Billet. Dettes, Messieurs des 200 Familles, payez les premiers!

En tant qu’observateur radical, outside the box, je ne partage pas l’alarmisme sur le déficit public, sur les taux et sur la situation financière de la France.

Nous sommes dans un système, le système du deficit-spending. Ce qui veut dire que le système fonctionne de cette façon, c’est la norme!

Le système utilise les béquilles des déficits budgétaires pour tenir debout, il finance les déficits avec de la dette monétisée, la solvabilité et la confiance s’érodent donc de temps à autre il faut faire des promesses: il faut croire que c’est fini et que l’on va retourner à la rigueur, on va jurer que cela ne se reproduira plus, on impose l’austérité et puis quelque temps après, hop on repart pour un tour, mais à un niveau supérieur de dettes et de déficits car entre temps on s’est habitué aux chiffres ! On a cessé d’avoir le vertige devant les trous profonds de trillions.

La dette est un spectacle, un spectacle d’horreur pour vous faire peur.

Le spectacle sur les déficits et les dettes est un médiocre happening, une manipulation à usage du peuple pour lui faire avaler la pilule de l’austérité et des réformes, il faut faire peur, terroriser si on le peut afin de faire payer les masses. Le pire est que faute de comprendre le tour de passe passe, presque tout le monde participe à la grande campagne d’intox, de la grande dette qui va nous manger tout cru!

Vous avez tort de paniquer: dans tous les cas l’Allemagne paiera, c’est à dire qu’elle acceptera nos dérives. Moyennant un peu de comédie, elle absorbera le coût de la prodigalité française comme elle a accepté celle de l’Italie; ces pays sont trop gros pour qu’on leur torde le bras autrement qu’en cosmétique. Jusqu’à présent l’Allemagne a avalé toutes les couleuvres elle reste fidèle au rêve européen de Helmut Koh. Elle n’a toujours pas compris. Les bourgeois compradors allemands ont encore gagner en restant dans l’Union.

Grace au parapluie allemand, la dette française est recherchée, c’est une dette de choix car elle est en réalité aussi bonne que l’Allemande mais elle rapporte 70 pbs de plus! C’est énorme. Personne, plus personne ne croit à un éclatement de l’euro et à une redénomination des dettes . La dette française est une aubaine.

Et puis l’Allemagne elle même a abandonné la voie de l’orthodoxie, peu à peu elle se dirige vers le système anglo-saxon du deficit spending, c’est lent mais cela vient et cela s’accélerera nécessairement avec la dégringolade de son économie; l’Allemagne n’est plus sociologiquement ce qu’elle était!

Plus fondamentalement, je rappelle que le sens profond de la dette c’est le fameux Mur de l’Argent.

La dette c’est le mur de l’Argent des années 20 et 30 que les ultra riches érigent devant le peuple afin de lui reprendre ce qu’on lui a donné sous forme d e redistribution ou plutôt de fausse redistribution puisque les sommes concernées n’ont jamais été prélevées sur qui que ce soit sauf sur la masse de liquidités mondiales tombées du ciel!

La dette, les déficits sont non pas exceptionnels mais la norme dans ce monde qui ne tient que par la dérive; le monde est une bicyclette qui pour ne pas chuter doit rouler… rouler les masses! Avant on craignait un ratio de 100% par rapport au PIB, on l’a pulvérisé et puis .. rien il ne s’est rien passé, c’était un épouvantail !

Toute la gestion américaine repose sur cette certitude que les dettes ne seront jamais remboursées, toujours roulées jusqu’à destruction. Le système est « fini », il est « mortel », c’est à dire qu’il est comme une mine d’or que l’on exploite jusqu’à épuisement du dernier filon. Les Etats Unis sont gérés sur cette base: on épuise la mine , et à long terme on verra…entre temps on fait durer…Les monnaies sont comme les civilisations périssables à l’échelle de l’Histoire.

Le non conventionnel est devenu la norme, le tout est de ne pas déraper trop ostensiblement et d’entretenir l’espoir! Ah l’espoir comme c’est bon, si cela n’existait pas il faudrait l’inventer..

Le Mur de l’Argent et la dictature des porteurs de bons date des années 1920 et 30; ce n’est pas un fantasme.

Si vous vous intéressez au sujet je vous invite a lire le monument d’Annie Lacroix-Riz, « le choix de la défaite » réédité par Dunod en poche . Dans ses 1181 pages plus les notes et annexes vous trouverez tout ce qui est nécessaire pour comprendre la période historique actuelle.

