Editorial. Chute des bourses; pourquoi je ne suis pas inquiet- bien sur c’est une opinion- mais …tout reste sous contrôle

J’ai expliqué récemment, pas plus tard que la semaine dernière qu’il n’y avait plus de marchés et que ce qu’on appelle encore des Bourses, ce sont des espaces de transmission des politiques monétaires et financières des autorités gnomiques.

Ces espaces sont sous contrôle mais il peut arriver que quelque fois dans le cadre des periodes de transitions, les contrôles soient délicats; il faut piloter très fin avec toujours la possibilité d’une accumulation de nouvelles aléatoires qui déclenchent des animal spirits.

C’est ce qui vient de se produire.

C’est la norme et les autorités gnomiques le savent, elles y sont préparées croyez moi.

Les autorités ont des outils directs et indirects, publics et subreptices, plus ou moins légaux et illégaux comme les manipulations, mais elles sont dans le domaine du coûte que coûte, justifié par leur conception de l’interêt national, ce qui signifie que tout est permis.

L’arme essentielle contre les chocs financiers est la Communication , c’est le complément de l’arme monétaire, c’est elle qui la rend efficace.

Pour que cette arme fonctionne il faut bien sur que les autorités gnomiques les utilisent à bon escient, mais aussi que les grands intermédiaires connivents comme les banques TBTF, les médias et les Grands Gourous collaborent; il faut que la croyance que la Fed peut toujours réussir reste ancrée.

Il faut que la croyance dans le remède miracle de la baisse des taux et des fournitures de liquidités persiste, qu’elle ne soit pas écornée ; l’effet positif des remèdes, la transmission et la diffusion n’est aps réelle, organique mais elle est psychologique, humorale. Ou si on veut , la transmissionse fait apr els corrélations concrétisées par les algos et les comportements induits.

Bref il faut que quand le marches des actions se met en risk-off, le marchédes obligations lui se mette en risk-on.

Il faut que quand la prise de risque s’évanouit sur les marchés des actions elle soit transferée, sur le marché des obligations, et singulièrement sur leur phare, les Treasuries. Il faut que la bascule s’opère.

C’est sur la permanence de ce jeu de bascule que repose le système et sa gérabilité.

Quand les actifs doivent s’effondrer par chute de la croissance , il faut qu’ils puissent remonter mécaniquement et mathématiquement par la baisse des taux.

c’est le Grand Secret qui a été à la base de l’audace des dérégulations des années 80.

C’est exactement ce qui est en train de se produire et j’affirme que les autorités n’ont pas perdu la main, elles ont juste trembloté un peu, mais la croyance, le mythe marche.

bruno bertez

The system since the deregulation of the 80s is based on this paradigm, the risk-on / risk-off which means that money never leaves the markets and remains trapped there, no matter in what. this reinforces the belief that the Fed is all powerful and that is the main important thing.

Ce qui constitue les fondations du système financier actuel c’est la croyance ou si on veut etre plus conformiste, la confiance What constitutes the foundations of the current deregulated financial system is belief or if we want to be more conformist, trust

Le paradigme risk-on /risk-on fonctionne c’est, pour moi, le signe que la situation reste sous controôe. chute des actions et hausse des obligations =l’argent reste dans les marchés et c’est le plus important.

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La lettre de Kobeissi

@KobeissiLetter

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16h

BREAKING : Les marchés de prédiction intègrent désormais dans leurs prix un scénario de base de 4 baisses de taux d’intérêt en 2024, selon @Kalshi . Le scénario de base montre désormais une baisse de taux d’intérêt de 50 points de base lors de la réunion de septembre 2024. Il y a même 31 % de chances de 5 baisses de taux OU PLUS en 2024 avec seulement 3 Fed

3 réflexions sur “Editorial. Chute des bourses; pourquoi je ne suis pas inquiet- bien sur c’est une opinion- mais …tout reste sous contrôle

  1. Bonjour Monsieur Bertez

    Votre réflexion vous conduit à la conclusion que la situation reste sous contrôle, l’argent restant dans les marchés par le jeu de la bascule risk-on/risk-off.

    Cela signifie qu’une chute des actions est compensée par une hausse des obligations.

    Comme les obligations US sont détenues en grande partie par les pays étrangers, j’en viens à me demander (n’étant pas un spécialiste du monde financier mais cherchant à assouvir un besoin de compréhension) comment ce jeu de bascule peut continuer si ces derniers veulent se dédollariser et n’achètent plus la dette US.

    Merci pour cet éditorial

    Cordialement

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      1. Comme l’a dit Varoufakis, le dollar est la monnaie dans laquelle s’exprime les valorisations des actifs des ultra riches du monde, ils n’ont pas les moyens de laisser tomber le dollar sinon combien valent leurs actifs pour commencer ? Donc les ultra riches qui détiennent le réel pouvoir politique via leurs pantins soutiennent le dollar et font acheter de la dette US comme notre petit Macron l’a fait au frais des français ….

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