Barnier. On n’était pas monté bien haut, mais je crois que déjà on va commencer à re-devaler la pente.

On n’était pas monté bien haut, mais je crois que déjà on va commencer à re-devaler la pente .

Quand j’entends Barnier placer en tête de ses priorités « améliorer le niveau de vie des Français » alors qu’il est nommé pour leur imposer la régression et continuer la destruction des services publics, d’un coup je jette à la poubelle la moitié du minuscule capital-confiance, -je n’ose pas dire crédit- , que je lui avais accordé .

Gouvernement Barnier : un accord se dessine avec 38 ministres, dont 7 Renaissance et 3 LR

La réunion de la dernière chance autour de Michel Barnier aurait abouti à un accord entre les différentes forces politiques prêtes à soutenir le nouveau premier ministre. Les LR aurait accepté de lâcher du lest au profit des macronistes. Michel Barnier rencontre Emmanuel Macron en début de soirée.François Vignal

Par François Vignal

Publié le 19/09/2024

Mis à jour le 19/09/2024

Dans toute bonne négociation, on passe parfois près du précipice, avant de « toper ». Après les tensions de la veille, où l’éventualité que Michel Barnier jette l’éponge a été évoquée, le premier ministre aurait trouvé un accord avec les différentes composantes prêtes à soutenir son action et à entrer au gouvernement.

Un gouvernement paritaire

La réunion qui s’est tenue à 15 heures, à Matignon, autour de Michel Barnier, et présentée comme la réunion de la dernière chance, a rassemblé Gabriel Attal pour les députés EPR, Franck Riester, au nom de Renaissance, Edouard Philippe pour Horizons, Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, Laurent Wauquiez, à la tête des députés LR, le sénateur Hervé Marseille, président de l’UDI et Laurent Hénart, à la tête du Parti radical.

Elle aurait accouché d’« un accord ». C’est ce qu’a affirmé Gabriel Attal, lors d’un compte rendu fait aux députés de son groupe Ensemble pour la République (Renaissance), affirme un participant à publicsenat.fr.

On sait que le casting a été source de discorde ces derniers jours, au point qu’Emmanuel Macron a refusé une première ébauche lundi. Cette fois, l’équilibre voulu par le chef de l’Etat a peut-être été trouvé. Selon plusieurs participants et de source parlementaire, l’architecture du gouvernement serait la suivante : 38 ministres, avec la parité, dont 16 ministres de plein exercice parmi lesquels 7 EPR (Renaissance), 3 LR, 2 Modem, 1 Horizons, 1 UDI, 1 divers droite et… 1 divers gauche.

Les LR auraient donc accepté de lâcher du lest pour permettre un accord. Reste à voir les postes. Les LR conserveraient l’Intérieur, selon un participant. Mais un autre souligne qu’aucun nom ou poste n’a été évoqué. La prudence reste de mise. Michel Barnier va rencontrer Emmanuel Macron à nouveau en début de soirée, pour lui soumettre une nouvelle liste.

Michel Barnier « réaffirme ses priorités »

Dans un communiqué, Matignon précise qu’au cours de cet entretien, Michel Barnier « a réaffirmé ses priorités : améliorer le niveau de vie des Français et le fonctionnement des services publics, particulièrement l’école et la santé ; garantir la sécurité, maîtriser l’immigration et faire progresser l’intégration ; encourager nos entreprises et nos agriculteurs et conforter l’attractivité économique de la France ; maîtriser nos finances publiques et réduire la dette écologique ».

« Le Premier ministre a souhaité s’assurer que ce cap était partagé, dans un esprit de responsabilité. Il a insisté sur le dialogue permanent qu’il souhaite instaurer avec l’ensemble des parlementaires, des élus locaux et des forces vives du pays. Après deux semaines de consultations intensives des différents groupes politiques, il a présenté l’architecture et les équilibres de son projet d’équipe gouvernementale », ajoute encore le communiqué, qui confirme que « le premier ministre se rendra en fin de journée à l’Elysée pour proposer au président de la République un gouvernement prêt à agir au service des Français ».

La fumée blanche ne semble pas loin.

3 réflexions sur “Barnier. On n’était pas monté bien haut, mais je crois que déjà on va commencer à re-devaler la pente.

  1. Monter, redescendre…..pour un Savoyard olympien, à priori, cela ne devrait pas poser de problèmes particuliers.
    Mais choisir un montagnard pour piloter une galère toute ébarouie, alors là j’sais pas trop biloute!
    Cordialement

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  2. Encore un peu de temps, monsieur le bourreau, une petite rebelote olympique et hop, le budget sera caduc… et sous emprise UE ! Pour le reste, y-a pas le feu…

    La droite était déjà bancale, mais là elle rate une petit chance de se refaire… Même Maxime Tandonnet ne voit pas l’interrupteur lumière… incroyable, ils préfèrent tous le jeu à Macron… En attendant les élections US ? Faut pas rêver trop fort !

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