Editorial. Quand les élections n’ont plus besoin d’être gagnées, il leur suffit de… détruire!

Je pense que les commentateurs ont le tort de négliger l’importance de ce que dit Bruno Le Maire;

C’est un simplet certes mais ce n’est pas pour autant que ses propos sont insignifiants; il joue la partition qui lui est confiée. Après avoir accepté, produit l’irrésistible ascension de la dette, il est chargé de rappeler que cette dette crée des contraintes! Elle limite ce que l’on peut faire!

Ce qu’il dit s’inscrit dans le cadre général de l’action de Macron et des classes qu’il représente.

Avant dans le vieux temps les élections se gagnaient au centre , droit ou gauche , bref au niveau du marais, ce que je qualifie de trou du cul politique.

La crise a pulvérisé la société, détruit les classes moyennes en emiettant tout y compris les centres et leurs institutions. Témoins les déchéances du PS , des LR., des syndicats

La parole politique qui émerge c’est celle des extrêmes, mais ce n’est qu’une parole, une parole qui n’a aucune chance de rassembler, d’unifier, coaliser; non c’est purement tribunitien, c’est une parole de defoulement, de pure jouissance médiocre de type mastiurbatoire ou spectacle de rebellion..

Et on le verra si Bardella et sa boutique accèdent comme on dit « aux affaires ».

je soutiens que les élections, dans la configuration de la nouvelle lutte des classes, EUX contre NOUS, n’ont plus besoin d’être gagnées, les Maitres gouvernent , imposent leurs lois et leur tyrannie par défaut c’est à dire parce qu’il n’y a pas de majorté, pas de bloc en face deux.

Les Maitres n’ont en face d ‘eux que des braillards, que ce soit a la Chambre ou dans la Rue.

Les élections ne se gagnent plus au centre , ni droit ni gauche, ni au dessus comme Macron et Fillon avaient amorcé leurs campagnes, non les élections se gagnent ailleurs!

Elles n’ont plus besoin d’être gagnées, c’est le grand secret ; il suffit qu’elles détruisent, émiettent, saucissonnent !

Pourquoi ?

Parce que le pouvoir qu’il soit objectif ou subjectif, qu’il soit conscient ou inconscient se situe ailleurs:

à l’extérieur.

Le pouvoir a été mis hors de portée des démocraties.

C’est peut etre le seul mérite que je reconnais à Macron: cela il l’a compris très rapidement après son accession à la présidence, il ne l’avait pas compris avant , on le constate en analysant ses discours premiers.

C’est un resultat de l’évolution historique, et institutionnelle tellement aveuglant que personne ne le voit.

Asselineau a frolé cette vérité mais hélas il est trop limitatif; il affirme avec justesse que toutes les réformes , toutes les mesures promises sont irréalistes et non réalisables, et il a mille fois raison, Mais la ou il est insuffisant c ‘est quand il ne fait pas ressortir que le pouvoir de l’UE et de Bruxelles n’est que le sommet de l’iceberg; car ce n’est pas là que les choses se passent; elles se passent ailleurs.

Au niveau occidental et mondial. L’UE n’est qu’une instrument a l’intérieur de ce système mondial.

L’UE n’est que mode d’apparaitre du pouvoir mondial.

L’UE n’est que l’apparence, ce qui se donne à voir du pouvoir qui lui est, faute de mieux pour le localiser; ailleurs.

C’est en ce sens que précisement Asselineau est le veritable ennemi qu’il faut baillonner; il pourrait donner à réfléchir sur le Pouvoir, ou il est , etc.

Donc ce que je suggère c’est la reflexion suivante;

Pour tout ce qui est essentiel, gagner les élections est sans importance car la vraie gestion déterminante, celle qui produit des déterminations, celle qui compte, est imposée de l’extérieur, c’est l’appartenance au cadre qui est primordiale. c’est l’insertion qui dirige tout.

Quand je dis de l’extérieur c’est conceptuel car cet extérieur se situe aussi bien géographiquement dehors que dans la tête des gens!

C’est cela la post-modernité, les individus, les groupes, les nations deviennent alienés au sens propre, étrangères à elles mêmes!.

Et c’est là ou je retombe sur mes pieds quand je me suis envoyé en l’air en bondissant sur le simplet Le Maire; il est chargé de jouer la partition de la dette, de la contrainte extérieure synthétique, celle qui les contient toutes, , il est charge de faire parler LE CADRE! Le Maire c’est la voix de son Maitre: LE CADRE.

Le cadre donc c’est UE , mais aussi c’est le marché financier mondial, c’est la liberté de circulation des capitaux et bien sur l’hégémonie du dollar, tout ce que j’énonce plus haut.

