Editorial: le combat pour la censure mené par les élites est le signe qu’ils sont en guerre, en guerre contre vous.

« Alors que les lois de censure se multiplient en Europe, les gouvernements devraient au moins définir les « fausses nouvelles » et la « haine »

Il n’y a eu aucune critique ni aucune responsabilité pour les mensonges sans fin du Russiagate et autres fausses nouvelles approuvées par les gouvernements européens.

L’ambiguïté conduit, comme on pouvait s’y attendre, à ce que ces lois soient utilisées pour contrôler le récit et la propagande plutôt que pour défendre la vérité.

Interdire la « haine » en tant qu’émotion subjective est aussi logique que d’obliger les gouvernements à s’aimer les uns les autres. L’ambiguïté de la haine rend également prévisible qu’elle sera appliquée de manière incohérente et donc utilisée comme une arme politique.« 

Ce n’est sûrement pas une coïncidence si ces lois de censure sont introduites à un moment où les gouvernements européens ne parviennent pas à défendre les intérêts nationaux fondamentaux et s’effondrent dans les sondages d’opinion »

Avec les évènements en Grande bretagne et la volonté de Breton le citoyen fiscal Sénégalais de faire taire X-Twitter et Elon Musk, la question de la censure prend une dimension nouvelle.

Je crains fort que comme toujours le peuple et ses soi-disant représentants ne se fourvoient dans des analyses idiotes comme celles de savoir ce qu’est un discours de haine ou une nouvelle vraie ou fausse.

La question du complotisme a montré factuellement, exemple après exemple, que les jugements portés par les pouvoirs en place et les magistrats larbins qui les servent étaient erronés, faux et souvent idiots.

La plupart des thèses dites complotistes à un moment donné se sont par la suite révélées comme vraies ou partiellement vraies. Le plus récent exemple étant le gâtisme avancé de Biden, mais le plus frappant étant celui des fausses vérités officielles sur le Covid et les vaccins. … protégées par le secret-défense! .

De nombreuses hypothèses dites complotistes sont, avec le temps devenues des vérités admises, reconnues et sont sont même devenues de notoriété publique et « common knowledge. »

Devant la difficulté à juger en ces matières, il n’y a qu’une solution et donc qu’une attitude: reconnaitre que la liberté de pensée et de parole doivent être absolues. C’est la solution qui a été retenue dans leur grandes sagesse par les rédacteurs des textes Constitutionnels des grands pays

Entrer dans ces discussions est déjà accepter le principe du contrôle sur la parole et par extension sur la pensée,

C’est depuis la mutation de la démocratie vers le gouvernement par les élites et les experts non élus que la question du contrôle de la pensée et de la parole se posent, mais cette question est devenue centrale depuis la montée en puissance des réseaux sociaux lesquels donnent la parole au peuple, au gens d’en bas et leur donnent la possibilité de contester les « vérités » administrées. Comme on dit, maintenant tout se sait!

Avant la parole était monopolisée par les pouvoirs et les riches, à notre époque n’importe qui peut s’exprimer sur les réseaux sociaux et c’est bien là le problème.

Le peuple émet , produit une parole concurrente, il brise le monopole de ses maitres.

Pire le phénomène des réseaux fait que la parole du peuple est diffusée à la vitesse de l’éclair et fait boule de neige! En plus elle est formulée en termes simples, voire simplistes qui frappent, marquent et déclenchent plus d’émotion que les paroles du Pouvoir, décrédibilisées. Le pouvoir est obligé de faire passer sa Com par les bots et les trolls, il est obligé de se faire passer pour le peuple pour faire circuler ses messages et influencer!

L’évolution actuelle de nos sociétés de contrôle vient de loin

En gros il y a un lien entre la montée en puissance du pseudo libéralisme – ce libéralisme qui n’en est pas un et qui n’est que le masque du droit du plus fort- et la conception de la politique comme un marché.

