Macron ou la parole du Maître. Rien de pire que les transfuges de classe.

La domination et son symétrique, la soumission, sont insérées, incluses, imposées dans le langage.

Le langage fabrique l’inconscient social et le véhicule; il modèle l’esprit de la société sans qu’elle s’en aperçoive.

Lisez soigneusement la déclaration de Macron rapportée ci dessous pour moi elle est fondamentale, fondamentale au sens ou elle fonde tout.

Je n’ai vu personne la relever, la commenter;, la disséquer.

C’est cela la connivence des intellectuels, ils manquent à leur fonction sociale, ils ne font pas ce qu’ils devraient faire: éclairer le peuple.

D’abord la position que prend Macron: il se place au dessus de vous tous, il détient le secret, il lit le monde, énonce la vérité et c’est définitif.

C’est le Macron supposé et posé comme intelligent, lui qui s’est jusqu’à présent trompé sur tout ce qui était important! Ses erreurs de jugement ne se comptent plus.

Pour se poser comme Maitre, Macron utilise le terrorisme soft, la domination symbolique et culturelle du sujet qui se pose comme Sachant; il sait lui, et il vous révèle. Il est au dessus du vulgaire, il côtoie les dieux , il leur parle à l’oreille, pire il leur donne des ordres, il modifie le cours des choses, il est au dessus de Jupiter.

Ensuite , remarquez l’usage répété du: « On »; c’est une astuce de Com! Il s’agit de faire passer pour impersonnel, ou passif ce qui est une affirmation personnelle, souvent mensongère. Exemple, « le Hamas tue », mais les Palestiniens eux, « ne sont que tués ». Les israéliens sont escamotés comme auteurs des tueries. Macron en a commis une très belle il y a quelques jours quand il a voulu escamoter le fait qu’Auschwitz a été libéré par les Russes il ‘a présentée cela à la forme passive, comme si la libération était tombée du ciel.

Donc le « on » permet l’escamotage de tout ce qu’on veut dissimuler.

Qui parle, qui est ce « on »?

c’est un escamotage car qui est ce « on »? Il tombe du ciel comme le « il » de « il pleut ».

L’usage de ces impersonnels est un truc de Com pour désamorcer les critiques et paralyser les jugements il s’agit de présenter un constat comme si ce constat n’était fait par personne.

C’est un peut comme l’usage du « il faut » qui est très pratiqué par les MAîTRES, le « il faut » vient à la place du « je veux », nous, les Maitres, nous voulons.

Enfin, Le principe du « on » , de l’impersonnel est complété par celui du recours a l’évidence vraie ou fausse ; on assène des choses comme évidentes pour désamorcer/ neutralsier l’intelligence. Exemple de Gaulle qui affirme dans un discours célèbre : « l’Angleterre est une ile », pour refuser son entrée dans l’Europe.

Le recours l’évidence est le symptôme de la parole de celui qui se prend pour le Maitre alors qu’il n’est que l’intermédiaire, le médiateur entre le monde et nous. C’est le pouvoir par exemple donné aux flics sans passer la médiation de la Loi dans les affrontements en cours. Les flics deviennent des Maitres comme Macron.

Ici Macron ne passe pas par la médiation de la science ou de la preuve, non il diagnostique, il décrète tout seul de façon régalienne: « on est dans une période, où on refonde »

C’est un autre truc de Com que d’enfiler des paroles vides sans contenu à la Attal ces derniers jours. Refonder, réinventer qu’est ce que cela veut dire? Rien ce sont des trucs d’ambiance, valises vides choisis parce qu’elles ont des tonalités positives.

Déjà le fait que l’on soit dans une certaine période nouvelle est discutable. Rien ne prouve que ce n’est pas la période ancienne qui continue, et qui a des difficultés à continuer parce qu’elle bute sur ses limites endogènes à savoir l’excès de dettes, excès de promesses non tenables comme les retraites, la pléthore de capital, l’extension problématique des inégalités, le besoin de profit , la nécessité de baisse des salaires etc

Macron essaie de nous présenter comme nouveau ce qui, au contraire est le mal de l’ ancien , a savoir des rapports de production, des rapports sociaux inadaptés. Il présente comme refondation, un rafistolage sordide dont le but est de faire durer l’ancien, de prolonger les privilèges en paupérisant les masses; il n’y a rien de nouveau dans cela on l’a vu à plusieurs reprises dans l’Histoire . On est dans les vieilles lunes des années 1930!.

Il présente comme une évidence quelque chose qui est plus que discutable, quelque chose qui est faux archi faux, il essaie de faire passer pour du neuf le conservatisme le plus ringard, celui de la paupérisation à l’intérieur et du maintien de la colonisation à l’extérieur. Biden au moins ne se cache pas d’être un vieux con colonial et un exploiteur.

Le « on » de réinventer est particulièrement vicieux car il vise à vous faire croire que vous participez alors que vous êtes totalement mis à l’écart dans les processus de soi disant réinvention!

Votre participation se limite et à la lecture des oukases des 49-3 a répétition.

Le « on » ici ce sont les ploutocrates, les banquiers, le grand business, et leurs alliés et leurs larbins et ils essaient de vous mettre dans leur poche comme si la réinvention , se faisait dans l’intérêt de tous alors qu’elle ne vise qu’une chosé : poser comme invariant, l’ordre social qui leur convient si bien. L

La réinvention c’est que tout change pour vous pour que rien ne change pour eux.

MACRON a un désir forcené que vous soyez les variables d’ajustement des mouvementss du capital et du mouvement de mondialisation sous le signe de la domination occidentale.

Cela n’a rien à voir avec une quelconque modernité, Macron est le ringard par excellence.

Rien de pire que les transfuges de classe , Macron en est un. C’est un petit bourgeois qui se prend pour un grand.

Plus royaliste que le roi.

3 réflexions sur “Macron ou la parole du Maître. Rien de pire que les transfuges de classe.

  1. Cher Monsieur,

    Macron à l’art d’assaisonner le « ON », et il ne parle plus que pr les C..S.

    Quand quelqu’un me dit « ON » je demande toujours « qui est ON ? ».

    Rappelons aussi ses fameux « c’est notre projeeeeeeet » et son « nous sommes en guerre ». Mais le « nôtre » à qui ? Et qui est le « NOUS » ?

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