Révélation personnelle : non il n’y a jamais eu de menace fasciste en France.

Ayant participé à la construction de cette illusion anti fasciste, je suis totalement sur de ce qui est écrit ci dessous.

j’ai servi de négociateur et d’intermédiaire entre les dirigeants socialistes et les dirigeants du Front National « pour monter des coups » contre l’opposition de droite.

En particulier j’ai négocié un pacte de non agression dans plusieurs arrondissements de Paris entre le Front et le PS.

je peux assure que des grosses sommes d’argent liquide ont été fournies par Béregovoy lui meme et Nicole Questiaux à un syndicat patronal d’extreme droite afin qu’il puisse recruter et organiser ses manifestations dont une célèbre retraite aux flambeaux de type soi disant fascisant ; la stratégie était de faire monter les petits patrons d’extrême droite contre le CNPF et la CGPME pour affaiblir ces organisations et les gêner dans leurs luttes contre le pouvoir PS.

Tout cela s’est ensuite régularisé car Mitterrand s’est retourné et a refait alliance avec la droite et le patronat classique, mais de temps à autres de nouveaux coups de pouce ponctuels ont été fournis a l’extreme droite.

L’illusion anti-fasciste 

Par

Gabriel Robin

Publié le

11 mai 2021

https://lincorrect.org/lillusion-anti-fasciste-lincorrect/

En 2007, Lionel Jospin déclarait : « Durant les années du mitterrandisme, tout antifascisme n’était que du théâtre, il n’y a jamais eu de menace fasciste ». Un théâtre mis en scène avec maestria par la gauche, François Mitterrand en tête, pour terroriser la droite et conserver le pouvoir.

En mai 1981, Thierry Le Luron ne reprenait pas encore Gilbert Bécaud devant une foule hilare – courrouçant fortement au passage Jack Lang et toute l’intelligentsia de gauche – mais « l’emmerdant », c’était déjà la rose.

Pas pour tout le monde, pas pour le peuple de gauche et plus généralement les « jeunes », qui ne manqueraient pas de s’organiser en monômes de zombies décérébrés. L’arrivée de François Mitterrand suscitait l’espoir d’un monde meilleur, plus juste et plus égalitaire. Osons-le dire : d’une libération ! La France rompait avec l’ère gaulliste et l’ennui giscardien. Oh, quelques grincheux esprits craignaient bien l’arrivée des chars russes à Paris, voire des Chinois de Jean Yanne, mais les maos avaient déjà troqué leurs cols de chemises pour les fauteuils confortables du Rotary Club.

À Sanary-sur-Mer, chez Olivier Duhamel, on trinquait à la victoire avec ceux qui allaient diriger la France pour toujours et instaurer un règne de prospérité. Déjà, on oubliait ses idéaux de jeunesse. Cigares cubains, vins fins et ambiance libertine faisaient office de programme commun. Mais… Il y a toujours un mais après un mai enchanteur : que faire des jeunes ? Quel horizon leur donner dans ces années yuppies où les premières crises globalisées commencent à menacer la réussite époustouflante, presque miraculeuses, des années d’après-guerre ?

À Dreux, Jean-Pierre Stirbois perçoit que le socialisme d’apparat de l’élite parisienne ne répond pas aux promesses et aux attentes des Français les plus pauvres, que l’immigration est mal perçue, que le chômage explose.

L’arrivée de François Mitterrand suscitait l’espoir d’un monde meilleur, plus juste et plus égalitaire. Osons-le dire : d’une libération ! La France rompait avec l’ère gaulliste et l’ennui giscardien

La percée du Front national, François Mitterrand l’a sentie avant tout le monde, l’a anticipée. Il s’est douté que ce parti, fort du charisme de son meneur, pouvait sérieusement enquiquiner la droite de son rival chiraquien.

En 1986, avec 2,7 millions de voix, le Front national faisait pour la première fois jeu égal avec un PCF en déroute. Mieux, le parti envoyait 35 députés à l’Assemblée nationale grâce à la proportionnelle. Le piège tendu par Mitterrand à l’endroit des communistes a fonctionné à plein. Issu de la bourgeoisie provinciale, royaliste dans sa jeunesse et ami de nombreux vichystes, à commencer par René Bousquet, François Mitterrand n’aimait guère les communistes : ils lui ont un temps été utiles. Puis il les a assassinés.

Restait alors un deuxième piège : ressusciter une fantaisiste menace fasciste en agitant le danger Le Pen. Les fédérations socialistes ont tout de suite compris le sens de la manœuvre : haro sur les racistes, qui sont aux portes du pouvoir. Comptant sur une machine de propagande d’une efficacité supérieure à l’ORTF de de Gaulle, les socialistes ont su capitaliser sur la montée en puissance des radios libres et l’ouverture de nouveaux canaux hertziens, favorisant des chaînes destinées aux jeunes à l’image de Canal +, de la défunte Cinq ou de la sixième chaîne qui deviendra plus tard M6. Ajoutez à cela l’émergence de la scène dite « alternative », de personnages comme Daniel Balavoine, de SOS Racisme, Touche pas à mon pote, des MJC ou de La Marche des Beurs.

« La jeunesse emmerde le Front national » chantaient – ou plutôt, gueulaient – les Béruriers Noirs dans les squats, avant de le faire au Zenith devant des milliers de petits agités, et surtout de petits embobinés. Mitterrand avait trouvé son grand Satan. Son diable pour diviser durablement la droite française. Les lignes rouges étaient tracées, les digues construites. Pour se maintenir au pouvoir, le stratège socialiste inspiré par Louis XI n’avait plus qu’à supprimer la proportionnelle et s’appuyer sur le scrutin majoritaire à deux tours. De fait, il excluait le FN de la représentation nationale et rendait impossibles pour quarante ans les tentatives d’alliance[…]

EN PRIME

Une réflexion sur “Révélation personnelle : non il n’y a jamais eu de menace fasciste en France.

  1. Bonsoir M. Bertez

    Il a fallu attendre Sarkozy pour renverser la manoeuvre et arroser l’arroseur de manière à éliminer Jospin au 1er tour et que Chirac soit réélu malgré tout.

    La recette est bonne et ne dit on pas que c’est dans les vieux pots que l’on fait la meilleure soupe:

    Au loup! Au loup! Il pleut, il pleut berger, rassemble tes blancs moutons!

    Cordialement

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