LE MYTHE DU CAPITALISME PROGRESSISTE.

« La gauche veut une démocratie sans populisme, elle veut une politique transformationnelle sans risques de transformation ; elle veut une révolution sans révolutionnaires » Geoff Mann

 In the Long Run We are all Dead 

In the Long Run We Are All Dead by Geoff Mann (Ebook)

Le mythe du capitalisme progressiste est un vieux courant de pensée dont l’objectif est non pas le progrès mais la préservation de l’essentiel du capitalisme: le droit d’exploiter son prochain et l’ordre social qui va avec.. 

Joseph Stiglitz, vient de publier un nouveau livre pour promouvoir les avantages de ce qu’il appelle:

le « capitalisme progressiste ». 

 La route vers la liberté est un jeu sur le titre du livre célèbre de Friedrich Hayek, Road to Serfdom.

https://www.penguin.co.uk/books/461399/the-road-to-freedom-by-stiglitz-joseph-e/9780241687888

Road to serfdom, publié en 1944, affirmait qu’une intervention gouvernementale dans la « liberté des marchés » entraînerait des pénuries et une mauvaise allocation des ressources et finirait par mettre fin à la liberté tout court dans une dictature à la manière de l’ Union soviétique stalinienne.

Selon M, Roberts , Keynes aurait exprimé son accord avec Hayek. Après avoir lu son livre. Il aurait écrit à Hayek : « moralement et philosophiquement, je me trouve d’accord avec pratiquement tout cela ; et non seulement en accord avec cela, mais dans un accord profondément ému.

Pour Stiglitz, l’affirmation de Hayek selon laquelle « libre marché » signifie liberté pour l’individu signifie en réalité « liberté pour les loups et mort pour les moutons » .

Les marchés libres sont conçus pour générer des profits et non pour répondre aux besoins sociaux du plus grand nombre. « Les externalités sont partout », écrit Stiglitz. Stiglitz simplifie et déforme , les marchés libres sont pas « conçus » d’abord pour pour générer des profits non ils ont d’abord pour fonction objective de produire des prix, de découvrir des prix et de mettre face à face des offres et des demandes, confronter des désirs dont on peut et doit discuter de la question de savoir si ils sont plus ou moins libres et significatifs.

 « Les externalités négatives les plus importantes et les plus connues sont la pollution de l’air et le changement climatique, qui découlent de la liberté des entreprises et des individus de prendre des mesures générant des émissions nocives. » Cette affirmation est une imbécillité rien de tout cela ne découle de la liberté. Cela découle peut etre de la volonté/besoin forcené d’accumuler coute que coute, de réaliser le profit maximum pour goinfrer la capital que l’on a laissé devenir un Ogre.

L’argument en faveur de la restriction de cette liberté, souligne Stiglitz, est que cela « élargira la liberté des générations futures d’exister sur une planète vivable sans avoir à dépenser d’énormes sommes d’argent pour s’adapter aux changements massifs du climat et du niveau de la mer ». .»

Stiglitz ne se pose absolument pas la question de la fiabilité des diagnostics de cette élite progressiste, de sa lucidité », de son éthique, il ne se pose pas la question de la dangerosité de ce mode de prise décisions centralisé, monopolistique d’une classe comme les ENANISTES qui peut devenir mortifère à force de certitude? La seule solution a l’ignorance de l’avenir ce n’est pas la planification mais la méthode des essais et erreurs, à condition qu’elle soit sanctionnée, récompensée ou punie, celle qui comme dans les sciences et la sélection naturelle permet l’emergence de ce qui est le plus adapté.

Est ce que vous aves envie de voir votre avenir et celui de vos enfanst determinés, pilotés, fixés par des Hollande, Macron ou Mélenchon?

Quoi qu’il en soit, Stiglitz réitère son appel à la création d’un « capitalisme progressiste ».  Selon les règles de cette forme de capitalisme, le gouvernement emploierait toute une gamme de politiques fiscales, de dépenses et de réglementation pour réduire les inégalités, maîtriser le pouvoir des entreprises et développer des types de capital destinés aux besoins sociaux et non aux profits comme le « capital humain » ( éducation), le « capital social » (coopératives) et le « capital naturel » (ressources environnementales).

Stiglitz en tant qu’élite qui participerait à la mise en place et à la gestion de ce capitalisme progressiste ne se pose pas la question de savoir comment serait produite cette élite: elle tomberait du ciel en tant que nouveaux grands prêtres de la religion du capitalisme progressiste. Comment se reproduirait-elle, comment serait-elle rémunérée, avec quels privilèges . Bref, bref quelle classe sociale nomenklaturiste elle constituerait et qui elle exploiterait pour vivre en tant que nouvelle classe privilégiée. D’ou viendrait ce nouveau clergé détenteur de la Vérité, qui administrerait la messe progressiste et qui jouirait du droit de consommer la part maudite, la plus value, le surproduit? Des Institutions Internationales auto-cooptées, de la banque mondiale, de l’ONU, du FMI, de l’OMS, de LA BRI, du WEF?

Non tout cela ne l’intéresse pas car c’est dans l’ordre du monde de ces pseudo experts, qui pourtant se sont trompés sur tout depuis 50 ans; ces zozos croient qu’il y a une vérité statique dont ils sont détenteurs, , un savoir. Eux, sont illuminés, ne se trompent jamais et en contrepartie eux, doivent être les grands prêtres de cette religion du progressisme, grands prêtres qui doit consommer, consumer la plus value et tenir le haut du pavé et piller , exercer sa volonté de puissance , jouir des femmes et, c’est vrai, maintenant jouir aussi des hommes ….

Une réflexion sur “LE MYTHE DU CAPITALISME PROGRESSISTE.

  1. Bonsoir M. Bertez

    La « main de Dieu », on sait désormais ce que c’est sur la terre télévisée: celle autoproclamée de Maradona! Une tricherie avérée car, contrairement à la main invisible des marchés, elle fut bel et bien filmée et diffusée à foison!

    Alors les petites pognes avides et suffisantes des petits dieux autoproclamés de l’élite « tuyau de poêle » qui prétendraient faire l’oeuvre de Dieu à la place des dieux…..

    Iz no good!

    Cordialement

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