquelle des prisonniers ont été échangés et une aide humanitaire limitée a été apportée à Gaza.

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