La partition de Le Maire c’est d’ancrer dans l’inconscient des masses bourgeoiisées qu’audessus de tout il y a le cadre, l’exterieur et que finalemnt il faut s’y conformer, il faut obéir.

Et c’est l’occasion pour moi d’aborder la question complotiste; est ce que le cadre ce sont les ultra riches, le très grand capital, le capital dynastique, bref les personnes ou bien est-ce que le cadre est abstrait, objectif c’est à dire est ce que le cadre c’est la logique du système du capital devenu sénile et financiarisé?

Vous connaissez ma réponse ce ne sont pas les personnes, elles ne sont que des tenants lieux , ce sont des gens qui vendent leur âme au diable, à Méphistophélès. Pacte infame qui en échange de leur docilité à accomplir l’œuvre de Dieu, ont droit aux signes de la puissance, au butin, aux femmes et à ce qui est encore mieux à notre époque , aux hommes et aux enfants..

5 réflexions sur “Editorial. Quand les élections n’ont plus besoin d’être gagnées, il leur suffit de… détruire!

  1. Bonjour

    Mensonge mensonge mensonge nous dit notre romancier national

    Fichtre !

    Il nous rappelle à la dette qu’il a créé et à l’économie d’airain qu’il nous a concocté avec un unique message : le passé limite le choix du futur et les électeurs ne peuvent rien changer. Faite lui confiance en 2027 (:-((

    En vieux juriste je renvoie à notre constitution :

    Art 3 : la souveraineté appartient au peuple ( pas au FMI) qui l’exerce pars des représentants ( ca vient pour certains qui vont rentrer et M LeMaire qui va sortir) et par la voie du référendum (on va donc vers un espèce innommée de référendum populaire révocatoire).

    Aucune section du peuple ( les entreprises, la bourgeoisie, la minorité macronienne, ou le comité des lecteurs de M Le Maire) ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

    Monsieur Le Maire établit donc ici que la politique qu’il a conduite depuis 7 ans a pour conséquence d’avoir privé le peuple de sa souveraineté : c’est une forfaiture, étayée par les dernières lois de finances qui n’ont été votées par personne.

    C’est une forfaiture qui devra l’amener à rendre des comptes devant la nation.

    Pour le reste il ne faut pas s’étonner qu’un romancier (heureusement pour lui peu lu) nous raconte des histoires.

    Gouverner du peuple par le peuple et pour le peuple cela veut dire entendre ce qu’il dit et ce qu’il dit c’est les gens avant l’économie mondialisée.

    Il n’y a pas de problème dettes (le capital adossé existe) il n’y a pas de problème d’intangibilité des politiques menées, il n’y a que les choix du peuple pour le peuple et par le peuple. C’est une révolution ! M le Maire n epeut le concevoir lui qui dans ses romans n’exprime que la domination.

    Il est temps de dé-spolier la nation et de mettre à contribution ceux qui l’on pillée à la rendre exangue (150 mds aux multinationales , 80/ 100 mds d’évasion en paradis fiscaux, des milliards d’infrastructures inutile car le peuple n’en veut pas ( TGV Autoroute aéroports missiles aventure militaires) .

    Il est temps de changer de politique et à vrai dire de monde et ce ne sera pas en virant à droite.

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  2. L’inconscient c’est la matrice fonctionnelle des Êtres.

    Cette matrice a pour elle d’être l’actrice de nos raisonnements mais ces raisonnements sont orientés et influencés dans nos intimes par nos passions et ces dernières ne peuvent être limitées que par un phare moral qui instruit l’éthique comportementale. Le libre-arbitre, c’est ce moment fugace ou nous décidons de céder ou non aux puissances bassement passionnelles qui nous enlacent dans leurs filets et peuvent nous entraîner dans les profondeurs abyssales de l’inhumanite.

    Il y aurait symboliquement 2 forces en contradiction celles morales « celestes » et celles « intestines et telluriques »… Or ces dimensions s’interpenetrent en nous et resurgissent dans le fruit de nos altérités, elles caractérisent l’écosystème contrasté d’une société dans son comportement et ses croyances, la direction prise jusqu’à la folie collective ou le dechainement de violence se prolongera en une apothéose.

    La dimension mephistophelique traduit l’influence prégnante et toute en croissance de puissances aliénantes que les traditions spirituelles connaissent depuis des milenaires à travers l’enseignement des shamans ou encore les derniers carrés de prêtres d’aujourd’hui qui ne se sont pas laissés berner par le discours des écoles de psychologie qui sont ignorants des puissances « infernales » qui agissent à partir du « coeur », ses failles traumatiques et transgenerationnelles, pour se nourrir de nos douleurs et de nos méfaits. Le vecteur magnétique de nos passions se comprennent comme celles de nos pulsions morbides et potentionellement mortiferes.