Lisez aussi André Tardieu qui était l’un des maçons du Mur de l’Argent, il raconte tout cela , au jour le jour, c’est clair et élégant. Tardieu était un représentant du Comité des Forges d’alors, de de Wendel et autres 200 familles de la Banque de France.

L’histoire se répète en caricature.

Pour comprendre vous remplacez la Banque de France par la Banque Centrale Européenne , le reste, la bourgeoisie et les milieux d’affaires eux ne changent pas, tout comme les hauts fonctionnaires et les milieux politiciens. La Cour des Comptes fait bien sur partie du Mur de l’Argent !

Ne vous y trompez pas, je ne suis pas de ceux qui défendent l’inflation, la destruction de la monnaie, le vol des épargnants non je suis pour l’orthodoxie et le respect de la parole donnée. Mais à partir du moment ou il est évident que les 200 Familles se moquent de nous, il faut changer de position et ne pas tomber dans le piège de prôner l’austérité: Messieurs des 200 Familles payez les premiers!

La question est différente dans le cas du Mur de l’Argent , ce que je mets en évidence c’est son instrumentalisation , c’est le fait qu’elle soit une arme objective, vicieuse de ces milieux pour vous reprendre ce qu’ils ne vous ont jamais donné..

Le Macron et sa clique ont surendetté la France mais cela ne les empêche pas, par Le Maire et Villeroy de Galhau et Cour des Comptes interposés de crier au loup financier. Le relais sera bientôt pris par la BCE.

Ah les braves gens!

1924-1936-1981 : la gauche et le « mur d’argent »

Le Cartel des gauches, victorieux aux élections législatives de 1924, faute d’avoir pu enrayer la crise monétaire, tombe deux ans plus tard. Le radical Edouard Herriot stigmatise les milieux d’affaires, qu’il accuse de déloyauté, d’une expression qui fera fortune.

Par Jean-Marc Daniel

https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/05/08/1924-1936-1981-la-gauche-et-le-mur-d-argent_1697763_1471069.html

Au cours du siècle dernier, la gauche a été plus souvent au pouvoir que la mémoire collective ne l’admet. On oublie souvent le raz de marée radical de 1906 ou la victoire du Front républicain en 1956. Trois dates en effet restent symboliques de l’accession de la gauche au pouvoir : 1924 avec la victoire du Cartel des gauches, 1936 avec celle du Front populaire et 1981 avec l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

Or, ces trois événements ont été marqués par la défiance du monde financier. Cette défiance peut s’expliquer par la prévention naturelle des milieux d’affaires vis-à-vis de mouvements politiques se déclarant bruyamment leurs ennemis, mais aussi par les doutes nés d’une certaine approximation dans les programmes.

EXPRESSION D’EDOUARD HERRIOT

En outre, élue après une période d’austérité et de déflation/désinflation, la gauche a tergiversé sans réussir à concevoir une réelle politique alternative, pour finalement soit abandonner la place, soit s’y maintenir, mais en faisant la politique de ses prédécesseurs.

Ce résultat a convaincu les dirigeants qu’ils s’étaient heurtés à des ennemis déloyaux, animés par un mélange d’égoïsme et de mépris social à l’égard des plus démunis. A partir de 1924, ces ennemis furent stigmatisés sous le nom de « mur d’argent », une expression d’Edouard Herriot (1872-1957), le leader du Cartel.

Et puis ceci

Jacques de Larosière: «On peut trouver 200 milliards d’économies sur dix ans»

Par Marie-Laetitia Bonavita

Le Figaro

«Ce n’est pas parce que les gens sont prêts à descendre dans la rue que les recommandations des experts ne sont pas valables», estime Jacques de Larosière.

ENTRETIEN – Selon l’ex-gouverneur de la Banque de France, il est possible de réduire la dette sans toucher aux dépenses sociales. Il appelle à un sursaut pour en finir avec les politiques du déni et de la facilité monétaire et budgétaire.

Alors que le nouveau gouvernement va devoir boucler le budget 2025 de l’État dans les deux semaines qui viennent, le sage de la finance Jacques de Larosière, 94 ans, lance une nouvelle fois un cri d’alarme sur les finances calamiteuses de la France. Après En finir avec le règne de l’illusion financière, l’ex-directeur général du Fonds monétaire international, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, publie Le déclin français est-il réversible? Renverser la table et sortir de la servitude, aux Éditions Odile Jacob. De façon très pédagogique, l’auteur décrypte le mythe de l’argent facile et propose surtout des pistes concrètes pour réduire l’endettement public élevé afin de retrouver des marges de manœuvre pour diriger le pays.