Si la politique est assimilable à un marché, alors les techniques de marketing, de Com, d’influence sont valables et doivent être utilisées. Les opinions se fabriquent , les images sont manipulées et créées, et pour tout cela il faut maitriser ce qui se dit , il faut faire taire les uns pour imposer les paroles des autres. Un peu comme avant les colleurs d’affiches se battaient pour recouvrir les affiches des concurrents sur les murs et les panneaux . En quelque jours on vient de créer une Kamala Harris tout neuve qui caracole dans les sondages alors qu’elle était dans le 36e dessous!

A partir du moment ou la politique est un marché et ou la pseudo popularité se fabrique, la souveraineté populaire est remplacée par le pouvoir donné à une élite qui prétend savoir et qui a les moyens de diffuser Et à ce titre cette élite se donne le droit d’imposer sa vérité.

A partir de ce moment se pose donc la question du savoir, de sa validité, de ses torsions idéologiques.

Le savoir ne tombe pas du ciel, il remonte du bas du réel vers le haut de l’intelligence et il ne se fraie qu’un passage douloureux au travers des couches d’ignorance, il est toujours, à un moment donné, impur, intéressé, il sert toujours quelqu’un et en particulier celui qui prétend le détenir et surtout ceux ceux qui l’ont financé et le font vivre.

La production du savoir n’est pas désintéressée, elle est biaisée. Radicalement.

Il n’y a pas de pur esprit, de pure intelligence , le savoir traverse toujours le prisme des intérêts particuliers ou de classes.

Ainsi on sait maintenant, preuves à l’appui, que le grand penseur du libéralisme atlantiste, Raymond Aron qui a influencé par ses éditoriaux des millions de Français, était stipendié de la CIA. On comprend mieux sa brouille avec Bourdieu lequel pratiquait un mode de pensée radicalement opposé à celui de Aron et parvenait à des prises de positions totalement opposées. Bourdieu pratiquait une sorte de philosophie du soupçon, cherchait les logiques cachées, là ou Aron pratiquait une sorte de philosophie des apparences bien adaptée à la transmission de l’idéologie américaine à cette époque de la guerre froide.

Tout cela a été bien analysé par Foucault, mais malheureusement on en a tiré la conclusion que la Vérité n’existait pas. On a confondu la relativité du mouvement vers le savoir, la relativité de sa diffusion, son lien avec les pouvoirs dominants et la Vérité en soi.

La Vérité existe même si nous ne l’atteignons que péniblement avec efforts et asymptotiquement comme dit Lacan. .

Ce que je voudrais faire comprendre c’est que derrière le combat pour ou contre la censure se profile un autre combat, un combat à mort qui est celui de la Bourgeoisie et du Grand Capital pour survivre.

Les dominants mènent contre les peuples un combat à mort car c’est leur survie sociale, statutaire, en tant que dominants qui est en jeu.

Ils sont menacés; leur ordre, leur monde sont en crise existentielle et eux savent que pour durer encore ils doivent être sans pitié, ils doivent faire les guerres, utiliser tous les coups y compris les plus ignobles; ils ont cessé de vouloir être nobles!

On dit généralement que dans les guerres la première victime c’est la Vérité.

On doit inverser et dire que quand la Vérité est la première victime c’est que l’on est en guerre.

Je propose d’inverser la proposition, quand la Verité est attaquée alors on sait que l’on est en guerre.

Et on se prépare, on s’organise pour ne pas être pris au dépourvu, pour ne pas être bâillonné impuissant .

Si vous me suivez alors vous admettez que le combat pour le droit à la parole, le droit de savoir, la liberté de pensée est maintenant féroce.

Alors vous prenez conscience de la guerre qui vous est menée, vous cessez de tendre l’autre joue, vous cessez d’être naïfs et de croire que les élites veulent votre bien , vous ouvrez les yeux et vous prenez vos dispositions.

6 réflexions sur “Editorial: le combat pour la censure mené par les élites est le signe qu’ils sont en guerre, en guerre contre vous.

  1. ha le T.Breton , une place garantie au futur zoo du mondialisme.

    apres avoir brillament pourri Atos qu’il présida, il vient nous putréfier le bon air frais que l’on respire sur nos réseaux sociaux.

    le soir il doit fantasmer, en se révant commissaire de la vérité.