    Les 3 stades menant à la vassalisation de l’hote que nous serions pour ce type de parasitisme se comprend comme un glissement vectoriel entre sujet et objet dont la courroie de transmission est l’intention qui définit l’orientation personnelle de ce qui réalisera le mécanisme de nos choix directionnels: ainsi, nous sommes soumis à la tentation puis si nous goûtons l’objet nous subissons son magnétisme mais nous pouvons encore rompre ce lien de vassalisation. Plus nous goûtons la jouissance hypnotique qu’exerce l’objet à partir de nos intimes, plus les liens de puissance sont renforcés au point qu’il y a addiction chez le sujet.

    Cela crée et renforce une sorte de zone de confort mental qui est en fait une prison mentale puis le stade ultime actualise ce fait que l’objet enveloppe et possède entièrement le sujet. Du point de vue spirituel, c’est la conversion de l’hote qui est totalement soumis à ce parasite que l’enseignement traditionnel nomme Satan (pour l’inhumanite de nos passions), Lucifer (pour la mentalisation orientée à partir de l’Ego et investi par nos passions) et c’est bien que singulièrement et semble t-il, cela est renforcé en Occident au point que nous pouvons mieux comprendre le slogan qui est aussi un acte de foi: « Il est interdit d’interdire » car c’est revendiquer qu’il n’y aurait aucune limite morale ou barrière mentale à laisser libre cours à nos passions les plus malsaines.

    Les tabous doivent voler en éclat et c’est bien ce qui se passe avec le progressisme culturel ou encore la désagrégation de la bioethique qui nous entraîne vers la desacralisation des lois naturelles et ses inversions puis reniements conceptuels. Toutes frontières morales doivent disparaître et nous faire accéder au jouir sans entrave… pourquoi?

    Simplement parce que ’il existe des forces d’occupation qui s’alimentent de nos passions, les plus malsaines et les plus inhumaines seraient à priori celles qui auraient le plus de valeur nutritive.

    Comment ne pas comprendre le mythe à dimension enseignante et esoterique de These affrontant la puissance tellurique du Minotaure dans le dédale caverneux de son Être, celui de ses intimes? Comment ne pas lier le mythe de Mythra et ses raccords ancestraux avec la corrida que nous meconnaissons quand le torero, dans un rituel de meurtre, tue ce taureau. Tout comme le torero porte un habit de lumière, Thesee revêt au sortir du labyrinthe la fameuse Toison d’or.

    Voyez aussi le mythe allégorique et symbolico-esoterique de la caverne de Platon et son prisonnier qui découvre la vérité de ce que recouvrait la réalité fictive et pourtant realiste. Il decouvrira ce feu divin qui est lui-meme plutôt que le moi-egotique qui permettait la projection de ces ombres qui le trompaient tant qu’il en était prisonnier.

    Repenser aussi à ce qui était inscrit sur le fronton de la Pythie de Delphes: « connais toi toi-même et tu connaîtras tes maîtres »… Qui sont ces « maîtres  » à votre avis?

    Vous pouvez parcourir les traditions et vous y trouverez une matrice, un axe d’enseignement qui instruit l’idée que nous ne sommes pas seul. Comme le disait Frédéric Bastia en en détournant le destinataire qui était economique: Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas…ou plutôt s’agit-il de ce que l’on se refuse de chercher et finalement de voir!

    L’horreur cohabite dans notre environnement et il suffit d’ouvrir les yeux pour commencer de poser un diagnostic sérieux. Le satanisme tout comme le luciferisme ont de plus en plus visiblement investis notre société, ils ne se cachent plus car tout doit trouver le chemin de la normalité. Le poisson a pourri par la tête mais il a contaminé le corps social. Pour que l’Occident renaisse il doit mourir de ses excès… Et le chemin circulaire dantesque nous y entraîne comme la gravité acte la chute des corps.

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  3. Bonjour,

    L’histoire enseigne que tout est possible, à défaut d’être prévisible…

    Le capitalisme moderne est « zombi »: il peut lui aussi se dissoudre, il n’y a pas de loi d’airain, pas de tabou…

    Et merci encore pour vos réflexions stimulantes!

    Cordialement,

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  4. Détruire jusqu’à la guerre civile ?

    Je le crois.

    Un moyen bien commode d’éliminer les jeunes inutiles.

    Un moyen complémentaire de l’euthanasie visant à éliminer les malades et les vieux inutiles.

    Un moyen aussi efficace qu’une guerre entre États mais qui a l’avantage cardinal d’éluder la question nucléaire.

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  5. Tout ceci converge harmonieusement avec ce qu’avait prédit G Bernanos dans « la France contre les Robots », avec une prescience extraordinaire…et un grand pessimisme !

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