LE FIGARO. – Quels sont les signes du déclin français?

Jacques de LAROSIÈRE. – J’en citerai quatre.

Le premier est notre perte de compétitivité économique. En près de trente ans, notre capacité industrielle a fondu d’à peu près 30 % tandis que celle de nos voisins allemands se maintenait. La raison? Le choix de la France pour une politique de la stimulation continue de la demande intérieure et non pas de l’investissement productif. Il en est résulté que nous fabriquons surtout des produits bas de gamme qui n’ont pu résister, lors de l’ouverture des frontières, à la concurrence des pays à faibles coûts de main-d’œuvre. Notre industrie française s’est délocalisée massivement à l’étranger. Et ceci, de façon beaucoup plus prononcée qu’en Allemagne, où les syndicats ont souvent accepté de réduire leurs salaires pour renforcer les entreprises en difficulté.

Le second symptôme est la permanence et l’importance depuis vingt ans du déficit de la balance commerciale, liées à la hausse de produits importés en raison du phénomène précédent.

Troisième indice, auquel j’accorde beaucoup d’importance, c’est l’éducation. Les statistiques de l’OCDE montrent le déclin, de manière extrêmement dangereuse, de notre système éducatif depuis une vingtaine d’années. Par rapport à la France, l’Allemagne a des professeurs mieux rémunérés et plus nombreux.

Enfin, quatrième manifestation: l’état déplorable de nos finances publiques. La dette publique française a plus que doublé depuis vingt ans, passant de 50 % de la production nationale (PIB) à 112 % aujourd’hui. Si elle est voisine de celle de l’Italie ou de la Belgique, elle est près du double de celle de l’Allemagne (près de 60 %). N’oublions pas que le budget, c’est d’une certaine manière la synthèse stratégique d’une nation.

Comment en est-on arrivé là?

La doxa pensait, dans une période encore récente de très bas taux d’intérêt liée à la politique de la Banque centrale européenne, qu’emprunter favoriserait la croissance. État, comme entreprises privées, s’en sont ainsi donné à cœur joie. Le problème est que l’on ne peut emprunter indéfiniment parce que le montant de la dette, par définition, s’accroît. Aujourd’hui, les taux d’intérêt sont plus hauts qu’au temps de l’argent facile. Entre le niveau élevé de l’endettement public, qui pourrait dépasser à l’avenir 120 %, et la hausse ces dernières années des taux d’intérêt, le coût de la charge de la dette est déjà supérieur au budget de la Défense nationale!

Cette politique a comme conséquence que l’on s’est détourné de l’investissement productif au profit de placements spéculatifs dans l’immobilier et en Bourse. La hausse des bilans de la nation est due davantage à l’augmentation des valorisations du capital qu’à la valeur réelle de l’économie. C’est ce que Keynes décrivait sous le vocable de la «trappe à liquidité»: étant donné que la rémunération de l’épargne est nulle, les ménages privilégient les placements à court terme aux investissements productifs et ceux plus risqués à long terme, comme les projets industriels.

Résultat: aujourd’hui, la France souffre d’une économie qui s’affaisse et de comptes publics à vau-l’eau.

Commentaire BB: Lisez, relisez bien soigneusement, votre intelligence en éveil car c’est ici que de Larosière est obligé de faire le grand écart, de cesser d’être rigoureux: il est obligé de sauter un maillon dans la chaine du raisonnement et des articulations logiques.

Il écrit: Cette politique a comme conséquence que l’on s’est détourné de l’investissement productif au profit de placements spéculatifs dans l’immobilier et en Bourse. La hausse des bilans de la nation est due davantage à l’augmentation des valorisations du capital qu’à la valeur réelle de l’économie.

Or rien dans ce qu’il dit n’explique que l’on se détourne de l’investissement productif et que l’on préfère la spéculation et l’immobilier! Absolument rien !