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  2. La réponse d’Elon Musk à la trop longue lettre de Thierry Breton n’a qu’un seul et simple mot : « Bonjour » !

    Derrière cela, il y a du lourd, du très lourd… Le temps nous est compté, les flux sont en millisecondes, pas besoins d’épiloguer, laissons-les s’enliser dans leurs idéologies périmées, révélatrices et contre-productives de leurs propres intérêts…

    Nous vivons des moments pénibles, mais tellement prévisibles… La « déglingue » nous y sommes, et pas qu’un peu. Prenons cela comme un passage nécessaire pour comprendre nos erreurs à ne pas reproduire, comme nos anciens l’ont déjà vécu à maintes reprises… « le plus jamais ça » est de retour !

    Depuis Socrate, Platon 300 ans avant JC, notre génération a eu cette chance inouïe de découvrir tant de « grands penseurs » avec les réseaux d’aujourd’hui que nous sommes inexcusables d’accepter l’inacceptable.

    Allons-nous trop bien pour nous imposer tant de misères ? Il semble, qu’une fois de plus, l’humain n’accepte plus sa raison d’Être.

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  3. Plus ils attaquent la liberté d’expression et en restreignent le périmètre plus ils nous signalent qu’ils sont sur la défensive.

    Le mensonge ne survit que de ceux qui y trouvent un confort mais comme toute chose est impermanente il s’en suit que toute vérité est une claque sur des croyances fondées sur des logiques et un lit emotionnel qui des lors s’effondrent face aux évidences de la réalité qui pre-existait sans qu’on y songea mais qui s’est débarrassée de l’ombre qui la masquait. La lumière de la vérité est toujours présente mais c’est l’opacité des ombres ou des ténèbres qui nous disent un peu de ce que nous sommes nous-mêmes quand celles-ci se dissipent car les mensonges comme les vérités nous architecturent mentalement et nous engagent dans les actes.

    La vérité quand elle se fait jour, c’est une torgnole adressée violemment à la bêtise humaine, elle peut faire mal mais toute guérison exige un passage obligé vers une forme d’humilité car sans elle nous restons perméables à de nouveaux mensonges et conservons les anciens comme un héritage précieux pour organiser perennement l’édifice de notre vision du monde et de nous-mêmes.

    Quand le mensonge s’effondre, surtout quand celui-ci fut défendu avec une sorte de foi religieuse, il devient nécessaire de faire du doute l’anticorps qui anime nos luttes… Une « arme de destruction missive » pour susciter le débat, la nécessité de la critique bien construite à la manière de l’inspecteur Colombo, avec prudence et intelligence discriminatoire mais aiguillonnee par l’intuition que porte souvent la passion d’une absolue éthique pour l’œuvre à accomplir. Cette éthique serait à l’image de la vérité, elle ne supporte aucune compromission avec la droiture de l’esprit car son socle est aussi moral.

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  4. Bonjour M. Bertez

    Haine, racisme, xénophobie etc. sont des états mentaux qui relèvent de la psychopathologie, au pire de la psychiatrie et non du politique.

    la liberté de conscience et d’expression est absolue mais il existe déjà un arsenal législatif pour contraindre les malveillants et les malfaisants traitant de la divulgation de fausse nouvelle de nature à troubler l’ordre public,des injures publiques, de la diffamation etc….

    Transformer le négationisme , la haine, le racisme ou l’antisémitisme en crimes d’opinion ou de pensée que seul le pouvoir en place serait libre de définir précisément et d’étendre à sa guise est révélateur d’un pouvoir dictatorial .

    Même les totalitaires soviétiques avaient compris cela en taxant leurs dissidents d’aliénés mentaux et en les traitants comme tels plutôt que de supprimer clairement la liberté de penser ou celle d’expression.

    Les propos du commissaire politique Breton devraient, en démocratie, lui valoir d’être immédiatement démis de ses fonctions et privé de ses droits civiques.

    Il faut rappeler cependant que les premier coups portés à la Constitution et à a liberté de penser dans notre pays ont été portés par un communiste: Gayssot.

    Les négationnistes relevaient de la psychiatrie, pas du pénal.

    Cordialement

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