Deux Français sur trois ont une mauvaise image de Macron, mais son noyau dur au dessus des 30% se renforce.

Après la baisse du mois dernier, Macron retrouve son niveau de popularité habituel (33%; +5).

Le chef de l’Etat parvient à restaurer quelque peu son noyau électoral (83% de ses électeurs de 1er tour en 2022 ont une bonne opinion de lui ; +5)

Deux Français sur trois (67%; -4) déclarent toutefois toujours qu’ils ont une mauvaise image de lui, dont 35% (+1) une très mauvaise image.

Gabriel Attal maintient le cap. Gabriel Attal se maintient quasiment au même niveau que le mois dernier, avec 49% de bonnes opinions à son égard (-1).La nette baisse qu’il avait enregistrée semble donc quelque peu amortie et sa cote de popularité demeure nettement supérieure à celle du Président.

Guerre en Ukraine : des Français très inquiets mais pas prêts à ce que la France s’engage davantage: 80% se disent préoccupés à ce sujet, dont 43% qui le sont « beaucoup ».Ils sont tout aussi inquiets des répercussions d’une éventuelle défaite de l’Ukraine (76%) que sur la capacité de l’Union européenne à se défendre en cas d’agression d’un pays membre (77%).

Pour autant, seuls 23% souhaitent que le soutien de la France à l’Ukraine soit renforcé, contre 30% qui souhaitent qu’il soit diminué (50% chez les sympathisants RN).

65% estiment par ailleurs que les propos d’Emmanuel Macron sur l’éventuel envoi de troupes armées sont une mauvaise chose car cela présente « un risque d’escalade dans la guerre », contre seulement 22% qui considèrent que c’est une bonne chose pour « ne pas paraitre faibles aux yeux de la Russie »

A l’exception de Jordan Bardella, une notoriété et une influence encore limitées des têtes de listes pour les européennes – malgré une percée de Raphaël Glucksmann

Que ce soit Valérie Hayer (11%), François-Xavier Bellamy (12%) ou Manon Aubry (12%), les personnalités qui mèneront les têtes de listes Renaissance, LR et LFI aux prochaines élections européennes suscitent peu d’élan sur leur nom et voient leur cote d’influence se situer à un niveau limité

Raphaël Glucksmann émerge quelque peu : sa cote d’influence (18%) est ainsi supérieure à celle que l’on mesurait il y a 5 ans

Jordan Bardella se distingue très nettement à cet égard, avec une cote d’influence nettement supérieure (33%, en 3e position de notre classement général)

Sondage réalisé du 13.03.2024 au 14.03.2024
Christelle Craplet
Observatoire de la politique nationale BVA Xsight-RTL : Mars 2024

4 réflexions sur “Deux Français sur trois ont une mauvaise image de Macron, mais son noyau dur au dessus des 30% se renforce.

  1. 33%…c’est fou un tel score après 7 ans de présidence macron, qui nous a montré et démontré l’incompétence, le cynisme et l’instabilité psychique de ce triste personnage.
    On est dans la merde. Cela valide toutes vos analyses sur les occidentaux qui sont plongés dans un récit, une réalité parallèle.
    Je l’ai expérimenté moi même, je suis un quarantenaire, j’ai un ami macroniste qui n’a aucune raison sociale de l’être, quand j’essaie de dialoguer avec lui sur ces sujets politiques avec évidemment preuves a l’appuie, je me heurte a un mur et j’ai l’impression de parler à un adepte d’une secte.
    Un mélange d’orgueil, de déni, de fascination morbide, je ne sais pas, je ne sais plus…c’est déprimant.
    Richard de Marseille.

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    1. C’est tout le problème des gens qui se croient intelligents (parce qu’ils ont fait des études, parce qu’ils croient appartenir aux classes supérieures…) : incapable d’avoir l’humilité de se remettre en cause.

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    2. La similitude avec l’esprit sectaire convient bien… j’ajouterai le parallèle avec les accrocs de la vaccination à qui on a menti à plusieurs reprises mais qui continuaient d’adhérer à la narrative, en dépit de ces mensonges si flagrants qui leur nuisaient.

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