Pour expliquer ce qu’il omet d’ expliquer il faut introduire mon hypothèse de base à savoir que le système productif français souffre d’une insuffisance chronique de profitabilité ce qui conduit les détenteurs de capitaux à préférer la spéculation et l’immobilier! Mais voila le profit, chut, il ne faut jamais en parler car c’est le « mort » du système, l’enfoui du système, il dirige et commande tout mais il doit rester non-su, non-reconnu !

Faut-il, comme certains, imputer cette situation à l’Europe, l’entrée de la France dans la zone euro en 2002 empêchant toute dévaluation?

Certainement pas. Ce sont justement les dévaluations répétées du passé du franc qui ont appauvri le pays et ont été le résultat de politique inflationniste. Il est temps que les dépenses de consommation, de fait subventionnées, laissent la place à l’augmentation de crédits pour la recherche, l’Éducation nationale…

L’Europe est toutefois fautive. Elle n’a pas été capable de faire respecter le plafond de la dette fixé à 60 % du PIB de la part des pays indisciplinés, comme la France et même l’Allemagne en 2003. Depuis plus de vingt ans, pas une seule fois la règle n’a été honorée par l’ensemble des États membres. Avec un commissaire par pays, la Commission européenne est devenue une collection de représentants nationaux, soucieux de promouvoir la politique de son pays, plus qu’un exécutif véritable.

Réduire les dépenses publiques est pour vous une mission possible…

Bien sûr. Je crois réaliste de trouver 200 milliards d’économies sur une période de dix ans. Et cela, j’insiste particulièrement face aux inepties entendues, sans toucher aux dépenses sociales et sans provoquer une déflagration politique.

Ces économies passent par le maintien de l’allongement – modéré – de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans décidé en 2023, une révision de notre «millefeuille territorial», une réduction du coût exorbitant de l’apprentissage (12 milliards d’euros) via une participation des entreprises. Elles nécessitent, surtout, de s’attaquer au sureffectif de la fonction publique. Rappelons que la France compte 85 fonctionnaires pour 1000 habitants, contre 56 en Allemagne. Une réduction graduelle des effectifs, via le non-remplacement de tous les départs à la retraite, permettrait de réduire le surcoût estimé à 75 milliards d’euros.

Comment préconiser le maintien de la réforme de la retraite voulue par Emmanuel Macron quand les Français ne cessent de la contester?

Ce n’est pas parce que les gens sont prêts à descendre dans la rue que les recommandations des experts ne sont pas valables. N’oublions pas que l’espérance de vie croît et que la moyenne européenne de l’âge légal de départ à la retraite est de 67 ans.

L’idée de mon livre est d’avoir une vue à long terme et d’insister sur la nécessité pour la France de restaurer sa capacité à produire et ce que j’appelle sa «compétitivité budgétaire européenne».

Commentaire BB: Vous notez là encore le saut de de Larosière; « restaurer sa capacité à produire« , et puis on s’arrête là! Sans préciser que la capacité dont on parle, c’est la capacité à produire de façon rentable, profitable!

A un moment donné la France a cessé de pouvoir produire de façon rentable, elle a dû fermer les usines, délocaliser, importer , développer des services lesquels se sont arrogés l’essentiel de la valeur ajoutée du pays. Le mot de « compétitivité » c’est le cache sexe de la profitabilité que l’on n’ose jamais nommer car le profit est obscène. Il est obscène mais c’est lui, le paria, qui commande, qui impose qui détermine les orientations, les performances d’une économie et d’un système économique.

De Larosière passe comme tous ces pairs à coté de la seule solution au problème Français ; la restauration de la profitabilité de l’activité productive . Pourquoi? Parce qu’il ne peut pas dire que le choix de la France de monter sur le ring de la compétition mondiale pour affronter des poids lourds musclés alors que l’on est petit et grassouillet est une imbécilité.

C’est une absurdité suicidaire qui fut à juste titre dénoncée par Maurice Allais. On ne peut combattre avec une chance de succès si on ne fait pas le poids et le poids en matière économique, ce n’est pas le gras, non c’est la profitabilité. La compétitivité , cela consiste à vendre avec profit , avec un profit suffisant pour durer, investir, rémunérer le capital engagé à des niveaux compatibles avec la concurrence mondiale qui sévit sur le marché des capitaux. .

En omettant de parler de l’absolue nécessité d’être rentable et de secréter le taux de profit moyen mondial, de Larosière nous parle comme un socialiste, comme quelqu’un qui croit que le système est un système de production de biens et services destinés à la satisfaction des besoins; or nous ne sommes pas en système socialiste , nous sommes dans un système ou l’on produit pour le profit et si on ne parvient pas à être rentable on met la clé sous la porte.

De Larosière veut continuer à nous faire raisonner en socialistes alors que nous sommes immergés dans un monde capitaliste sans pitié!

La participation de la France au marché mondial sans capacité productive rentable la condamne au déclin et à la régression, puis à l’explosion sociale. Voila ce que personne ne veut dire .

Oui, les Français ne sont pas friands de réformes, mais on leur a seriné pendant des années que l’argent était facile. Et, encore récemment, avec le fameux «quoi qu’il en coûte». Je demande juste aux hommes politiques de raisonner juste. Sans en appeler à un de Gaulle, qui avait compris qu’une nation ne tient pas debout sans un budget raisonnable, cela ne doit pas être difficile à trouver.

Quelles sont, selon vous, les mesures politiques de ces dernières années qui ont été les plus néfastes aux finances publiques?

J’évoquerai l’abaissement de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans ainsi que la nationalisation – détricotée à grands frais par la suite – d’une grande partie de l’économie par François Mitterrand. Si je reconnais à Emmanuel Macron l’augmentation de l’âge de la retraite, comme l’avait déjà fait Nicolas Sarkozy avant lui, et la baisse de la pression fiscale sur le capital, je regrette la suppression de la taxe d’habitation, du coup financée par l’État, et, surtout, l’absence totale de mesures pour réduire les dépenses publiques.

À Michel Barnier, qui vient d’être nommé premier ministre, quelle première recommandation feriez-vous?

Puisque Michel Barnier juge important de réduire la dette publique, je recommanderais deux choses. Premièrement, d’arrêter de faire croire aux Français que tout peut se régler par de l’endettement supplémentaire. Deuxièmement, je me tournerais vers la Cour des comptes pour lui demander une analyse systématique de tous les budgets publics. Et de s’interroger, comme le font les pays scandinaves, si les budgets doivent être automatiquement reportés d’une année sur l’autre.

Il est très regrettable que les rapports, perspicaces, de la Cour des comptes ne soient pas suivis par les politiques. Si ses recommandations avaient été entendues, sans doute la France se porterait-elle mieux.

9 réflexions sur “Billet. Dettes, Messieurs des 200 Familles, payez les premiers!

  1. Si on sépare la dette en dette privée et dette publique, voyez-vous des différences dans les mécanismes de monetisation ? Par exemple les QE correspondent surtout à des rachats de dette publique ?

    merci

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  2. « les ménages privilégient les placements à court terme aux investissements productifs et ceux plus risqués à long terme, comme les projets industriels.« Non ce ne sont pas les ménages, c’est le capital qui fait grève et se sont  » les riches » qui préfèrent la spéculation boursière à l’investissement productif.

    Cette façon de rendre les petites gens responsables de nos maux me me fait penser au mensonge de la boucle salaire-inflation.

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  3. Bonjour Monsieur Bertez

    A la lecture de votre texte, deux anecdotes concernant l’insuffisance du profit de l’industrie française me sont revenues en mémoire.

    Pour planter le décor, nous sommes à la fin des années 1990.

    Lors d’une formation en entreprise, l’un des intervenants a déclaré :

    « il peut être plus rentable pour une entreprise de faire travailler l’argent que de faire travailler les gens. »

    Le seconde anecdote concerne une déclaration de Philippe Jaffré, dernier PDG d’Elf Aquitaine.

    A la recherche de capitaux pour son activité, ce dernier avait déclaré être en contact avec de potentiels investiseurs, mais que ceux-ci voulaient une rentabilité de 15%, alors que l’acivité n’en dégageait que 3.

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  4. La dette n’est pas (que) le résultat d’une mauvaise gestion, elle est une stratégie de prise de contrôle, de soumission et de privatisation des états et une stratégie d’extorsion de la richesse des peuples par le grand capital. Cette stratégie mise en place par les superélites s’appuie sur le lobbying pratiqué par la finance sur le politique et sur l’intérêt inhérent qu’a le politique en régime de démocratie libérale à hypothéquer l’avenir.

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  5. Très éclairemant, merci encore et tjs pour vos articles! Encore la peur, pour pomper encore et encore la classe  »moyenne », ceux qui bossent, ceci (ce vol permanent) étant le coeur du système…
    L’embrouille fonctionne oui; tout étant inversé dans la parole publique…

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